Université de Paix

Du « je d’ego » au « jeu d’égaux » : comment vivre les jeux de pouvoir ?

Sauver l’autre sans y arriver, me laisser faire mal, faire mal en retour …

 

C’est lui qui a commencé !!

J’en ai marre de sauver la terre entière…

Pourquoi les autres m’attaquent ou m’en veulent ?

J’ai peur de lui faire mal si je dis ça.

Pourquoi je me fais tout le temps avoir, arnaquer, manipuler ? …

Objectifs

  • Identifier les situations et les relations dans lesquelles je me plains de façon répétée d’être dans un jeu de pouvoir.
  • Prendre conscience de comment je me débrouille pour entrer dans un jeu de pouvoir et pour y rester.
  • Contacter le plaisir inconscient à participer à un jeu de pouvoir et comprendre les bénéfices secondaires qui m’empêchent de trouver le chemin pour en sortir.
  • Explorer mes ressentis grâce à la syntonie, en :
    • étant victime, bourreau, sauveur ;
    • étant face à une victime, un persécuteur, un sauveur ;
    • m’interdisant de me mettre en victime, de sauver, de jouer les bourreaux.
  • Me mettre en syntonie, en compassion avec quelqu’un qui joue le rôle de victime, bourreau ou sauveur, pour ne plus être aussi affecté par son positionnement et passer de manière plus rapide et plus fluide à autre chose.
  • Explorer des ressources et des pistes de sortie d’un jeu de pouvoir et goûter au plaisir d’en sortir… ou assumer, accueillir le fait d’y participer.

Contenu

  • Neurones miroirs et compassion
  • Triangle dramatique : victime, persécuteur, sauveur
  • 3 voies du verbe
  • Ressentis, émotions et images mentales
  • Syntonie, tonus musculaire et langage psycho-moteur

Référents (e. a.) : Neurosciences, Jean Lerminiaux et Michèle Glorieux, Fabrice Charles et Murielle Constant, Analyse Transactionnelle (dont Karpman)

Méthodologie

  • Activités qui stimulent l’apparition de jeux de pouvoir
  • Partage sur les sensations, croyances, images mentales, émotions personnelles autour du pouvoir
  • Echanges structurés sur la position de victime, de persécuteur, de sauveur
  • Mises en situation et jeux de rôle
  • Apports théoriques qui clarifient les fondements scientifiques et le vécu des activités psychocorporelles proposées

Infos

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h à 16h30 (12 heures)

Dates : mercredi 11 & mardi 17 octobre 2017, avec Christelle Lacour – Référence : 17XX

Lieu : Université de Paix

Prix, syllabus compris :  

  • 170 euros (Particulier, Association)
  • 150 euros (Membre adhérent UP)
  • 240 euros (Organisation)

 

 

La « décentration », une compétence transversale

La « décentration », une compétence transversale en gestion de conflits

La décentration est la capacité à pouvoir adopter d’autres points de vue que le sien. 

Par Julien Lecomte

Lors de mes premiers modules en tant que formateur à l’Université de Paix, j’ai parfois été surpris par les retours de certains participants. Lorsque je leur demandais ce qu’ils avaient retenu de la formation, ils me répondaient qu’ils avaient appris que les autres ne partageaient pas nécessairement leur opinion quant à la thématique. Au début, je m’interrogeais : n’y avait-il pas d’autres apprentissages à retirer de ce module ? N’ont-ils rien retiré en termes de contenus ?

Avec un peu de recul, je me demande aujourd’hui : et si ce qu’ils avaient expérimenté n’était pas au final encore plus important que les « contenus » de la formation ?

La décentration, au « centre » de la gestion de conflits

Notre fondateur, Dominique Pire, disait déjà que pour lui, le dialogue authentique consistait à « pour chacun à mettre provisoirement entre parenthèses ce qu’il est et ce qu’il pense pour essayer de comprendre et d’apprécier, même sans le partager, le point de vue de l’autre ».

Autrement dit, dans l’intention fondatrice de l’Université de Paix, il y a cette idée de pouvoir pleinement adopter le point de vue de l’autre. Pire précise bien : cela ne veut pas dire « être d’accord avec lui ». Cela ne veut pas dire tolérer l’intolérable. Cela signifie simplement « se mettre à sa place », provisoirement, pour voir la réalité telle qu’il la voit. C’est faire l’effort de partager pleinement son vécu.

Pouvoir comprendre le point de vue de l’autre peut déjà permettre d’éviter bien des malentendus. Combien de fois n’ai-je pas assisté à des « dialogues de sourds » dans lesquels des personnes auraient pu se mettre d’accord simplement en prenant le temps de bien comprendre ce qu’elles voulaient vraiment se dire ?

De plus, « partager le point de vue de l’autre » consiste à comprendre sa réalité derrière ses opinions. Des personnes peuvent être en désaccord et pourtant comprendre la raison d’être de la position de l’autre. Par exemple, si une collègue juge que l’on ne peut pas me faire confiance, je peux tâcher d’éclaircir avec elle ce qui lui fait dire cela. Il s’avère qu’en fait, j’ai été deux fois en retard pour un rendez-vous avec elle, et du coup, elle a besoin d’être rassurée quant à notre collaboration future. En comprenant sa perception de la réalité, je suis mieux en mesure d’agir et de dialoguer avec elle.

La décentration n’est pas qu’un processus intellectuel

En s’arrêtant ici, on pourrait croire qu’il s’agit d’une aptitude purement « cognitive ». Au contraire, à l’Université de Paix, nous insistons beaucoup notamment sur l’empathie. L’empathie, c’est la capacité de pouvoir comprendre le vécu d’autrui au niveau émotionnel. Ce n’est pas nécessairement ressentir la même émotion pour les mêmes raisons que l’autre. En quelque sorte, l’empathie, c’est une forme de décentration émotionnelle.

L’éthologue Frans de Waal va encore plus loin. Pour lui, l’imitation et l’empathie sont aux racines de notre intelligence et de notre moralité. Si nous arrivons à apprendre des choses, c’est parce que nous sommes capables de reproduire les gestes, les mimiques ou les comportements d’autrui. L’imitation est une forme de décentration comportementale. Nous percevons que l’autre est différent de nous, et qu’en même temps, si nous faisons comme lui dans la même situation que lui, nous obtiendrons peut-être un résultat similaire au sien. L’autre n’est pas moi. Pour Frans de Waal, plusieurs animaux partagent un sens moral et une forme d’intelligence avec les êtres humains, parce qu’ils démontrent qu’ils sont aptes à imiter et à manifester de la compassion envers leurs semblables.

Il pense que l’empathie est aux racines de notre ressenti de la justice : c’est parce que nous pouvons nous mettre à la place de l’autre et le considérer comme un semblable que nous pouvons éprouver – dans les tripes – si un traitement est équitable ou non.

> Pour aller plus loin : « Rencontre avec Frans de Waal. L’empathie, des animaux aux humains » (Sciences humaines, 2010).

La décentration n’est pas innée

Le pédagogue Jean Piaget s’est également intéressé de près aux facultés de décentration. Il observe qu’avant 18 mois, lorsqu’un enfant doit choisir entre donner un brocoli ou un biscuit à un adulte, il donne le biscuit, même si l’adulte dit « beurk » en croquant le biscuit. Après 18 mois, il donne le brocoli. Cela veut dire qu’à ce stade de développement, il a intériorisé que l’adulte avait des préférences différentes des siennes. Il ne se contente plus de projeter ses propres goûts et arrive à se mettre à la place de l’autre.

Cette aptitude est au fondement de l’intelligence en général. En effet, si un individu est incapable de prendre en compte un nouveau point de vue que le sien, il est incapable d’acquérir de nouvelles connaissances. De plus, la transmission de comportements passe par l’imitation : c’est ainsi que certains mammifères lavent leur salade dans le lac avant de la manger, que d’autres utilisent des outils pour chasser ou pécher, etc. 

Résumons : Pire considère que la décentration est centrale dans le dialogue. La décentration peut être cognitive (comprendre la croyance de l’autre), mais aussi émotionnelle (empathie) et comportementale (imitation). De plus, la croyance n’est pas innée, et en même temps elle est au fondement de l’apprentissage et de l’intelligence. Dès lors, comment la développer ?

Il est biaisé, tu es biaisé… Je suis biaisé

Nous sommes tous capables de nous décentrer, mais ce n’est pas simple. En fait, nous sommes tous biaisés. Cela ne veut pas dire que nous sommes incapables d’avoir une connaissance fiable du monde, un ressenti empathique ou d’imiter correctement un comportement, mais que cela ne se fait pas simplement, automatiquement. La psychologie cognitive et la psychologie sociale montrent au contraire que nous appréhendons la réalité avec des « filtres » déformants, liés à notre identité et à notre vécu personnel.

Ainsi, il est par exemple démontré qu’il existe une tendance sociale à lire les actualités qui confortent nos opinions préalables, en évitant celles qui nous déplaisent. De manières générale et contrairement à une idée reçue, les médias ne semblent pas tant modifier nos croyances que les renforcer. Des sondages en France montrent même que le « sacro-saint » débat de l’entre-deux tours des élections présidentielles n’ont jamais eu d’impact sur les résultats !

Ces différentes attitudes par rapport à ce qui va à l’encontre de nos opinions trouvent un écho dans ce que les scientifiques en psychologie sociale appellent les « biais de confirmation ». Concrètement, il s’agit de la tendance à accorder plus d’importance aux éléments qui confirment ma thèse qu’à ceux qui l’invalident.

Par exemple, si je crois que le nombre 23 me porte malheur, je vais porter plus d’attention à ce nombre lorsqu’il m’arrive des malheurs, et je vais y être confronté plus souvent. C’est aussi ce type de biais dont parle Françoise Kourilsky lorsqu’elle explique que nos croyances influencent nos comportements et du coup peuvent amener à s’auto confirmer : si je crois que Jacques ne m’aime pas, je vais me méfier de lui ou le regarder d’une certaine manière. Il va percevoir cela inconsciemment et du coup se comporter de façon froide et distante avec moi. Au final, nos relations seront tendues, et je confirmerai ma thèse selon laquelle il ne m’aime pas.

La mauvaise nouvelle par rapport à ces biais, c’est que ceux à propos desquels nous sommes les plus aveugles, ce sont les nôtres. Nous sommes très forts pour déterminer les failles d’un raisonnement ou les comportements irrationnels d’une autre personne, mais moins efficaces lorsqu’il s’agit d’identifier les nôtres. Comme le dit le philosophe Paul Ricœur : « L’idéologie est toujours un concept polémique. Elle n’est jamais assumée en première personne : c’est toujours l’idéologie de quelqu’un d’autre ».

Certains auteurs montrent à quel point des dynamiques de groupe peuvent conforter ces tendances. Ainsi, dans un article intitulé « Echo Chambers » (2017), Martin Moore explique qu’après discussion au sein de « groupes d’appartenance », les individus ont tendance à affirmer des opinions encore plus tranchées et polarisées qu’avant d’avoir échangé. Autrement dit, la corroboration sociale amène les gens à être plus confiants et moins nuancés envers leurs propres opinions, et donc moins aptes à les remettre en question et en perspective.

De plus, ce phénomène s’accentue avec les médias sociaux et leurs algorithmes qui nous confrontent davantage aux « sphères » qui nous ressemblent. C’est ce qu’on appelle les « chambres d’écho » ou « bulles de filtres ». Concrètement, il s’agit de bulles relationnelles et informationnelles qui font qu’un individu n’est exposé qu’à certaines infos et à certains points de vue (auxquels il adhère a priori), et pas aux autres.

« Les médias d’information sont accusés d’être des « bulles déformantes », mais en fait ils reflètent la manière dont nous fonctionnons en tant qu’individus. Comme les médias, nous sélectionnons l’information à laquelle nous sommes confrontés. Nous l’interprétons à notre manière et nous en discutons avec nos proches. Pas mal d’études tendent à montrer que nos propres filtres conditionnent davantage nos opinions que les discours des médias ».

Julien Lecomte dans Entretien avec Nurten Aka (COJ) : 8 questions sur l’éducation aux médias (2017)

> Lire aussi Développer la capacité à changer de point de vue : les enjeux de la « décentration » (2017)

Dès lors, comment se décentrer ?

La décentration n’est pas innée, et ce n’est pas facile de se décentrer. A l’Université de Paix, bien qu’elle ne soit pas toujours nommée explicitement, la décentration fait partie de notre quotidien en formation.

Au niveau des contenus des formations, nous proposons un ensemble de modules qui questionnent nos croyances et notre rapport à nos croyances.

L’un d’entre eux est spécifiquement consacré aux croyances « bloquantes » qui limitent notre action au quotidien (par exemple, des croyances qu’« il faut » agir d’une certaine manière : « sois parfait », « sois souriant », « sois fort »…). Dans plusieurs autres modules, nous évoquons également différents types de biais cognitifs et tâchons de comprendre comment fonctionnent les croyances.

En estime de soi, nous mettons également en perspective les croyances que l’on peut avoir sur soi-même (« je suis nul en maths ») en les nuançant, entre autres grâce au regard bienveillant des autres participants.

Nous pratiquons également le « recadrage de point de vue » (entre autres en systémique), qui consiste à changer le sens d’une parole ou d’un acte le regardant autrement ou en le transposant à un autre contexte : ainsi, ce jeune qui m’énerve parce qu’il refuse ce que je lui propose, au moins, « il a du caractère ». De plus, dans certaines situations, c’est une force de pouvoir mettre ses limites ! Ce que je perçois comme quelque chose qui m’ennuie peut en fait être vu comme une qualité (et peut-être ai-je des choses à en apprendre…).

Dans le processus de médiation, un des défis du médiateur consiste à « accorder les violons » des personnes en conflit : il s’agit de les amener à parler un langage commun et à comprendre la réalité de l’autre, lorsqu’ils n’arrivent plus à communiquer entre eux. La décentration est également une composante de la créativité lorsqu’il s’agit de construire des solutions : comment puis-je considérer la réalité autrement, hors du cadre ?

Nos formations en communication, de manière générale, mettent aussi l’accent sur des méthodes pour montrer à l’autre que nous lui fournissons une écoute authentique (que nous lui manifestons de l’empathie et sommes capables de reformuler fidèlement l’essentiel de son message) et de lui formuler une demande claire, qui pourra lui permettre au maximum de comprendre nos enjeux, nos valeurs, nos besoins ou nos émotions.

Bref, tout cela pour dire que la décentration est bien un thème primordial dans nos formations, et ce sans être exhaustif.

Au niveau des méthodes, également, nous accordons une attention particulière aux temps d’échanges et de débriefing tout au long de nos formations. Après une activité, nous demandons : « comment vous sentez-vous » ? « Comment avez-vous vécu cette activité » ? « Comment vous êtes-vous comporté » ? « Qu’avez-vous pensé » ? « Quels liens faites-vous avec des situations de tous les jours » ? Par ces questions, nous invitons chacun à être attentif à ses propres émotions, comportements et pensées, mais aussi à ceux des autres participants. Il s’agit de prendre conscience de ses propres « automatismes » et de voir s’ils nous conviennent ou non. Souvent, nous actons les ressemblances et différences entre participants, sans jugement de valeur : « quelqu’un l’a-t-il également vécu comme cela » ? « Une autre personne l’a-t-elle ressenti autrement » ?

C’est aussi une manière de permettre à chacun de s’exprimer, de prendre sa place, et du coup de pouvoir se sentir accueilli et par conséquent disposé à accueillir d’autres points de vue.

Au terme d’un module de formation, certains participants nous déclarent qu’ils y ont appris que d’autres ne vivaient pas nécessairement les choses comme eux. Aujourd’hui, je trouve cela loin d’être candide !

Conseil académique : 4 dossiers thématiques

Conseil académique : 4 dossiers thématiques pour comprendre et agir en gestion de conflits et en éducation à la paix

Le Conseil académique de l’Université de Paix est un groupe de réflexion interdisciplinaire travaillant sur les thématiques de la gestion de conflits, la prévention de la violence et l’éducation à la paix. Entre 2015 et fin 2016, trois groupes de travail ont réalisé quatre dossiers thématiques.

Lors de la première réunion plénière de septembre 2015 du Conseil académique renouvelé, un fonctionnement en trois sous-groupes de travail a été acté. Ces sous-groupes travaillent respectivement sur des thématiques :

  • Liées à l’enfance, et plus spécifiquement au développement émotionnel de l’enfant ;
  • Liées à l’adolescence, et plus spécifiquement, d’une part, à la radicalisation violente à cette période de la vie, et d’autre part, à la question du cyber-harcèlement ;
  • Liées à l’âge adulte, en l’occurrence en tant que manager en milieu professionnel.

Fin 2016, les réunions de ces trois groupes de travail ont débouché sur trois publications diffusées au grand public. Vous avez pu en lire des résumés succincts dans de précédents numéros de cette revue. Les dossiers complets sont disponibles gratuitement sur notre site internet www.universitedepaix.org. Trois nouveaux axes thématiques ont également été lancés pour 2016-2017.

Dossier « Quelles pistes éducatives face à la radicalisation ? »

En lien avec la mission de prévention de la violence de l’Université de Paix, le groupe de travail « Adolescence » du Conseil académique en gestion de conflits et en éducation à la paix a choisi de s’intéresser au phénomène de la radicalisation. Suite aux travaux du Conseil académique sous la présidence de Charles Van der Vaeren (Cf. La collection « Les cahiers de l’Université de Paix », Cahier 2 (Alain Grignard, 2004), Cahier 3 (Charles Van der Vaeren, 2005), Cahier 7 (2008)), nous avons choisi d’aborder ce phénomène quasiment indépendamment de sa dimension religieuse. L’intention du groupe était également de ne pas tant s’attarder sur une étude du phénomène (thème largement abordé par des experts dans différents domaines) que sur les pistes éducatives qui permettent de prévenir les dérives violentes de différentes formes de désaffiliation sociale.

Dans ce dossier de 22 pages, nous nous focalisons sur les phénomènes de radicalisation extrémiste, en tant que ceux-ci supposent la légitimation d’une certaine forme de violence et le rejet du pluralisme. Notons que nous avons également choisi de traiter ce thème indépendamment de sa dimension religieuse (par rapport à cette question, nous renvoyons aux Cahiers de l’Université de Paix, disponibles aussi gratuitement en ligne sur notre site). La question qui nous occupe est la suivante : comment certains jeunes en viennent-ils à cautionner une certaine vision positive de la violence, voire à passer à l’acte violent ? Comment faire face à ce phénomène ? Quelles pistes de prévention, au niveau du développement du vivre-ensemble ? Quelles pistes de prise en charge dans le cadre scolaire ?

Plan du dossier

  • Introduction
  • Radicalisation et violence : définition de la problématique
  • Une approche globale de la prévention
  • Agir sur les croyances et représentations des adultes
  • L’adolescence comme quête et comme « passage », avec un rapport au corps et au risque
  • Des jeunes « désaffiliés »
  • Un système de croyances et une logique paranoïde
  • Internet et la radicalisation
  • Prolongement : des lieux d’échanges et d’« intervision » entre adultes
  • Bibliographie

Lire le dossier : http://www.universitedepaix.org/la-radicalisation-quelles-pistes-educatives

Dossier « Le management émotionnel »

En lien avec la mission de formation d’adultes en gestion de conflits de l’Université de Paix, le groupe de travail « Âge adulte » du Conseil académique en gestion de conflits et en éducation à la paix a choisi de s’intéresser au phénomène du management émotionnel.

Dans ce dossier de 30 pages, nous définissons le management émotionnel comme étant assimilable aux aptitudes du manager à prendre en compte les émotions dans le pilotage d’une équipe de travail. Il s’agit de gérer une équipe en faisant preuve d’une capacité à utiliser les émotions d’une manière adéquate (en fonction des situations), adaptée, efficace. Autrement dit, cet article aborde plusieurs pistes pour développer un management émotionnel positif.

Est-il souhaitable de prendre en compte les émotions dans le cadre professionnel ? Quels enjeux et impacts le management émotionnel implique-t-il ? Est-ce possible, et si oui, comment ? Quelles méthodes concrètes le manager peut-il appliquer ?

Plan du dossier

  • Introduction
  • Définition et enjeux de la problématique
  • Des approches pour développer un management émotionnel efficace
    • Approches organisationnelles : un terreau porteur
    • Des approches complémentaires : travail (inter)individuel et espaces de parole partagée
    • Le « coaching émotionnel » du manager
    • Les enjeux
    • Un alignement « martial », bienveillant et dynamique
    • Les émotions et le cerveau
    • Une communication vraie
    • Vers une gestion partagée des tensions et des « nœuds » ?
    • Leadership partagé : holacratie et sociocratie
  • Conclusions et bibliographie

Lire le dossier : http://www.universitedepaix.org/dossier-le-management-emotionnel

Dossier « Le développement de l’intelligence émotionnelle chez les enfants »

En lien avec la mission de prévention de la violence et d’éducation à la relation de l’Université de Paix, le groupe de travail « Enfance » du Conseil académique en gestion de conflits et en éducation à la paix a choisi de s’intéresser au développement de l’intelligence émotionnelle chez les enfants.

Dans ce dossier de 19 pages, nous considérons que les émotions sont quelque chose de naturel. Le groupe de travail a confirmé la vision de l’Université de Paix à leur égard, qui consiste à ne pas les voir comme quelque chose de « négatif », mais simplement comme des informations sur ce qui se passe. Elles font partie de notre intelligence en général, en ce sens qu’elles nous amènent à réagir d’une certaine manière dans différentes situations. Pour les membres du groupe, nous avons donc tous une « intelligence émotionnelle ». La question est de savoir comment la développer « positivement », c’est-à-dire d’une manière qui nous permette de nous adapter, d’agir librement, en conscience.

Plan du dossier

  • Introduction
  • Problématique
  • La place de l’enfant et de ses émotions
  • Identifier et accueillir ce que l’enfant ressent
  • Emanciper et responsabiliser vis-à-vis des émotions
  • La maîtrise de la langue en lien avec le développement de l’intelligence émotionnelle
  • Les émotions d’autrui et dans le groupe
  • Bibliographie

Lire le dossier : http://www.universitedepaix.org/intelligence-emotionnelle-des-enfants-1

Dossier « Le « cyber-harcèlement » : quels sont les impacts des médias en réseaux ?

En lien avec la mission de prévention de la violence de l’Université de Paix, le Conseil académique en gestion de conflits et en éducation à la paix a constitué un Groupe de Travail autour du phénomène du harcèlement en ligne (ou « cyber-harcèlement »). De manière plus spécifique, la réflexion a porté sur les caractéristiques typiques du « harcèlement » lorsque celui-ci se déroule à travers les médias sociaux (ressemblances et différences avec le harcèlement « traditionnel »).

Dans ce dossier de 11 pages, nous considérons que la dynamique du harcèlement en ligne n’est pas fondamentalement différente de celle du harcèlement « traditionnel ». Les relations sur les médias sociaux se situent dans un prolongement des relations « hors ligne ». Elles sont, elles aussi, bien réelles. Dès lors, quelles sont les pistes de prévention, au niveau du développement du vivre-ensemble ? Quelles pistes de prise en charge dans le cadre scolaire ?

Plan du dossier

  • Définition de la problématique
  • Représentations à propos des jeunes et du cyber-harcèlement
  • Caractéristiques du web
    • Le web, ce « lieu » qui nous entoure en continu
    • Les différents « langages », « normes » et « codes »
    • Image de soi et représentation(s)
      • Nota Bene : harcèlement et estime de soi des agresseurs
    • Immédiateté et réactivité (émotionnelle)
    • Minimisation des conséquences et comportements « désinhibés »
    • Ouverture à la diversité, aux différences
  • Pistes d’intervention à l’Université de Paix
  • Prolongement : le mandat de l’adulte. (Quand) Faut-il intervenir ?
  • Bibliographie

Lire le dossier : http://www.universitedepaix.org/le-cyber-harcelement

 

[23-24/06 à Namur] Colloque « Les habiletés sociales »

1er COLLOQUE de psychoeducation.be
LES HABILETES SOCIALES – Les 23 et 24 juin 2017 à Namur

Adresse :
Palais des Congrès
Place d’Armes, 1
5000 Namur
Accès 

Horaires :
Vendredi 23 et samedi 24 juin 2017
8h30-17h15

Tarifs :
190 € (prévente jusqu’au 28.02.17)
210 € (à partir 1.3.17)

Programme : cliquez ici 

Inscriptions en ligne : cliquez ici

Infos : colloque@psychoeducation.be – +32 (0) 473 50 40 96