Jean Cocteau : « Le vrai drame, c’est la distance et que les êtres ne se connaissent pas ».

Jean Cocteau : « Le vrai drame, c’est la distance et que les êtres ne se connaissent pas ».

Fin 2020. Une fois de plus, nous voici contraints à une forme d’éloignement.

Il y a deux choses distinctes dans la citation de Jean Cocteau : la distance, d’une part, et que les êtres ne se connaissent pas, d’autre part. Pourtant, il parle d’un seul et même vrai drame.

Nous sommes aujourd’hui confrontés à une forme de distance physique. A l’Université de Paix, nous pensons que c’est loin d’être une raison pour abandonner toute prétention à entretenir des relations pacifiques, toute prétention à nous rencontrer pleinement, et ce y compris dans nos différences avec les autres. Au contraire, même : nous pensons qu’il est primordial, dans le contexte actuel, de continuer à soigner et à nourrir les liens qui nous entourent.

Le vrai drame, ce serait qu’à la distance physique s’ajoute la fermeture à la rencontre et à la compréhension mutuelle. Ce serait que nous cessions d’essayer de nous connaître, nous-mêmes et autrui.

Nos activités programmées en présentiel sont momentanément suspendues, mais nous travaillons d’arrache-pied (*) afin de proposer des adaptations pertinentes à distance, dans différents formats pédagogiques. En effet, il ne suffit pas en effet de transposer sans réfléchir les contenus : il faut véritablement les refondre afin qu’ils puissent permettre – autant que possible – de faire du lien comme dans nos formations de visu. Si vous nous connaissez, vous savez combien les participants sont au cœur de nos modules d’intervention et de nos programmes éducatifs, dans une dynamique d’apports mutuels. Il n’est pas question de céder à la facilité à travers des dispositifs de formation « transmissifs », sans interaction…

Dans ce périodique, nous vous faisons part également de nouveautés qui peuvent alimenter vos réflexions et vos pratiques dans la gestion de conflits ! Nous sommes notamment heureux de vous annoncer la publication de l’ouvrage Graines de médiateurs en maternelle, ainsi que du site Critique de l’info : l’outil ultime !

Critique de l’information : l’outil ultime !

Webinaire – Développement des habiletés sociales pour les 2,5 – 7 ans

Ces deux ressources pédagogiques regorgent d’outils concrets afin de contribuer à un « vivre ensemble » et à des discussions plus sereines, que ce soit « en ligne » ou en face à face, et ce dès le plus jeune âge. Avec Tamara Septon, étudiante en école de communication, nous vous proposons en outre de ne pas négliger les « fondamentaux » avec un article au sujet de l’estime de soi !

Ne cessons pas d’apprendre à nous connaître. Prenez soin de vous et de vos proches.

(*) Faites un don à l’Université de Paix ! En parallèle de ce numéro de notre périodique, nous lançons notre campagne d’appel aux dons. Si vous souhaitez contribuer vous aussi à préserver et à consolider le vivre-ensemble dans ce contexte difficile et austère, vous pouvez effectuer un don sur le compte BE73 0010 4197 0360, en indiquant « DON + année » dans la communication. Tout don annuel de 40 euros ou plus fait l’objet d’une exonération fiscale.

Ensemble, apprenons à nos enfants à gérer leurs conflits autrement !

Dossier « Critique de l’information, débats et conflits »

Critique de l’info : l’outil ultime !

Nous avons le plaisir de vous informer du lancement de l’outil « Critique de l’info : l’outil ultime », cocréé par l’Université de Paix et Action Médias Jeunes : https://www.universitedepaix.org/critique-de-linformation-loutil-ultime/

Cet ouvrage est l’aboutissement de plusieurs mois de travail avec Action Médias Jeunes asbl et Université de Paix asbl.

Il s’agit d’un outil pour développer son esprit critique face à l’information, à destination des élèves du fin du secondaire.

Comment débusquer les fake news ? Comment enquêter en ligne ? Comment déjouer les arguments fallacieux ? Comment s’informer pertinemment en tenant compte des algorithmes et des formats sur le web / de l’économie des médias ? Comment débattre de manière constructive sur les médias sociaux ?

Cet « outil ultime » est le résultat d’une collaboration collective d’envergure.

L’outil se compose entre autres d’un site internet avec des PDF téléchargeables, de capsules vidéo, d’activités pédagogiques « clé sur porte » (testées et évaluées sur le terrain) et de dossiers pour les enseignants.

Le tout est accessible gratuitement et est directement mobilisable en classe : https://acmj.be/outilultime/

Cet outil a été développé par Action Médias Jeunes et l’Université de Paix avec le soutien de la Fondation Roi Baudouin et de la Loterie Nationale.

5 parcours / thèmes sont proposés :

1- Capacités d’enquête en ligne

2- Arguments fallacieux

3- Formats et économie des médias

4- Algorithmes

5- Dialogue en ligne

A l’occasion de la sortie de cet outil, nous vous proposons ici de découvrir ici quelques éléments du parcours « Dialogue en ligne », mêlant directement la gestion des conflits à la question de l’esprit critique par rapport à l’information !

Pour en savoir plus, rendez-vous sur : https://acmj.be/outilultime/ !

Pourquoi lier la capacité à s’informer à la notion de conflit ?

Les fake news (fausses actualités) poseraient-elle problème s’il n’y avait personne pour y croire, pour s’en indigner ou pour les relayer ? Par cette question, nous soulignons l’importance de l’implication de la subjectivité humaine autour des messages et discours médiatiques.

Une question fondamentale quant aux fake news concerne le « pouvoir d’adhésion » et de persuasion dont elles s’accompagnent. Certaines personnes sont prêtes à se battre pour leurs croyances. Or, les raisons d’adhérer à une information ne sont pas toutes rationnelles. Les fausses nouvelles et autres rumeurs semblent d’ailleurs circuler plus rapidement et en plus grande quantité que les informations vérifiées. Dès lors, comment lutter efficacement contre la prolifération du faux ?

En tant que tels, les jugements sur le monde sont « neutres », au sens qu’ils ne sont pas « bons » ou « mauvais ». En éducation aux médias et à l’Université de Paix, un postulat est que le développement de l’esprit critique peut permettre d’émanciper les citoyens, c’est-à-dire de leur permettre de « mieux » exercer leur liberté, de poser des actes plus conscients, plus éclairés. Cet esprit critique, justement, n’est pas lié seulement à des « savoirs » ou des « savoir-faire » mécaniques, mais c’est aussi une disposition d’esprit, un ensemble d’attitudes et une ouverture curieuse, réflexive et respectueuse au monde et à autrui. Elle implique de pouvoir « se mettre à la place d’autrui » et de considérer une pluralité de perspectives.

Comment débriefer une activité ayant des composantes relationnelles ?

Nous proposons des questions typiques à poser après une activité ayant des composantes relationnelles :

  • Était-ce facile ou difficile ? Agréable ou désagréable ? Comment vous êtes-vous senti ?

Ce type de question permet de lancer une discussion à propos des ressentis, des émotions, et éventuellement des opinions des élèves.

  • Quelles bonnes pratiques retirez-vous ? Qu’est-ce qui vous a semblé approprié / efficace / constructif ou non ?

Ce questionnement permet quant à lui de transposer des pistes d’actions dans des situations similaires. Il s’agit de faire des liens au niveau comportemental. Sous questions possibles :

  1. Quelles difficultés avez-vous éprouvées ? Comment y avez-vous fait face ? (stratégies)
  2. Quels avantages / inconvénients pour tel ou tel comportement ?
  3. Quelles conséquences de telle ou telle action ?
  4. Qui a changé d’avis ? Pour quelles raisons ? Qu’est-ce qui a été constructif ?
  • Qu’avez-vous appris ?

Cette interrogation se centre sur la dimension cognitive de l’activité. Quelles ressemblances / différences avec d’autres situation ? Quels étaient les points d’accord / de désaccord ?

Exemple : Quels liens entre débat en ligne et débat hors ligne ? Quelles différences avec l’oral ?

  • Questions de décentration : le but de ces questions vise à solliciter un changement de perspective chez l’apprenant.

Que pensez-vous que tel autre élève pense ou pourrait penser ? (cognition)

Comment imaginez-vous que vous vous sentiriez à la place de tel personnage ? (émotion)

Qu’auriez-vous fait à la place de telle personne ? (comportements)

Comment discuter de manière constructive ? – Les attitudes en conflit selon le TKI

Le « TKI » [1] est un outil d’analyse des attitudes en conflit, baptisé selon le nom de ses auteurs, Thomas et Kilmann.

Par cet outil, les auteurs distinguent cinq grandes attitudes typiques qu’un individu peut adopter en fonction de deux critères lorsque cet individu est confronté à un désaccord avec une autre personne :

  • Le degré de prise en compte de son objectif propre
  • Le degré de prise en compte de l’objectif de l’autre (partenaire ou adversaire, selon les cas).

Dans le cas d’un débat, cet individu pourra donc distinguer deux axes : « degré de prise en compte de mon objectif (mon point de vue[2]) » – « degré de prise en compte de l’objectif de l’autre (le point de vue de l’autre) ».

En fonction de ces deux axes, les cinq attitudes identifiées sont : la compétition, la coopération (ou collaboration), l’accommodation, le repli et le compromis.

Le compromis se situe quant à lui au centre des deux axes : il s’agit généralement d’une prise en compte partielle des points de vue des deux parties.

Une même attitude, différents comportements

La compétition se caractérise par le fait d’accorder beaucoup d’importance à son ou ses objectifs propres, à son propre point de vue.

Cela peut se traduire par plusieurs comportements : se fâcher et le dire / affirmer son désaccord, critiquer, insulter, se moquer, reprocher, convaincre, séduire, manipuler, argumenter sans écouter, justifier sa perspective…

L’accommodation accorde quant à elle beaucoup d’importance aux objectifs de l’autre partie, à son ou ses points de vue.

Cela peut se traduire par différents actes : donner raison à l’autre / s’y rallier, se tempérer par peur de la réaction de l’autre, s’écraser, ou encore par une écoute inconditionnelle sans s’exprimer soi-même.

La collaboration reflète le fait d’accorder une grande importance aux objectifs de l’un et de l’autre, à tous les points de vue en présence. En termes de comportements, cela peut prendre plusieurs formes également : essayer de construire ensemble une vision commune, poser des questions et écouter tout en affirmant / reformulant / complétant les propos de l’autre, émettre des propositions ouvertes…

Le repli, qui se caractérise par une prise en compte minimale des objectifs de chacun, peut s’observer dans plusieurs comportements : changer de sujet, se taire, arrêter l’échange…

Le compromis, enfin, s’observe souvent dans les attitudes où les partenaires d’une discussion « mettent de l’eau dans leur vin » et concèdent certains points à l’autre tout en réaffirmant une opposition.

Identifier les attitudes et reconnaitre leurs avantages et inconvénients

Un grand enseignement de cette typologie des attitudes est qu’il n’existe aucune attitude qui soit absolument meilleure que les autres, en toutes circonstances. En fait, toutes ces attitudes sont plus ou moins appropriées en fonction des circonstances.

Ainsi, la coopération peut intuitivement nous sembler « globalement préférable », mais il existe des cas où elle n’est pas souhaitable, voire impossible. Par exemple, lorsqu’il faut décider en urgence (il n’y a pas le temps de discuter des heures), quand un partenaire de la discussion n’a pas un point de vue très affirmé (il pourrait volontiers s’accommoder, sans frustration) ou quand il s’agit d’argumenter un point de vue qui nous tient extrêmement à cœur (une attitude de compétition peut alors être plus appropriée). De même, la coopération implique d’être au moins deux à vouloir coopérer : si l’autre nous perçoit comme un ennemi à abattre, nous avons tout intérêt à nous protéger, peut-être même à nous replier en fuyant toute discussion ou en changeant de sujet.

La compétition, comme nous l’avons vu, n’est pas toujours « mauvaise ». Elle ne se manifeste d’ailleurs pas que par des comportements « agressifs » (imposer son point de vue par la force). Argumenter calmement en faveur de son point de vue, faire valoir ses droits, affirmer ses positions : cela correspond à des formes d’attitude « compétitive ». Rien n’empêche par la suite d’adopter d’autres attitudes. Les comportements compétitifs peuvent être très « doux » : ce n’est pas nécessairement parce qu’une personne s’exprime de façon posée et polie qu’elle n’adopte pas une attitude compétitive au sens du TKI. Des comportements de séduction, de manipulation ou autre sont également compétitifs : ce qui compte, c’est son objectif propre, pas ce que l’autre veut ou pense.

L’accommodation peut également être appropriée. En effet, si l’autre nous convainc par ses arguments, ou que nous considérons que notre point de vue ne nous importe pas tant que cela, ou encore tout simplement parfois par souci de préserver la relation avec l’autre, nous pouvons lui donner raison. A contrario, l’accommodation peut parfois être frustrante.

Le repli, quant à lui, peut être perçu comme non souhaitable dans l’absolu. Personne n’en ressort « gagnant ». Néanmoins, dans certains cas, par exemple quand la charge émotionnelle d’un débat est trop forte, cela peut être une bonne solution temporaire. Il s’agit par exemple de postposer la discussion. Aussi, pour des débats que l’on estime « futiles », cela vaut-il vraiment la peine de se faire du souci ? Autant changer de sujet, voire faire une blague qui n’a rien à voir. Cette attitude n’est en revanche pas avantageuse sur le long terme, de manière systématique, et ce d’autant plus si les objectifs des parties en présence se révèlent finalement importants.

A retenir

– Compétition : l’individu accorde toute l’importance à son propre point de vue

– Accommodation : l’individu accorde toute l’importance au point de vue de l’autre

– Repli : l’individu n’accorde aucune importance à aucun point de vue

– Collaboration : l’individu accorde de l’importance à son propre point de vue et à celui de l’autre

– Compromis : l’individu accorde partiellement de l’importance à son propre point de vue et à celui de l’autre

Comment aborder ce sujet avec les élèves ?

En résumé, nous pouvons catégoriser nos comportements lors d’un désaccord en fonction d’une part du degré de prise en compte de notre objectif propre (ou notre point de vue) et d’autre part du degré de prise en compte de l’objectif de l’autre (ou le point de vue de l’autre).

L’intérêt de cet outil d’analyse consiste à identifier les attitudes des différentes parties d’un désaccord et le caractère approprié ou non de ces attitudes, les effets de ces attitudes sur la situation spécifique.

Nous encourageons à utiliser cette grille de deux manières :

  • En tant qu’outil d’analyse des différentes postures dans un débat, afin de développer les capacités des apprenants à identifier les différentes attitudes et à en percevoir les forces et les limites
  • En tant qu’outil réflexif, dans un second temps, c’est-à-dire en tant qu’outil leur permettant de situer leurs propres attitudes préférentielles en situation de débats. Ceci vise à leur faire prendre conscience de leurs propres tendances relationnelles, et de leurs avantages et inconvénients.

[1] Thomas, K. W., and Kilmann, R. H. The Thomas-Kilmann Conflict Mode Instrument, 1974.

[2] Nous nous autorisons à étendre le modèle à la prise en compte non seulement des objectifs des personnes en désaccord, mais aussi des points de vue de ces personnes.

Webinaire – Développement des habiletés sociales pour les 2,5 – 7 ans

Découvrez Graines de médiateurs en maternelle

Nous sommes heureuses et heureux de vous communiquer la sortie de l’ouvrage pédagogique GRAINES DE MEDIATEURS EN MATERNELLE.

Cet ouvrage regorge d’outils et d’activités pratiques réalisables avec les enfants de 2,5 à 7 ans pour développer leurs habiletés sociales 😊 !

En attendant le rétablissement de notre boutique en ligne, vous pouvez commander cet ouvrage par téléphone au 081554140 ou par mail à info@universitedepaix.be

Prix : 35 € (+ frais de port)

Depuis les années 90, grâce à leurs nombreuses expérimentations sur le terrain, les formateurs de l’Université de Paix ont créé et développé un grand nombre d’activités et de programmes.

Les livres « Graines de médiateurs, médiateurs en herbe » (2000) et « Graines de médiateurs II » (2010) sont les fruits de ces investigations. Ces ouvrages s’adressent principalement aux enseignants et animateurs de groupes d’enfants de 8 à 12 ans.

« Graines de médiateurs en maternelle» est la continuité de cette expérience, en s’appuyant sur des moyens plus adaptés aux jeunes enfants qui n’ont pas accès à la lecture et l’écriture : activités corporelles, histoires, marionnettes chansons…

Cet ouvrage pratique se veut directement utilisable par tout professionnel en charge d’un groupe d’enfants de 2 ans et demi à 7 ans. Il contient notamment :

  • Des éclairages théoriques agrémentés d’exemples concrets
  • Plus de 60 fiches d’activités détaillées
  • Des fiches reproductibles
  • Des chansons
  • Des conseils pour manier les marionnettes
  • Des propositions de séquences d’animation

Éd. Université De Paix Asbl

Prix : 35 euros, port non compris

A l’occasion de la sortie de cet ouvrage, (re)découvrez des comptines Université de Paix !

 

Chant 1 : Catherine Bruynbroeck

Chant 2 : Pascaline Gosuin

Guitare : Julie Duelz

Montage : Julien Lecomte

Université de Paix asbl

Ensemble, apprenons à nos enfants à gérer leurs conflits autrement !

Madame, Monsieur,

Chèr.e.s ami.e.s,

Grâce à vous, l’Université de Paix poursuit depuis 60 ans son travail auprès des enfants et des adolescents en les aidant à développer leurs capacités d’écoute, d’être en relation et de communiquer, leur permettant d’aborder les conflits de façon constructive.

En cette période, plus que jamais, nos actions s’inscrivent dans le long terme et dans le développement de compétences telles que la résilience afin d’aider chacun.e à s’adapter au mieux et à rebondir face à la situation actuelle.

Que deviennent vos dons ?

Vos dons et legs contribuent directement au financement des programmes éducatifs destinés notamment aux écoles maternelles, primaires et secondaires, auprès des élèves et des adultes responsables de leur éducation.

Ainsi plus de 6000 d’entre eux bénéficient de ces formations et animations en classe chaque année !

Du nouveau dans la prévention et la gestion du harcèlement scolaire !

Cette année, l’Université de Paix adapte et propose en Fédération Wallonie-Bruxelles, le programme finlandais de prévention et de gestion du harcèlement à l’école : KiVa-UP.

L’implantation de ce programme fait l’objet d’une recherche universitaire afin de valider scientifiquement les effets de ce dispositif et ses bénéfices pour les enfants.

Ensemble, nous disons “NON” au (cyber)harcèlement et aux souffrances qu’il engendre !

Tenez-vous informé.e.s des nouveautés !

Depuis le début de l’année, l’équipe de l’Université de Paix a œuvré sans relâche au développement de ses programmes de formation, à leur adaptation et au lancement de son tout nouveau site internet www.universitedepaix.org

Découvrez-y toutes les informations relatives à nos formations et à nos nombreuses activités telles que Graines de Médiateurs en Maternelle, l’Outil Ultime pour le développement de l’esprit critique, le programme #BetterTogether pour les ados…

Vos dons déductibles à 60%

Vos dons cumulés sur l’année 2020 atteignent 40 euros ou plus ? Recevez une attestation et bénéficiez de la déductibilité fiscale portée à 60%.

La générosité que vous exprimez par ce don est un soutien et une reconnaissance pour notre travail. Nous vous en remercions chaleureusement !

Bien cordialement,

Comment développer son estime de soi ?

Les conseils de nos formateurs

Illustration : Photo by Radu Florin on Unsplash

Par Tamara Septon, étudiante en communication appliquée à l’IHECS.

Vous avez du mal à vous affirmer ? Vous n’avez pas confiance en vous lorsque vous devez accomplir une tâche ? Vous avez peut-être besoin d’un boost pour augmenter votre confiance en vous. Voyons ensemble divers conseils et outils qui permettent de développer son estime de soi et ainsi se sentir plus à l’aise dans la vie de tous les jours. Voici quelques conseils que les formateurs de l’Université de Paix asbl vous partagent.

Laissez tomber vos croyances « limitantes »

Ce sont celles qui vous empêchent d’accomplir certaines actions dans votre quotidien parce que, par exemple, vous ne vous en sentez pas capable. Il faut dans un premier temps identifier ces croyances limitantes. « Il faut que je sois comme ça », « Je dois agir de cette manière »… Vous vous dites que vous devez être fort, parfait… Mais personne n’est parfait. Tout le monde a ses forces et ses faiblesses.

L’estime de soi, c’est la connaissance de soi. Les personnes qui ont confiance en elles ne sont pas plus compétentes ou exceptionnelles que d’autres, elles acceptent juste le fait de ne pas être parfaites. Elles avancent et acceptent qui elles sont.

Une fois ces croyances identifiées, détachez-vous-en. Essayez de voir le réel tel qu’il est. Elles ne se vérifient pas dans toutes les situations, il faut les nuancer, les contrebalancer avec des qualités. Par exemple : « Je ne suis pas que timide… Je suis aussi très à l’écoute ! ». Ne vous réduisez pas à une seule dimension de vous-même.

Félicitez-vous lors des petites victoires

Vous accomplissez tant de choses tous les jours sans même vous en rendre compte. Le seul fait de se dire « J’ai réussi ! », « J’y suis arrivé ! », fait du bien. Cela développe votre conscience de votre valeur. Quand on manque d’estime de soi, on laisse trop souvent sa voix intérieure dire « Je n’en suis pas capable », « Je n’y arriverai pas »… Mais il faut faire taire cette voix et laisser celle qui encourage : « Je peux le faire ! ».

Agissez en adéquation avec vos valeurs

Il est important de vous demander… Qu’est-ce qui est important pour moi ? Quelle image ai-je de moi-même ? Qu’est-ce qui me tient à cœur ? Quelles sont les valeurs qui m’importent ? Après avoir réfléchi à ces questions, vous pourrez vérifier si vous agissez dans votre vie en adéquation avec ce que vous ressentez, avec vos valeurs. Plus ce sera le cas, meilleure sera votre estime pour vous-même.

Fixez-vous des objectifs

Fixez-vous un objectif à long terme. Celui-ci devra être scindé en plusieurs sous-objectifs plus petits et ces derniers seront atteints en réalisant des petites actions concrètes que vous aurez définies. C’est en allant étape par étape que l’on atteint nos objectifs. Nul besoin d’aller trop vite. Et en cas d’échec de l’accomplissement d’une action, il faut apprendre à relativiser. Pas d’inquiétude, cela fait partie de l’apprentissage.

Lancez-vous dans de nouvelles expériences

Pour pouvoir être fier de ce que l’on a accompli, il faut oser tenter des expériences. Se sentir capable d’accomplir une tâche est un point de base de la confiance en soi. Découvrez, lancez-vous. En développant ces points, vous arriverez au SACRE de l’estime de soi : Sécurité, Appartenance, Connaissance de soi, Réussite.

Envie d’en apprendre plus ?

Si vous souhaitez aller plus en profondeur sur le sujet, l’Université de Paix propose une formation pour développer l’estime de soi. Si souhaitez apporter certains de ces outils à des enfants, une formation est également adaptée pour développer l’estime de soi chez les enfants.

L’Université de Paix en quelques mots

Cette asbl namuroise a pour objectif principal de partager des savoirs et outils afin d’améliorer le dialogue entre tous et maintenir un climat de paix. Pour ce faire, l’Université de Paix propose des formations sur les gestions de conflits et les thématiques qui y sont liées. L’asbl souhaite favoriser un meilleur « vivre ensemble » ainsi qu’éduquer, sensibiliser les jeunes et les enfants à cet esprit en proposant des formations aux personnes qui travaillent avec eux et en intervenant dans les écoles.

Découvrez-en plus sur le site www.universitedepaix.org

Retour de l’atelier pour médiateurs : « Le conflit et moi : comment je me positionne face au conflit ? »

Retour de l’atelier pour médiateurs : « Le conflit et moi : comment je me positionne face au conflit ? », le mercredi 14 octobre 2020, 9h30-12h30, dans le cadre de la Semaine de la médiation 2020

Par Esther Alcala Recuerda, Formatrice à l’Université de Paix

L’objectif principal de cet atelier était de prendre conscience de notre manière personnelle de vivre le conflit : comment j’ai appris à me le représenter, à le vivre et à réagir à lui (histoire familiale, expériences passées…), et ainsi observer l’influence que ma vision globale du conflit peut avoir par rapport à ma posture professionnelle en médiation. En effet, la manière dont nous nous relions au conflit va colorer notre mode de gestion de ce dernier, en tant que partie ou en tant que tiers.

En début de matinée, les participantes ont pu identifier et exprimer leurs représentations du conflit au moyen de différents jeux et mises en action et, après la pause, elles ont pu reconnaître leurs modes de résolution habituels et s’ouvrir à d’autres chemins possibles de résolution, plus ou moins adaptés selon les circonstances.

Elles ont également pu analyser l’importance du contexte (urgence, danger, degré de confiance avec l’autre, importance de cette relation, etc.) et de la disponibilité de chaque partie en conflit (énergie et temps que je peux/veux consacrer, intensité émotionnelle, compétences socio-relationnelles dont je dispose et que je mets en jeu, etc.) au moment de décider, consciemment, l’attitude que je veux adopter quand je suis en conflit.

Ceci pourra leur permettre d’identifier les positionnements des parties en conflit qui leur demandent une médiation et d’ajuster leur posture de tiers selon les circonstances. Pourquoi suis-je médiateur ? Comment aider les parties en conflit à sortir de leurs postures habituelles ? En tant que médiateur, cette prise de recul est indispensable. 

Cet atelier est une mise en bouche des différentes formations que l’Université de Paix propose pour la formation continue des médiateurs agrées.