Comprendre

Développer l’esprit critique face au complotisme

Module de formation gratuit d’une journée

Module 1 : Groupe de jeunes de 16 à 22 ans (accompagné d’un ou deux animateurs), le 31/10/2017, de 9h30 à 16h30

Module 2 : Groupe d’adultes encadrant des jeunes adolescents, le 02/11/2017, de 9h30 à 16h30

Formateurs : Julien Lecomte et Carmen Michels

Ci-dessous, découvrez le dossier complet présentant ce module.

Préinscription obligatoire. Pour inscrire votre groupe (groupe de jeunes de 8 à 18 personnes pour la formation du 31/10 – groupe d’adultes travaillant avec des jeunes pour la formation du 02/11), envoyez un mail à j.lecomte@universitedepaix.be en expliquant vos motivations à suivre ce module.

Les inscriptions individuelles sont possibles également !

Dans le cadre de sa mission de développer un climat de gestion constructive des conflits, l’Université de Paix s’intéresse au rapport des individus aux « informations » et aux « faits ». Comme nous le demandions dans cet article, « un mensonge poserait-il problème s’il n’y avait personne pour y croire » ? Plus largement, il s’agit de la question de nos croyances et de la gestion de nos désaccords. Il s’agit de s’accorder sur les faits et de décider d’un vivre-ensemble commun.

En l’occurrence, dans l’Histoire, des complots à différentes échelles ont existé et ont pu être observés. Il s’agit de faits de manipulation avérés. Les « théories du complot » concernent quant à elles des thèses qui postulent qu’un individu ou un groupe d’individus « tire les ficelles dans l’ombre », notamment par rapport à un événement spécifique. Le « complotisme » désigne quant à lui l’attitude qui implique la recherche systématique des complots, partout, tout le temps. C’est une posture de méfiance systématique envers les infos provenant d’institutions dites « officielles », par exemple.

Dans ce module, nous choisissons de nous pencher sur la « logique » et la rhétorique complotistes : comment une théorie du complot est-elle construite ? Comment développer des « habitudes de questionnement critique » à l’égard d’un document qui relève d’une « logique complotiste », mais aussi à l’égard des informations « officielles » ? En bref, il s’agit de fournir des outils et des clés aux participants afin qu’ils puissent se construire un jugement de manière autonome à l’égard des documents auxquels ils sont confrontés.

Cet enjeu rejoint parfaitement un des objectifs de l’éducation aux médias. C’est la raison pour laquelle nous avons soumis le projet suivant à la CFWB suite à l’Appel à projet d’éducation aux médias 2017.

Résumé du projet

Le projet vise à créer, tester et diffuser un module de formation pour développer l’esprit critique par rapport aux attitudes conspirationnistes (« théories du complot »), à l’intention de deux groupes cible (un groupe de jeunes et un groupe d’adultes chargés de les encadrer). Plus largement, il s’agit de susciter et développer une analyse méthodique et autonome par rapport à des documents médiatiques, à travers des « réflexes de questionnement ».

Pour lire le descriptif détaillé du projet, cf. l’article ci-dessous.

Objectifs

  • Apprendre à identifier les « logiques » complotistes et à les « décoder »
  • Développer un réflexe de questionnement (« habits of inquiry »), non seulement à l’encontre des théories du complot, mais plus largement à l’encontre de tout document médiatique (habitudes de questionnement, d’enquête, d’« investigation »). Par exemple, interroger la source d’un document, se renseigner quant à son ou ses auteurs et à leurs intentions, le croiser avec d’autres sources d’un autre type…
  • Prendre conscience de la pluralité et de la diversité des croyances, des points de vue et des perspectives
  • Émettre des hypothèses quant aux intentions qui constituent un message, et à la multiplicité des interprétations et réappropriations qu’il peut susciter
  • Comprendre les dynamiques sociales derrière la propagation d’« informations », de nouvelles (qu’elles soient « vraies » ou « fausses »)
  • Développer une réflexion sur les usages et enjeux des technologies et des réseaux en ligne
  • Élaborer des pistes d’argumentation constructive face à des attitudes complotistes

Contenus

  • Délimitations (rumeurs, désinformation, complot, théories du complot, complotisme)
  • Construction et application d’une grille d’analyse à des documents médiatiques (dont complotistes)
    • Faits
    • Auteur
    • Média diffuseur
    • Source
    • Structure argumentative
  • Rhétorique complotiste, arguments fallacieux et biais cognitifs (irréfutabilité et pétition de principe,
  • Décentration : prise en considération du point de vue de l’autre
  • Prolongements pédagogiques : comment réagir lors d’un désaccord dans le cadre d’une argumentation complotiste ? Comment développer une réflexion pédagogique à leur égard ?

Méthodes et supports

  • Eclairages théoriques quant au complotisme
  • Illustrations et parcours d’outils réalisés par d’autres institutions et associations (Média Animation, BePax, etc.)
  • Exemples et études de cas (vidéos, articles)
  • Elaboration et application d’une grille d’analyse sur un mode constructiviste
  • Mise en situation / jeu de rôle
  • Partage de retours réflexifs

Lieu(x) des activités : Université de Paix, Namur

Formation 1 : Groupe de jeunes de 16 à 22 ans (accompagné d’un ou deux animateurs), le 31/10/2017, de 9h30 à 16h30

Formation 2 : Groupe d’adultes encadrant des jeunes adolescents, le 02/11/2017, de 9h30 à 16h30

Formateurs : Julien Lecomte et Carmen Michels

Formation gratuite, préinscription obligatoire. Pour inscrire votre groupe (groupe de jeunes de 8 à 18 personnes pour la formation du 31/10 – groupe d’adultes travaillant avec des jeunes pour la formation du 02/11), envoyez un mail à j.lecomte@universitedepaix.be en expliquant vos motivations à suivre ce module.

Bientraitance et douces violences

L’enfant a besoin de se sentir soutenu et rassuré dans ce qu’il est comme personne à part entière. Or bien souvent, des paroles, gestes, attitudes peuvent « blesser » nos relations.

Aborder le sujet de la bientraitance, c’est se permettre d’ouvrir une porte vers l’autre…

> Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires

Objectifs

  • Appréhender les concepts de bientraitance/maltraitance et douces violences.
  • Développer et reconnaître des attitudes éducatives qui soutiennent le bien-être de l’enfant.
  • Se reconnaître comme vecteur de soutien et de changement.

Contenu

  • Définition de la mal/bientraitance
  • Mise en lumière des douces violences
  • Analyse de situations vécues et recherche d’attitudes éducatives adaptées
  • Les répercussions sur l’enfant

Référents théoriques (e. a.) : C. Schuhl, Humanitude@, D. Rapoport, Anesm

Méthodologie

La méthodologie se veut participative et ludique (exercices en sous-groupes, vidéo, grilles d’analyse,…).

Les participants seront amenés à réfléchir à leur propre positionnement et aux gestes et paroles qu’ils utilisent au quotidien. Ils décoderont certaines de leurs expériences et repartiront sur le terrain avec des pistes de réflexions et d’actions à mettre en place directement.

Un cadre de bienveillance sera installé dès le début du processus afin que chacun se sente en confiance vis-à-vis du sujet.

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées

Dates : mardi 14 et vendredi 24 mai 2019, avec Mélanie Paridaens – Référence : 1944

Lieu : Mundo-N, Rue Nanon 98 à Namur

Prix, syllabus compris : 

  • 190 euros (Particulier, Association)
  • 170 euros (Membre adhérent UP, UBMP, COJ)
  • 240 euros (Organisation)

> Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires

 

Comment vivre les jeux de pouvoir ?

Du « je d’ego » au « jeu d’égaux »

Sauver l’autre sans y arriver, me laisser faire mal, faire mal en retour …

C’est lui qui a commencé !

J’en ai marre de sauver la terre entière…

Pourquoi les autres m’attaquent ou m’en veulent ?

J’ai peur de lui faire mal si je dis ça.

Pourquoi je me fais tout le temps avoir, arnaquer, manipuler ? …

Objectifs

  • Identifier les situations et les relations dans lesquelles je me plains de façon répétée d’être dans un jeu de pouvoir.
  • Prendre conscience de comment je me débrouille pour entrer dans un jeu de pouvoir et pour y rester.
  • Contacter le plaisir inconscient à participer à un jeu de pouvoir et comprendre les bénéfices secondaires qui m’empêchent de trouver le chemin pour en sortir.
  • Explorer mes ressentis grâce à la syntonie, en :
    • étant victime, bourreau, sauveur ;
    • étant face à une victime, un persécuteur, un sauveur ;
    • m’interdisant de me mettre en victime, de sauver, de jouer les bourreaux.
  • Me mettre en syntonie, en compassion avec quelqu’un qui joue le rôle de victime, bourreau ou sauveur, pour ne plus être aussi affecté par son positionnement et passer de manière plus rapide et plus fluide à autre chose.
  • Explorer des ressources et des pistes de sortie d’un jeu de pouvoir et goûter au plaisir d’en sortir… ou assumer, accueillir le fait d’y participer.

Contenu

  • Neurones miroirs et compassion
  • Triangle dramatique : victime, persécuteur, sauveur
  • 3 voies du verbe
  • Ressentis, émotions et images mentales
  • Syntonie, tonus musculaire et langage psycho-moteur
  • Impuissance, toute-puissance et puissance

Référents (e. a.) : Neurosciences, Jean Lerminiaux et Michèle Glorieux, Fabrice Charles et Murielle Constant, Analyse Transactionnelle (dont Karpman)

Méthodologie

  • Activités qui stimulent l’apparition de jeux de pouvoir
  • Partage sur les sensations, croyances, images mentales, émotions personnelles autour du pouvoir
  • Echanges structurés sur la position de victime, de persécuteur, de sauveur
  • Mises en situation et jeux de rôle
  • Apports théoriques qui clarifient les fondements scientifiques et le vécu des activités psychocorporelles proposées

Infos

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30 (12 heures)

Dates : mercredi 11 & mardi 17 octobre 2017, avec Christelle Lacour – Référence : 1762

Lieu : Université de Paix

Prix, syllabus compris :  

  • 170 euros (Particulier, Association)
  • 150 euros (Membre adhérent UP)
  • 240 euros (Organisation)

Les relations des jeunes sur le web

Risques et usages

Les nouvelles technologies engendrent un certain nombre d’inquiétudes. Qu’est-ce que le « cyber » harcèlement ? Les « selfies » sont-ils une pratique saine ? A quoi servent toutes ces applications connectées en ligne ?

Parents, éducateurs, animateurs, enseignants… nous interpellent régulièrement à propos des relations des jeunes sur les réseaux sociaux.

Quels effets ces médias ont-ils sur leurs manières de communiquer et d’aborder les relations ? Diminuent-ils leurs relations interpersonnelles ? Engendrent-ils plus de violence ? Les rendent-ils plus narcissiques ? Faut-il parler de modes ou de véritables pratiques durables ? Peut-on éduquer à la relation sur les réseaux sociaux ? Quelles sont les « bonnes pratiques » et comment les développer ?

Objectifs

  • Avoir un aperçu des effets des technologies numériques sur les pratiques sociales.
  • Comprendre et expérimenter les médias dans leurs dimensions relationnelles et émotionnelles.
  • Développer une réflexion critique sur les usages et enjeux des technologies et des réseaux en ligne.
  • Élaborer des pistes pédagogiques pour éduquer à la relation sur et à travers les médias.

Contenus

  • Internet en chiffres
  • Idées reçues à l’égard des nouveaux médias
  • Pratiques et usages du web, avec études de cas
    • Image de soi et réputation
    • Relations interpersonnelles
  • Pistes pour des relations (plus) harmonieuses / sereines sur le web
  • Bibliographie / webographie détaillée

Méthodologie

  • Supports variés
  • Alternance théorie / pratique
  • Études de cas
  • Jeux de rôles
  • Expérimentation d’outils et /ou de réseaux sociaux

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 1 journée de 9h30 à 16h30 (6 heures) 

Date : Mardi 30 avril 2019, avec Alexandre Castanheira & Julien Lecomte – Référence : 1939

Lieu : Université de Paix

Prix :

  • 90 euros (Particulier, Association)
  • 80 euros (Membre adhérent UP)
  • 50 euros (Jeunes de moins de 26 ans)
  • 120 euros (Organisation)
logo[1] Cette formation est agréée à hauteur de 6 heures par la Commission Fédérale de Médiation.
logonohatefr-640x270[1]  Aussi dans le cadre de la campagne « No Hate ».

> Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires