Témoignages

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[23-24/06 à Namur] Colloque « Les habiletés sociales »

1er COLLOQUE de psychoeducation.be
LES HABILETES SOCIALES – Les 23 et 24 juin 2017 à Namur

Adresse :
Palais des Congrès
Place d’Armes, 1
5000 Namur
Accès 

Horaires :
Vendredi 23 et samedi 24 juin 2017
8h30-17h15

Tarifs :
190 € (prévente jusqu’au 28.02.17)
210 € (à partir 1.3.17)

Programme : cliquez ici 

Inscriptions en ligne : cliquez ici

Infos : colloque@psychoeducation.be – +32 (0) 473 50 40 96

Salon namurois des outils pédagogiques

L’Université de Paix participe au Salon des outils pédagogiques, les 16 et 17 mai 2017 à Namur.

En plus de notre traditionnel stand, nous y présenterons une conférence Les relations des jeunes sur les réseaux sociaux : Adolescence, cyberharcèlement, selfies, émotions et relations…

Le salon vise à diffuser, partager et échanger autour des outils pédagogiques.

Animateurs, enseignants, travailleurs ou intervenants sociaux, éducateurs, formateurs et autres professionnels y trouveront de quoi sensibiliser, former, informer ou conscientiser leurs publics autours de différents thèmes liés à l’éducation, l’interculturalité, la santé, le développement durable, les interdépendances Nord-Sud, l’environnement…

Des animations et des conférences sont à votre disposition pour manipuler, expérimenter les outils pédagogiques et réfléchir à la place du jeu dans l’éducation.

Le salon ouvrira ses portes de 10h00 à 18h00 le mardi 16 mai 2017 et de 10h00 à 17h00 le mercredi 17 mai 2017 aux abattoirs de Bomel.

Monique Degimbe raconte son volontariat à l’UP

Volontariat à l’Université de Paix

Les circonstances de la vie ont fait qu’à l’âge de 35 ans, je suis devenue « maman à temps plein ».

Pendant plusieurs années, j’ai apprécié être disponible et présente pour mes fils.

Mais ils ont grandi, sont devenus autonomes et j’ai trouvé que mon mode de vie était devenu très réducteur.

Reprendre l’enseignement était difficile, mais je voulais « de nouveau être utile ».

C’est lors d’une visite au salon du volontariat de Namur que j’ai rencontré Julien qui m’a parlé de l’Université de Paix et de ses activités. J’avais déjà approché la communication nonviolente (CNV) et j’avais été emballée. Je me suis proposée pour quelques heures par semaine.

Accueil, prise de contact et intégration

Le 1er mardi de février 2015, c’est avec un peu d’appréhension que j’ai poussé la porte de l’Université de Paix. Le premier contact fut simple : « Ici tout le monde se tutoie » et puis, ce fut une vague de nouveaux visages et de nouveaux prénoms, un accueil chaleureux et cette sensation de bienvenue.

Au fil des semaines, ce sentiment s’est conforté. Après une intégration rapide et une place vite trouvée, j’ai pu expérimenter dans la façon d’être de chacun, toutes les valeurs de l’Université de Paix : un intérêt réel des personnes les unes pour les autres, de l’écoute et beaucoup de bienveillance.

Un enrichissement intellectuel, mais surtout humain

Différentes tâches m’ont été confiées mais la plus intéressante est sans aucun doute, la relecture de plusieurs syllabi (à la recherche d’éventuelles coquilles oubliées). Ce travail m’a donné un accès direct aux différentes théories et applications qui font la base même des formations de l’UP : gestion de conflits, intelligence émotionnelle, harcèlement entre jeunes, médiation, CNV…

En dehors d’un apport intellectuel indéniable, cela a été une prise de conscience, une fenêtre ouverte sur une autre communication, une autre possibilité de vivre les relations avec les autres et avec soi-même. Essayer de vivre ces principes, même à très petite échelle a été une véritable évolution personnelle.

Si je devais faire un bilan de ces deux années passées au sein de l’UP, je soulignerais que ce fut bien plus que du volontariat ou qu’une occupation. Cela a été une expérience de vie, un enrichissement personnel et une ouverture d’esprit. Mais cela a surtout été beaucoup de belles rencontres…

« La folie, c’est de faire toujours la même chose… »

« La folie, c’est de faire toujours la même chose et de s’attendre à un résultat différent »

La citation est attribuée à Albert Einstein.

Lorsque les désaccords perdurent ou s’enveniment, les parties en conflit peuvent se décourager. L’impression d’être dans une « voie sans issue » s’installe. 2016 n’a pas été épargnée par des drames d’une extrême violence, ici et ailleurs. Nous écrivions dans de précédents trimestriels que la paix n’est jamais acquise une fois pour toutes, mais qu’elle doit se construire et s’entretenir au quotidien.

Comme le développe Almudena Vaquerizo Gilsanz dans son article sur les liens entre créativité et médiation, il est difficile de ne pas se censurer et de ne pas être obsédé – et donc enfermé – par la recherche de ce qui nous semble être « la » solution. Face à des situations qui nous attristent, nous mettent en colère ou nous effraient, nous pourrions être attirés par des « solutions » simplistes, et nous contenter de répondre à la violence par encore plus de violence, de surveillance, de stigmatisation et de méfiance.

Comment espérer un résultat différent en répétant sans cesse ces « recettes » qui, seules, se sont avérées inefficaces (voire meurtrières) ?

Almudena Vaquerizo Gilsanz poursuit : « la créativité permet d’ouvrir le champ de ce qui est possible, de ce qui est permis. C’est un espace de nouvelle liberté, lorsque l’on pense être dans une impasse, que l’on a tout essayé »… Dans ce trimestriel, nous vous souhaitons une année 2017 pleine de créativité, pleine de nouvelles expériences, et donc pleine de solutions. Nous ne prétendons pas qu’il faut arrêter d’agir, au contraire. Nous prétendons qu’il faut multiplier les niveaux d’action, et travailler sur le long terme.

Nous vous proposons notamment des outils afin de développer l’intelligence émotionnelle des enfants. En éduquant dès le plus jeune âge à gérer ses émotions et en développant l’empathie, nous pensons que nous pouvons construire, brique par brique, une meilleure compréhension mutuelle.

Au travail, également, avec le pôle UP Entreprise (voir le site UP Entreprise), nous développons des approches diversifiées pour résoudre des problèmes : parfois, une difficulté relationnelle peut cacher un dysfonctionnement au niveau organisationnel, par exemple… Là encore, il s’agit de diversifier les points de vue.

A l’Université de Paix, nous souhaitons aussi partager une certaine réappropriation critique des outils que nous partageons et appliquons. Il ne suffit pas d’utiliser grammaticalement des théories, des grilles de lecture ou des méthodes de communication pour vivre des relations harmonieuses. Paradoxalement, elles peuvent même parfois nuire à la relation.

Enfin, l’Université de Paix continue – et continuera – à produire, partager et diffuser des ressources pédagogiques et des contenus et méthodes de formation afin d’outiller chaque personne qui le souhaite à résoudre ses conflits positivement.