Ecoute Active dans Non-Violence Actualité
Le N° 319 est paru : Cultiver l’art de l’Ecoute
Christelle Lacour, formatrice à l’Université de Paix (Coordinatrice du Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes (5-17ans), conceptrice du jeu Belfedar) y donne en double-page des outils pour écouter les émotions, dans un article intitulé « Écouter, pour quoi faire? »
Eh, ça sert à rien de s’énerver pour ça! » Cette phrase, vous l’avez peut-être déjà entendue… L’émotion n’est pas toujours acceptée, dans notre monde moderne. « Pense à autre chose! », « Arrête de te plaindre! », « Si tu avais fait ce que je t’avais conseillé, tu ne te serais jamais mis(e) dans des états pareils! »… autant de réactions difficiles à accueillir quand je me sens mal…
Découvrez l’article complet, disponible via le site de Non-Violence actualité.
Au sommaire du numéro :
« À l’image de nos sociétés technologiques, se développent dans le couple, la famille, l’école, l’entreprise… des relations binaires, comme s’il s’agissait de déterminer à chaque instant qui a raison et qui a tort, qui commande et qui obéit, qui enseigne et qui doit savoir… Écouter le point de vue de l’autre est, sans aucun doute, une marque d’ouverture, le signe d’une compétence personnelle et sociale. Cela n’a rien d’un signe de faiblesse. Car l’écoute – la vraie -, celle qui permet à chacun d’exprimer ses sentiments et ses besoins – permet d’améliorer les situations et de construire plus facilement des solutions aux conflits.
L’écoute est à la fois une technique, une attitude et un art, un art de vivre avec soi et avec les autres… Elle suppose d’être à la fois présent à soi-même et présent à l’autre, disponible, neutre et bienveillant, sans juger. Cela s’acquiert par l’apprentissage. L’écoute est centrale dans des pratiques comme la médiation ou la relation d’aide. En éducation, elle renforce l’estime de soi de l’enfant. Elle peut aussi se vivre au quotidien lorsque nous « prêtons une oreille » attentive aux personnes de notre entourage. Il est reconnu que les bons écoutants « s’entendent » mieux avec les autres, vivent peut-être moins de conflits et sont, en tous cas, plus à même de gérer ceux qui se présentent ».


