Mission

La mission de l’Université de Paix est la création et le maintien d’un climat de paix, notamment par le dialogue. Son action vise à favoriser un meilleur « vivre ensemble », par le partage de la réflexion, l’expérimentation de situations et la prise de conscience des relations avec autrui.

Cet objectif se traduit par un travail au quotidien avec des jeunes et des adultes afin de leur fournir des outils pour gérer les conflits d’une manière qui convienne à chacun, notamment en accompagnant des adultes par rapport à leurs propres conflits et en effectuant un travail de fond avec les jeunes.

L’éducation au sens large (recherche, information et communication, formation…) représente le moyen privilégié pour accomplir notre mission. En tant qu’Organisation de Jeunesse, nous éduquons et sensibilisons les enfants, les adolescents et les personnes qui en ont la charge, qu’ils soient enseignants, éducateurs, animateurs… Nous intervenons directement sur le terrain, notamment dans plusieurs écoles primaires et secondaires belges et auprès des organismes de jeunesse.

En plus des formations, conférences et actions d’informations que nous proposons au grand public, nous produisons des ressources et outils pédagogiques, tels que le livre Graines de médiateurs II ou encore le jeu coopératif Belfedar, afin de partager le plus largement possible les méthodes de gestion de conflits.

Pour en savoir plus, vous pouvez consulter notre Catalogue et notre Rapport annuel, notre FAQ, l’historique et les statuts de l’institution. Vous pouvez aussi nous contacter.

Pédagogie

Positionnements méthodologiques

PLURALISME

L’Université de Paix adopte un point de vue ouvert qui privilégie la combinaison des différentes ressources et philosophies permettant de mieux comprendre et interagir en relation. Ce pluralisme présent dès la création se retrouve tant dans les contenus pédagogiques et thèses que nous partageons que dans la façon de les communiquer (diversité des approches didactiques). Nous pensons que les différents apports théoriques et pratiques sont pertinents en fonction de contextes bien précis, à évaluer en situation.

COMPLEXITÉ et SYSTÉMIQUE

La complexité est un principe en tant que tel, lié au pluralisme. Les relations humaines étant complexes et multiples, il importe à notre sens de varier les approches et de ne pas se limiter à un modèle explicatif du monde. En effet, les différentes interactions et les contextes propres à chaque situation influencent l’efficacité des techniques. Toute théorie scientifique est valide l’est dans un certain contexte, selon certaines conditions, et ne s’appliquent donc pas de manière univoque à une situation.

AUTONOMIE

L’Université de Paix privilégie l’autonomie de l’apprenant. Dans le milieu scolaire comme dans le milieu de la formation pour adultes, il s’agit de mettre les théories et techniques de gestion et de compréhension relationnelle au service de l’apprenant, et non l’inverse. Nous partons du vécu des participants et les invitons à poser des choix en conscience, en fonction des différentes grilles de compréhension du réel. L’autonomie est la clé d’une citoyenneté responsable : nous n’imposons pas de « recettes » et chacun évalue la pertinence des méthodes qui lui sont proposées. Il s’agit de s’informer, se former et être acteur.

EXPERTISE et EXPÉRIMENTATION

L’expertise de l’Université de Paix est le fruit d’un travail de plusieurs d’années, sur différentes thématiques (cf. nos formations). Une grande diversité des profils des formateurs est privilégiée (diplômés ou agrégés en psychologie, en sociologie, en pédagogie, en communication, juristes et médiateurs…) et de nombreuses expérimentations auprès des publics et des écoles ont été menées… Plusieurs ouvrages pédagogiques (publications, notamment) et reconnaissances ont permis de formaliser et valider cette expérience de longue date.

PARTAGE et COMMUNICATION

En tant qu’asbl, l’Université de Paix tâche de diffuser ses connaissances au grand public, d’en démocratiser le savoir, notamment via son site Internet (onglet « ressources »), ses publications, via les médias, dans des salons et festivals, etc.

INTERNATIONAL

L’Université de Paix est active au niveau international, dans plusieurs types de mises en réseau, tant en Europe (Projet Daphné, échanges Evens), en Algérie, au Luxembourg, en France, en Espagne (Réseau Université de Paix)…

Méthodes didactiques et pratiques d’animation (sur le terrain)

Selon plusieurs études et analyses, il n’existe pas qu’un seul modèle pédagogique valide. Au contraire, la plupart des scientifiques de la pédagogie recommandent de varier les méthodes d’animation et d’apprentissage en fonction des contextes, des objectifs ou encore des compétences travaillées. Dans certains cas, l’apprenant retient mieux et plus durablement les nouveaux savoirs que s’ils lui avaient simplement été exposés, « transmis », même très bien expliqués (d’autant qu’il s’agit ici d’un travail de « savoir-être », et non seulement de savoirs). Dans d’autres, une méthode transmissive est nécessaire. Chaque méthode a une pertinence en fonction d’objectifs définis rigoureusement au préalable.

Nous procédons notamment par jeux de coopérations et activités ludiques, mais aussi par mises en situation et activités pratiques, parmi d’autres méthodes encore : temps de présentation magistrale, expérimentations individuelles, etc.

Nous insistons enfin sur les apports des apprenants, ainsi que sur les périodes de préparation et celles de débriefing. Notre démarche vise à aider les participants et acteurs à prendre conscience de leurs modes de fonctionnement. Nous favorisons un choix autonome et responsable, qui convienne à chacun, chaque fois en situation.

> Lire aussi : Travailler le relationnel à l’école : au-delà des mesures « curatives »

Contenus (liste non-exhaustive)

Pour un aperçu détaillé des références scientifiques ou expérimentales de l’Université de Paix, cf. nos formations courtes.

Didactique générale, psychopédagogie

(méthodes pédagogiques, gestion de groupe et animation et prévention de la violence par l’éducation)

  • Pédagogie institutionnelle (J-L Tilmant) et prévention de la violence scolaire par un questionnement pédagogique (B. Galland)
  • Apports de la psychanalyse (P. van Meerbeeck, C. Yung)
  • Travail sur les règles et les sanctions, techniques de gestion d’un groupe, techniques variées d’animations (Sivasailam Thiagarajan, par exemple)
  • Travail sur la confiance dans le groupe, méthodes de coopération
  • Travail sur la connaissance des autres
  • Parmi le personnel : éducateurs spécialisés, enseignants agrégés, master en formation d’adultes, psychologues, animateurs en mouvements de jeunesse, etc.

Approches émotionnelle, corporelle et neurobiologique de la communication et des relations

  • Travail sur les émotions de base et « intelligence émotionnelle » (Daniel Goleman, Isabelle Filliozat, Sylvie Bourcier, Thomas Gordon, Claude Steiner) et reconnaissance de celles-ci (Paul Ekman, Edward T. Hall, Desmond Morris ou encore l’éthologie de manière générale)
  • Travail sur la cohérence cardiaque (David Servan-Schreiber)
  • Méthode de la pleine conscience (mindfulness – Jon Kabat-Zinn)
  • Exercices physiques pour s’apaiser issus notamment du yoga
  • Apport des neurosciences
    • Connaissance du fonctionnement des différentes parties du cerveau
    • Techniques spécifiques de réduction du stress
  • Programmation neurolinguistique (PNL) : ancrage, synchronisation et désynchronisation non verbales

Compréhension des relations (inter)individuelles

  • Modèle de Thomas et Kilmann
  • Approche systémique et relationnelle (Watzlawick, Ardoino…)
  • Courant dit de l’Analyse transactionnelle
  • Travail sur l’estime de soi, la confiance en soi
  • Compréhension et décodage du non verbal (Paul Ekman, Messinger, courants de l’éthologie, de la psychologie, etc.)
  • Travail sur les croyances, les valeurs (Robert Dilts, Grégory Bateson, John Grinder, Richard Bandler, Françoise Kourilsky, Bernard Raquin)
  • Distinction philosophique entre faits et jugements

Compréhension des relations institutionnelles et groupales

  • Analyse institutionnelle
  • Systémique et dynamiques organisationnelles (Crozier, Friedberg…)
  • Apports de la sociologie : dynamique des groupes (Kurt Lewin, Kenneth Blanchard, Paul Hersey, Bruce Tuckman, Robert Bales), stigmatisation et bouc-émissaire (Françoise Kourilsky, Serge Paugam, Goffmann)
  • Problématique spécifique du harcèlement (Méthode No blame, Dan Olweus, Éric Debarbieux, Nicole Catheline, Jean-Pierre Bellon, Bertrand Gardette, Benoit Galand, Georges Robinson & Barbara Maines, Christina Salmivalli, G. Deboutte…).
  • Théories de l’information et de la communication : analyse contextuelle, dimensions de la communication et du conflit (interlocuteurs, message, relation, contexte spatio-temporel, codes, etc.) (Jakobson, Shannon et Weaver, Lasswell, Hoggart, etc.)
  • Apports de la psychologie sociale : question du pouvoir et de l’autorité (S. Milgram, P. Traube), question du conformisme (Asch)…

Techniques spécifiques de communication et d’écoute

  • Ecoute active (Paul Ekman, Thomas Gordon)
  • CNV (Marshall Rosenberg, Abraham Maslow, Carl Rogers)
  • Assertivité (Dominique Chalvin, Marie-Joseph Chalvin, Christophe André)
  • Négociation (Fisher et Ury)
  • Méthodes linguistiques comme celle de Paulo Freire (alphabétisation au Brésil)
  • Médiation selon la technique du SIREP (disponible en français grâce à l’Université de Paix)
  • Médiation « classique », développée et expérimentée plusieurs années à l’Université de Paix (Jacqueline Morineau, Jean-Pierre Bonafé-Schmitt, Coralie Smets-Gary, Martine Becker)