Retrouvez ci-dessous les questions fréquemment posées par rapport à l’Université de Paix asbl.
Si vous vous posez une question qui ne figure pas dans cette liste, n’hésitez pas à nous contacter, ou à la poster en guise de commentaire ci-dessous. Nous vous répondrons aussi rapidement que possible.
| Question: Êtes-vous rattachés aux FUNDP (Facultés Universitaires Notre-Dame de la Paix) ? Votre institution est-elle une Université au même titre que l’ULB, l’ULg, l’UCL,… ? |
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Non. Nous ne sommes pas une université au sens habituel du terme. Notre association est un organisme privé constitué en asbl, association sans but lucratif. Néanmoins, nous organisons des formations, dont deux Certificats de longue durée, reconnus à hauteur de 15 ECTS par la Fédération Wallonie-Bruxelles. En tant qu’organisme de formation, nous tâchons également de développer des outils pédagogiques avec le plus de rigueur scientifique possible.
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| Question: Pourquoi les politiciens ne font-ils pas appel à vos services ? |
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C’est une question qui revient régulièrement. Ils le pourraient.
Nos outils sont utilisables par tous ceux qui le souhaitent, tant par des particuliers que par des professionnels.
Il reste que c’est un thème délicat. Nous ne proposons pas de recettes-miracles, et n’avons pas de solutions toutes-faites. Nos outils sont d’autant plus efficaces qu’ils sont accompagnés d’une volonté sincère et transparente d’arriver à une issue favorable pour chacun des partenaires. Cela reste aux acteurs du conflit à trouver des solutions qui leur conviennent. Ils demeurent également maîtres d’utiliser les outils proposés ou non.
De notre côté, nous risquerions de nous voir apposer des étiquettes, des appartenances politiques, ce dont, en tant qu’organisation pluraliste, nous tâchons de nous affranchir.
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| Question: Agissez-vous pour la paix dans le monde ? Quid des guerres ? |
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Oui et non. Nous concentrons l’essentiel de nos activités sur la gestion des conflits au quotidien. Nous pensons cependant que certains outils de réflexion et d’action que nous proposons sont transposables à des niveaux plus « macro ».
En tant qu’association pluraliste, nous tâchons néanmoins de ne pas nous positionner outre mesure concernant des problématiques délicates, politisées, surtout sans en connaître le fond et les acteurs auparavant. Notre institution a cependant un passé actif au niveau national et international, notamment auprès des objecteurs de conscience.
Pour conclure, Dominique Pire pensait déjà à son époque que « la paix est davantage que l’absence de guerre » : nous en sommes toujours convaincus. C’est la raison pour laquelle nous agissons au niveau individuel, personnel. Agir de la sorte, c’est agir contre la guerre également, par la prise de conscience et l’évolution des mentalités. On ne prévient pas de telles catastrophes du jour au lendemain.
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| Question: Votre centre a été créé par Dominique Pire, un dominicain. Êtes-vous chrétiens ? |
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Notre institution n’est pas spécifiquement chrétienne, mais pluraliste. Elle a été fondée par Dominique Pire, mais aussi par Raymond Van der Elst, un athée libre-penseur. Dès sa création, elle a donc été marquée par une diversité d’idées, qui, nous le pensons, fait sa richesse. Cela vaut pour n’importe quelle étiquette que l’on pourrait nous apposer de l’extérieur. Aujourd’hui encore, les membres, employés, sympathisants,… ont des convictions très diverses.
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| Question: Vous faites essentiellement des formations. Toutes ont l’air de tourner autour de la Communication Nonviolente (CNV). Quelle est la différence entre votre asbl et un centre de CNV ? |
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La CNV n’est absolument pas l’essentiel de nos formations, au contraire. Elle représente moins de 7% des formations que nous dispensons (cf. Rapport d’activités). Pour nous, il s’agit d’un outil spécifique intéressant parmi beaucoup d’autres. L’idée n’est pas de mettre la Communication Nonviolente à toutes les sauces ; nos formateurs sont attentifs à rester fidèles à la CNV de Marshall Rosenberg, sans la dénaturer et la décliner à l’infini. De nombreux outils de la CNV trouvent par contre des similitudes et liens dans d’autres formations que nous dispensons, hérités d’autres théories et pratiques. Selon nous, c’est donc un dispositif complémentaire à de nombreux autres ; c’est une piste de réflexion qui prend place dans un cadre plus englobant, et non l’inverse.
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| Question: Vous développez des jeux de coopération et proposez des activités ludiques avec les enfants. Peut-on vraiment apprendre en jouant ? Mon enfant ne perd-il pas son temps ? |
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Nous procédons effectivement par jeux de coopérations et activités ludiques, mais aussi par mises en situation et activités pratiques, parmi d’autres méthodes encore. Il faut savoir cependant que nous insistons sur les périodes de préparation et celles de débriefing. Le contenu est bel et bien présent, c’est surtout la méthode qui change. Dans certains cas, l’enfant retient mieux et plus durablement les nouveaux savoirs que s’ils lui avaient simplement été exposés, « transmis », même très bien expliqués (d’autant qu’il s’agit ici d’un travail de « savoir-être », et non seulement de savoirs). Chaque méthode a une pertinence en fonction d’objectifs définis rigoureusement au préalable.
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| Question: Vous faites de la formation professionnelle. Qu’est-ce qui vous distingue d’un autre dispensateur de formations, d’une entreprise ou d’un particulier ? |
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Il y a plusieurs choses, qui ont toutes des conséquences sur notre activité.
D’abord, l’Université de Paix a été créée dans un but qui transcende la formation individuelle : celui de construire plus de paix. Le mouvement fondateur est donc marqué de valeurs, d’une envie d’agir pour la collectivité, pour un bien commun. Notre but aujourd’hui n’est pas de donner des recettes aux gens contre rémunération, mais bien de les inviter à réfléchir leurs relations autrement, ensemble.
Ensuite, nous sommes une ASBL, association sans but lucratif. Nous portons les valeurs et pratiques du non-marchand, ainsi qu’une certaine éthique. Nous ne proposons pas par conséquent de pseudo-recettes mercatiques, juste pour vendre toujours plus de recommandations « business » aux professionnels et dont l’efficacité est parfois douteuse. Nous testons et expérimentons les outils, privilégiant la qualité et le lien social.
Aussi, nous nous voulons accessibles à tous, pas seulement aux personnes qui ont les moyens de s’offrir des formations. La plupart de nos activités proposent donc des réductions, voire la gratuité (APEF, ONE, Article27,…). C’est aussi la raison pour laquelle nous mettons certains outils à disposition en ligne. Nous proposons également des ateliers gratuits et des sensibilisations, notamment lors de salons ou d’événements culturels.
Enfin, nous sommes une organisation de jeunesse, reconnue par la Fédération Wallonie-Bruxelles. Grâce à des subventions (FWB) et à l’aide de Fondations (Bernheim, Evens), nous offrons des outils didactiques et modules élaborés de formation dans des écoles (primaires et secondaires), centres de jeunes, écoles de devoirs,… Nous y dispensons des ateliers pratiques, y développons et y expérimentons des dispositifs de gestion de conflits pour les enfants et adolescents : graines de médiateurs (+ ouvrages), médiation par les pairs, cellules bien-être,…
Cette triple différenciation, ainsi que le pluralisme développé en interne, nous permet également de considérer des sources pédagogiques et théoriques avec un point de vue différent (mais pas exclusif) du seul point de vue entrepreneurial.
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| Question: L’Université de Paix est-elle une secte ? |
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Non. Au contraire, nous travaillons dans l’optique de donner des outils aux personnes qui le souhaitent afin de pouvoir juger et agir de manière autonome et en conscience.
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| Question: Je souhaite participer à une formation, comment faire ? |
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Vous pouvez vous rendre sur la page « Formations » de ce site, ou encore directement sur la page « Inscriptions ». Nous sommes également à votre écoute pour toute question, remarque ou suggestion, par mail ( info@universitedepaix.be) ou par téléphone au 081/554140 .
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| Question: La paix n’est-elle pas une utopie partagée uniquement dans les milieux idéalistes, hippies ou bourgeois-bohèmes ? Peut-on encore parler de paix à notre époque ? Peut-on vraiment faire qu’il y ait plus de paix ? Comment agir ? |
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Pour certains, la paix une utopie. Pour d’autres, le sujet n’est plus d’actualité, ne les concerne pas ; nous n’en aurions plus besoin.
En Belgique, nous ne vivons pas directement des guerres, des combats ou des luttes sanguinaires. Ce n’est pas pour autant qu’il n’y a plus de sens à parler de paix et à agir pour tenter de la faire progresser.
Au contraire, chaque jour, chaque fois que nous sommes en relation, nous sommes confrontés à de plus ou moins graves disputes, conflits et désaccords.
Régulièrement, nous rencontrons autour de nous de la violence, des insultes, phénomènes de boucs-émissaires, harcèlement, difficultés conjugales,… Conflits entre générations, entre cultures, incompréhensions,… Sans compter les négociations qui s’enlisent (…), les communautarismes, etc.
Nous pensons que la paix est un sujet qui n’a jamais autant été d’actualité.
S’il était question de recettes toutes faites, cela ferait longtemps que les nombreuses associations de paix n’existeraient plus. La paix est bien plutôt une invitation à réfléchir à propos de nos relations, à propos d’autrui. C’est une réflexion continue, en actes, sur notre façon d’être. L’Université de Paix prend pour parti que la paix se travaille, se cultive, et agit en ce sens : programmes dans les écoles, actions de sensibilisations par des ateliers et salons, formations, outils pédagogiques,…
Tous, en tant que citoyens, nous apprenons des métiers, des savoirs et savoir-faire. Pourquoi ne faudrait-il pas réfléchir également à propos de savoir-être ? Nous développons les ressources, cultivons les terres, améliorons les offres de services,… Nous travaillons parce que nous croyons en un certain progrès matériel. Dès lors, pourquoi serait-il idiot, insensé ou désuet de travailler pour un progrès humain ? Tous, nous travaillons pour acquérir des biens. Pourquoi serait-il idiot de s’exercer à faire du lien ?
A quoi cela sert-il en effet de former les plus grands intellectuels que la terre ait jamais connu, si c’est pour que demain, ils s’entre-tuent, ou du moins, ne savent pas cohabiter, vivre ensemble ?
C’est en accueillant l’autre, en l’écoutant véritablement, en prenant le temps de le rencontrer et de le connaître dans sa différence, tout en sachant s’affirmer -avec fermeté parfois- et se préserver, que la paix se joue. C’est en travaillant sur ce pan relationnel que nous pouvons, nous le croyons, faire changer les choses : vivre sereinement avec soi-même, avec l’autre, avec la différence (les différentes cultures, les différents sexes, les différentes générations, les différentes communautés,…) ; savoir négocier et faire valoir des idées énergiquement sans sombrer dans les attaques et la violence ; …
Toute la paix du monde se joue aussi au niveau individuel, interpersonnel ou groupal.
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| Question: Comment rester informé(e) de l’action de l’Université de Paix ? |
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| Question: Vous êtes une asbl. Avec quels moyens fonctionnez-vous? |
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Effectivement, nous sommes une association sans but lucratif. Cela ne signifie pas que nous fonctionnons sans fonds, mais bien que nous réengageons tous les profits dans nos activités d’information, de sensibilisation et de formation. L’asbl emploie 18 personnes en 2011 et génère de multiples frais de fonctionnement. En 2010 par exemple, elle a édité d’elle-même le guide pratique Graines de médiateurs II. Nos ressources sont multiples : nous recevons des fonds de la part de la Communauté française (FWB). La plupart des postes de notre institution sont en partie subsidiés (APE, Maribel,…). Par ailleurs, nous recevons pour nos projets d’envergure, l’aide de Fondations, soit sur le long terme (Fondation Bernheim, qui finance le projet Graines de médiateurs et grâce à qui nous avons pu publier le guide pratique du même nom), soit pour des projets plus ponctuels (Fondation Evens, qui soutient notamment le lancement du jeu Belfedar). Nos formations, gratuites sous certaines conditions grâces à d’autres partenaires, nous offrent des ressources supplémentaires. Enfin, en fonction de nos projets, nous recevons des dons (ou retombées d’organismes de financement alternatif – RFA), de l’aide bénévole et des legs de particuliers.
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| Question: Comment puis-je soutenir l’Université de Paix ? |
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Vous envisagez un don, un leg ou une autre forme de soutien. Vous pouvez trouver plusieurs informations sur la page « faire un don ? », ainsi que par téléphone au 081/554140.
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Bonjour,
Quels sont les débouchés professionnels de votre formation (courte) ?
Bonjour,
Tout d’abord, nous vous remercions pour l’intérêt porté à notre action et pour avoir osé vous lancer!
Nos formations courtes (en général, deux journées) ne sont pas qualifiantes en tant que telles. Cependant, il arrive qu’un employeur soit sensible à certaines thématiques ou compétences dont il a besoin « sur le terrain », et qui sont un « plus » sur votre curriculum vitae, notamment si vous travaillez en équipe, dans le social ou avec des jeunes.
Nos deux formations longues sont reconnues à hauteur de 15 ECTS, ce qui correspond à un quart d’année d’études dans le cycle supérieur (Haute École ou Université). Là encore, il s’agit principalement d’un ensemble de compétences que vous valorisez ou non en fonction d’un cheminement personnel, d’un ensemble d’objectifs. En soi, elles n’offrent pas un accès direct à une catégorie de métiers. Nos formateurs et formatrices, qui ont tous et toutes suivi les formations en interne, sont également psychologues, éducateurs/éducatrices spécialisé(e)s ou encore enseignant(e)s, etc.
En espérant avoir répondu à votre question, nous vous remercions encore.