Université de Paix

Conférences et ateliers 2016-2017

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conferenceL’Université de Paix propose un cycle de conférences et ateliers se déroulant à Namur, à 19h30.

Cliquez sur le titre d’une conférence pour en découvrir le détail.

Si vous désirez découvrir le profil et l’expérience de chacun des intervenants, vous pouvez consulter notre page « formateurs ».

Certaines thématiques peuvent par ailleurs être réalisées sur mesure, à la demande.

 

Le mardi 13 septembre 2016 à 19h30Introduction à la pleine conscience (Réf. 1660)

A la salle Le Chat à 7 pattes (Saint Servais / Namur au n° 40 rue Saint Donat) (plan)

Par Alexandre Castanheira, Formateur à l’Université de Paix, Licencié en langues et littératures romanes, Agrégé de l’enseignement secondaire supérieur, Instructeur Pleine Conscience MBSR.

Prix d’entrée : gratuit

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Le jeudi 15 septembre 2016 à 19h30La pleine conscience pour les enfants et les ados expliquée aux parents (Réf. 1661)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par Alexandre Castanheira, Formateur à l’Université de Paix, Licencié en langues et littératures romanes, Agrégé de l’enseignement secondaire supérieur, Instructeur Pleine Conscience MBSR.

Prix d’entrée : gratuit

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Le mardi 11 octobre 2016 à 19h30 – Comment ressentir ce que l’autre ressent ? (Réf. 1667)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par Christelle Lacour, Formatrice à l’Université de Paix, Psychologue, Agrégée de l’enseignement secondaire supérieur, Thérapeute CSP.

En partenariat : Article 27

Prix d’entrée : 7 €

Prix -26 ans : 5 €

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Le mardi 18 octobre 2016 à 19h30 – La créativité au service de la médiation (Réf. 1666)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par Almudena Vaquerizo Gilsanz, Formatrice à l’Université de Paix, Médiatrice Agréée.

Prix d’entrée : gratuit

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Le mardi 22 novembre 2016 à 19h30 – La récré, c’est gai ! (Réf. 1683)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par Cathy Van Dorslaer.

Les récréations devraient être des temps de plaisir, de détente, de défoulement, de convivialité… C’est bien souvent tout le contraire ! Les récréations génèrent des conflits, de la violence, du harcèlement, du stress… et empiètent sur les temps d’apprentissages et sur la disponibilité (de l’enfant et de l’adulte) qu’il conviendrait de leur accorder. Il est possible d’y remédier. Cathy Van Dorslaer, qui a accompagné de nombreuses écoles dans leur transformation réfléchie, progressive et réussie de leur cour de récréation, témoignera du processus qu’elles ont mis en œuvre pour y parvenir :
• Diagnostiquer les causes des conflits et de la violence durant les récréations.
• Organiser le temps, l’espace et les surveillances autrement.
• Élaborer des règles et des sanctions propres aux temps de récréations.
• Proposer des activités à mener durant les récréations, les organiser, y initier les enfants.
• Initier à une méthode rapide de gestion des conflits, applicable dans la cour.
• Proposer des activités de remise au calme durant les récréations et lors des retours de récréation.

Prix d’entrée : 10 €

Prix -26 ans : 7 €

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Le mardi 7 février 2017 à 19h30 – Les relations des jeunes sur les médias sociaux : risques et usages (Réf. 1709)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par Julien Lecomte, Chargé de communication et Formateur à l’Université de Paix, Master et Agrégé en Information et communication.

En partenariat : Article 27

Prix d’entrée : 7 €

Prix -26 ans : 5 €

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Le mardi 14 mars 2017 à 19h30Mindfulness et communication (Réf. 1720)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par Alexandre Castanheira, Formateur à l’Université de Paix, Licencié en langues et littératures romanes, Agrégé de l’enseignement secondaire supérieur, Instructeur Pleine Conscience MBSR.

Prix d’entrée : gratuit

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Le mardi 25 avril 2017 à 19h30Relations et pouvoir (Réf. 1746)

A l’Université de Paix (Boulevard du Nord, 4 – 5000 Namur)

Par François Bazier.

Cet atelier tentera de préciser la question du pouvoir dans notre manière d’entrer en relation(s). L’objectif est de susciter une première prise de conscience de nos perceptions et réactions lorsqu’il y a du pouvoir en jeu. La réflexion s’appuiera sur une dynamique d’échange entre les participants.

Prix d’entrée : 7 €

Prix -26 ans : 5 €

Certaines de nos conférences (marquées du logo Article 27) sont accessibles avec le ticket Article 27 pour la somme de 1,25 euros (cf. nos conditions préférentielles).

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« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau… »

« Si ce que tu as à dire n’est pas plus beau que le silence, alors tais-toi » (auteur inconnu)

Pour écrire cet article, j’ai dû affronter ma peur de la page blanche. Peur du vide, peur de n’avoir rien à dire… En relisant le contenu de notre revue trimestrielle, je me suis ensuite demandé s’il n’était parfois pas mieux de garder le silence…

Dans son article à ce sujet, Lucie Perleau expose différentes manières d’interpréter les silences, ainsi que des pistes pour les « utiliser » d’une manière qui nous convienne. Ainsi, le silence peut être ressourçant, peut permettre de prendre distance avec un événement fortement chargé en émotion, peut permettre de communiquer au-delà des mots, ou encore tout simplement d’écouter l’autre…

Ecouter l’autre de manière authentique suppose une compétence transversale en gestion de conflits : la décentration, c’est-à-dire la capacité à adopter le point de vue de l’autre, à pouvoir se mettre en empathie avec lui ou elle.

Dans un contexte où de nombreuses opinions sont affirmées et revendiquées avec force, dans le but de persuader autrui, et si l’on prenait le temps de s’arrêter, de faire silence et de comprendre réellement ce qui est important pour l’autre ? Dans cet environnement de surabondance d’informations et de croyances, n’est-ce pas intéressant de faire son propre tri en accueillant véritablement en soi la diversité et sa richesse ?

Sur ce site, vous trouverez également une présentation de quatre dossiers produits par notre Conseil académique, un billet expliquant notre programme de formation en écoles primaires basé sur la méthode dite « des 3C » de la médiation (« se calmer, communiquer, choisir des solutions »), ainsi qu’un témoignage de Marie Verniers, future institutrice ayant conçu des outils de prévention générale du harcèlement scolaire en primaire sur base de son séjour en immersion à l’Université de Paix.

Vous retrouverez aussi un espace documentaire et des fiches-outils, ainsi qu’un aperçu des formations programmées à venir.

Enfin, nous faisons appel à vous pour décider de l’avenir de la revue. Faut-il changer de support (comme passer au tout-en-ligne), l’imprimer sur un autre format plus succinct (style feuillet-gazette), réorienter sa ligne éditoriale, etc. ? Si vous pensez que son contenu est un peu plus beau que le silence, votre avis nous intéresse et nous importe !

« Prévenir le harcèlement à l’école. Oui, mais comment ? »

« Prévenir le harcèlement à l’école. Oui, mais comment ? »

Un nouvel ouvrage fruit du travail collaboratif entre les membres du Réseau Prévention Harcèlement est maintenant disponible : Prévenir le harcèlement à l’école.

Oui, mais comment ?

Sous la coordination de Benoit Galand

Préface de Jean-Pierre Bellon et Bertrand Gardette

Presses universitaires de Louvain

ISBN : 978-2-87558-524-0

http://pul.uclouvain.be/book/?gcoi=29303100829330

http://www.i6doc.com/fr/book/?gcoi=28001100148420

Comment prévenir le harcèlement à l’école ? Quels sont les projets de prévention existants ? à quelles conditions ces projets peuvent-ils être efficaces ?

Face à l’ampleur du harcèlement à l’école et à ses conséquences parfois dramatiques, mettre en place des actions de prévention pertinentes est de plus en plus reconnu comme un enjeu central pour les systèmes éducatifs.

Les évaluations scientifiques disponibles soulignent néanmoins la difficulté de l’entreprise : les résultats ne sont pas toujours à la hauteur des moyens et de l’énergie déployés. Afin d’aider les acteurs éducatifs, cet ouvrage cherche à comprendre quelles sont les conditions qui favorisent la mise en place de projets de prévention. Il vise, en partant de l’analyse d’expériences de terrain, à donner des repères pour la mise en œuvre d’actions de prévention au sein des écoles. Plus précisément, il propose :

  • un état des lieux concernant la prévention du harcèlement en milieu scolaire ;
  • des exemples concrets de projets de prévention ;
  • une analyse des conditions favorables à la mise en œuvre de ces projets ;
  • des recommandations pour une politique de prévention plus efficace.

Cet ouvrage est le résultat d’une collaboration entre acteurs de différents secteurs : enseignement, promotion de la santé, égalité des chances, jeunesse et aide à la jeunesse. Ce texte s’adresse d’abord aux personnes concernées par la mise en place et le suivi de projets de prévention du (cyber)harcèlement en milieu scolaire : directions, équipes éducatives, psychologues scolaires, médiateurs, professionnels de la santé, associations de parents, services d’aide à la jeunesse, travailleurs sociaux, formateurs, etc., et futurs professionnels de ces secteurs. Il intéressera également les décideurs politiques et toute personne concernée par la prévention du harcèlement en milieu scolaire.

La presse en parle.

En savoir plus : http://www.reseau-prevention-harcelement.be/news/vient-de-paraitre-prevenir-le-harcelement-a-l-ecole-oui-mais-comment/

Silence, on communique !

Silence, on communique ! Comment décoder le silence et quand est-il utile ?

Dérangeant, ressourçant, nécessaire, pesant… Nombreux sont les adjectifs qui peuvent accompagner le mot « silence ». Dans quelles situations se manifeste-t-il ? Comment faire pour interpréter celui de l’autre ? Comment l’utiliser de manière adéquate ?

Par Lucie Perleau, suite à son stage en Relations Publiques à l’Université de Paix.

Il arrive parfois que notre silence soit mal interprété : un collègue croit que ce qu’il me dit ne m’intéresse pas, alors que je n’ai juste rien à en dire et que je l’écoute attentivement. Un autre pense que je ne veux pas crever l’abcès et que je me replie alors que je n’ose pas prendre la parole. Que peut vouloir dire le silence ? Quand est-il opportun ?

Tout d’abord, le silence exprime parfois un repli, notamment lorsqu’une conversation est trop lourde émotionnellement ou qu’il persiste un désaccord entres les personnes et que les conditions ne sont pas réunies pour prendre une décision. Dans ce cas-là, il peut être utile de faire une pause dans l’échange verbal, pour évacuer la tension émotionnelle présente et laisser du temps pour penser à ce qui a été dit. Par contre, s’il est prolongé ou répété, la situation peut devenir problématique car il devient impossible de trouver une solution au conflit.

Le silence peut être celui d’une personne timide, qui n’ose pas émettre ses idées ou qui ne se permet pas de demander quelque chose par peur d’être en opposition avec son interlocuteur. Il peut être intéressant pour elle de développer son assertivité : elle va pouvoir exprimer sa requête sous forme d’une demande claire basée sur des faits concrets, ce qui ouvre le champ des réponses à son répondant. Il s’agit peut-être aussi d’une question d’estime de soi, et plus spécifiquement de confiance en soi, la personne n’osant pas s’affirmer et faire entendre son opinion.

Lorsque que l’on écoute attentivement une personne, être silencieux(se) permet d’accueillir ce qu’elle nous dit et peut favoriser sa compréhension, pour peu que nous accordions notre attention aussi à ce que la personne ne dit pas, à son non verbal. Cela lui permet aussi à l’interlocuteur de prendre la parole sans avoir la crainte d’être interrompu. Cette écoute peut être « passive » (très silencieuse), ou alors « active », avec une recherche de l’essentiel du message, suivie d’une reformulation de celui-ci. Notamment, quand la personne en face est sous tension et veut tout simplement « vider son sac », redire avec nos propres mots ce qu’elle vient de dire (parfois, ce qu’elle a montré, aussi, émotionnellement) lui montre l’intérêt que l’on porte à ses paroles et à ce qu’elle ressent.

Se taire peut aussi être un moyen pour mettre mal à l’aise, pour décontenancer, pour attirer l’attention et faire réagir. Par exemple, si je suis une personne habituellement bavarde, je peux décider de m’enfermer dans un mutisme, ce qui va provoquer un questionnement chez ceux qui m’entourent. Une réaction inattendue permet parfois de sortir d’une dynamique conflictuelle en escalade ou basée sur la manipulation.

Le silence est également une stratégie lorsque l’on utilise la technique du « poisson froid », qui consiste à compter mentalement jusqu’à 5 avant de répondre à un interlocuteur agressif, en gardant une posture droite. Il ne signifie pas être muet face à une attaque, mais il permet de s’accorder du temps pour réfléchir et laisser l’autre faire de même. Face à une personne manipulatrice, il peur décontenancer et envoie le message qu’il n’atteint pas sa cible. Ce silence consiste à dire à l’autre que je suis imperturbable, que j’esquive sa tentative de mise à mal.

Celui qui ne veut aucun contact peut via le mutisme avoir un impact sur ses relations avec les autres.  En effet, si j’ai envie que l’on me laisse tranquille, je vais arrêter de parler pour montrer aux autres que je ne veux pas être dérangé. Par contre, si à chaque fois je refuse que l’on rentre en relation avec moi, je pourrai être considéré comme désagréable ou même franchement asocial pour mon entourage.

Le silence exprime parfois le fait de n’avoir rien à dire, mais il ne doit pas être mal interprété. Il est donc préférable de poser une question hypothétique à la personne, car malgré des indicateurs corporels telles que la posture, les gestes ou encore les mimiques faciales qui peuvent me donner des pistes sur son humeur, il est risqué de  faire de conclusions hâtives sur celle-ci. Un simple cas : si mon interlocuteur fronce les sourcils en gardant le silence, il me donne l’impression d’être énervé, mais en le questionnant, il m’explique simplement qu’il est concentré sur ce que je dis.

Le silence peut aussi se présenter comme une opportunité de prendre conscience de ce qui nous entoure et d’observer cet environnement. Un exemple simple : prendre le temps de se taire lors d’une conversation entre amis permet de savourer le moment présent.

De plus, le silence peut être réciproque entre deux personnes qui n’ont pas besoin de mots pour se comprendre et communiquer. Comme le dit Paul Watzlawick, « on ne peut pas ne pas communiquer » : le corps et la relation parlent pour nous. Cela est particulièrement vrai pour les personnes ayant une connexion forte entre elles : elles peuvent faire une activité ensemble sans la parole et être coordonnées dans leurs mouvements, et elles savent anticiper les besoins et connaissent les attentes de l’autre.

En conclusion, toutes ces situations peuvent nous aider à déduire que le silence veut toujours exprimer quelque chose, puisqu’il est capable de donner des significations sans parole. Il ne doit pas être sous-estimé car il a un impact sur la communication. Certes, il peut être difficile à interpréter, et potentiellement inadapté à la situation (notamment face à quelqu’un qui ne dispose pas des « clés » pour le « décoder »), mais il est aussi très utile pour certaines personnes ou dans certains contextes.