Témoignages

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Des comptines pour la gestion des conflits en maternelles !

L’Université de Paix asbl développe des outils pour apprendre à gérer les conflits et les émotions dès la maternelle !

Un ouvrage avec des activités concrètes sortira en 2020 !

En attendant, voici déjà 5 comptines à partager avec nos tout-petits !

 

Chant 1 : Catherine Bruynbroeck

Chant 2 : Pascaline Gosuin

Guitare : Julie Duelz

Montage : Julien Lecomte

Université de Paix asbl

« Il faut que le pouvoir arrête le pouvoir » (Montesquieu)

[EDITO #148] « Pour qu’on ne puisse abuser du pouvoir, il faut que, par la disposition des choses, le pouvoir arrête le pouvoir » – Montesquieu

Pouvoir et abus de pouvoir. Les deux semblent souvent associés. Le pouvoir « corromprait » et la concentration des pouvoirs pourrait générer des abus. Par cette citation, Montesquieu invite à ce que le pouvoir soit organisé de telle sorte à comprendre en lui-même ses propres garde-fous. Autrement dit, qu’il ne permette pas l’exercice d’un pouvoir « absolu », « totalitaire », mais au contraire qu’il favorise un juste équilibre dans l’expression des différents pouvoirs.

La séparation des pouvoirs est sans doute l’un des fondements principaux des démocraties contemporaines. Le suffrage universel est une manifestation parmi d’autres des moyens de « réguler » le pouvoir, de l’évaluer, de le critiquer et de le remettre en cause. A ce titre, la percée électorale ou populaire de courants autoritaires (en Europe ou ailleurs) a de quoi soulever des inquiétudes…

A d’autres échelles, dans les entreprises et organisations, par exemple, il est question de développer des modes de management qui permettent aux employés de déployer tout leur potentiel, et donc, en quelque sorte, leur pouvoir.

Dans un article issu de la réflexion du Conseil académique en gestion de conflits et en éducation à la paix, nous nous situons dans ce niveau plus organisationnel, voire interpersonnel, dans lequel il y a un déséquilibre de pouvoir qui rend une négociation raisonnée impossible : le « rapport de forces » est clairement désavantageux. Comment récupérer du pouvoir d’action ?

A l’Université de Paix, nos programmes éducatifs, nos formations et nos ressources visent une forme d’émancipation, ou encore d’« empowerment ». Il s’agit de donner aux participants les clés de compréhension (conscience) et d’action pour se rendre eux-mêmes plus libres et responsables de leurs comportements…

> Découvrez le trimestriel n°148 de l’Université de Paix.

Trimestriel 148 (septembre 2019 – novembre 2019)
 

J’ai (encore) débattu sur Internet (et j’aurais pas dû)

Routine matinale. Je lis un peu les sites de presse et parcours mon « fil d’actualités » sur les médias sociaux. Je tombe sur un thème qui m’interpelle. En-dessous, je découvre des commentaires postés par une personne qui m’est inconnue. Son avis ne me plait pas. Je dégaine mon clavier et pars au front. Une fois ma réponse envoyée et l’impulsivité retombée, je m’interroge : qu’est-ce qui m’a (encore) pris ?

Par Julien Lecomte

La personne qui a posté initialement l’avis qui ne me plait pas me répond à son tour. Il n’est pas très courtois, se moque un peu de mes arguments et en profite pour lâcher quelques attaques « ad personam » (c’est-à-dire dirigées contre la personne et non contre les idées). Mon sang bout à nouveau, je me précipite pour lui adresser mes contre-arguments. Une fois, deux fois, trois fois… Pourquoi ne retiens-je pas les leçons ?

Apprivoiser mes réactivités

Dans ce débat, je réagis comme par réflexe, et non tant en fonction de ce à quoi j’aspire. C’est l’un des enseignements de la pleine conscience et des courants connexes à propos de la gestion des émotions, notamment : j’ai des tendances à l’action, des manières de penser et des comportements que je privilégie de manière quasiment automatique dans certaines situations.

Au quotidien, nous sommes confrontés à des choses qui nous interpellent ou nous font réagir. A fortiori, les médias tâchent pour la plupart de capter notre attention, en jouant sur la corde émotionnelle. Les articles qui nous émeuvent ou nous indignent sont les plus visibles. Nous sommes donc parfois pris dans une forme de réactivité émotionnelle brute. Une alternative, c’est juste de prendre conscience de ces processus, sans s’autoflageller, avec une curiosité ouverte et une bienveillance pour soi. Prendre le temps, ne seraient-ce que quelques secondes, pour observer ce qui se passe dans mon corps, dans mes tripes, dans mes pensées. C’est là, et c’est ok.

Dans un second temps, après avoir fait ce chemin de conscience, il s’agit de récupérer du pouvoir d’action : au lieu de foncer tête baissée dans mes réactivités, ne puis-je pas développer une manière de répondre qui me convienne davantage ?

Mesurer nos objectifs

Avec un peu de recul, je constate qu’après de tels échanges (en ligne ou de visu), je me sens parfois frustré. J’ai dépensé beaucoup d’énergie pour un résultat insignifiant.

Une alternative à cette manière d’agir consiste à essayer de clarifier mes objectifs et ceux de l’autre personne avec qui je souhaite discuter. Ce questionnement relève de l’application de la grille de lecture de Thomas et Kilmann. Ces deux auteurs, sur base des objectifs des parties en conflit, distinguent différents types d’attitudes possibles face à un désaccord. Celles-ci sont toutes plus ou moins appropriées en fonction de la prise en compte de ces objectifs.

Mes objectifs sont-ils si importants que je me lance dans une discussion avec une personne que je connais peu ? Qu’ai-je à « gagner » en la faisant changer d’avis ? En quoi est-ce important pour moi ? S’agit-il de convaincre l’autre, d’influencer les spectateurs du débat, ou encore d’autre chose ? Cela vaut-il la peine d’investir du temps et de l’énergie en ce sens ? Ainsi, si mon objectif n’est pas très important, je peux tout simplement éviter la discussion, ou encore même laisser l’autre avoir raison, c’est-à-dire m’accommoder de ses idées.

De plus, il est important de jauger les objectifs de l’autre. Cherche-t-il à avoir raison à tout prix, quitte à sacrifier la relation (attitude de compétition agressive), ou est-il ouvert au fait de considérer mes objectifs lui aussi ? S’agit-il de discuter « face à un mur » ou une co-construction est-elle possible, jusqu’à une coopération dans l’élaboration des idées ? Pour coopérer, il faut être au moins deux à avoir envie de le faire. Dans le cas contraire, j’ai plutôt intérêt à me protéger, à moins d’avoir un objectif qui dépasse notre situation (par exemple, informer le public du débat).

Bien sûr, ce « chemin de conscience » est loin d’être évident, et il n’y a pas une attitude meilleure que l’autre dans l’absolu (répondre ou ne pas répondre, argumenter ou écouter, etc.). Hier encore, je me suis surpris à taper sur les touches de mon clavier, la mâchoire serrée et les sourcils froncés… Et vous, vous les vivez comment, vos désaccords en ligne ?

[Vidéos] 25 ans de Communication NonViolente (CNV)

[Communication NonViolente – CNV] 25 ans de la CNV en Belgique !

Capsules vidéo réalisées avec Action Médias Jeunes asbl.

Jean-François Lecocq – Formateur Certifié en CNV – Histoire de la CNV en Belgique. Comment la CNV s’est-elle développée en Belgique ?

Catherine Bruynbroeck – Enseignante, Détachée Pédagogique à l’Université de Paix : comment faire respecter une consigne en classe, de manière nonviolente ?

Régine Boone – ACNV-BF – Association pour la Communication NonViolente en Belgique francophone – Quel devenir pour la CNV en Belgique francophone ?

Claire Struelens – Formatrice en Communication NonViolente (CNV) à l’Université de Paix asbl – Comment rester zen ? Comment garder son calme ?

Isabelle Brouillard – Coordinatrice de l’Université de Paix, Médiatrice – Utilité de la CNV (Communication Nonviolente) dans la médiation

Anne Bourrit – Formatrice Certifiée en Communication Nonviolente (CNV) – Astuce CNV

Jean-François Lecocq – Formateur Certifié en Communication NonViolente (CNV) – La CNV et les missions de l’Université de Paix

Arnaud Deflandre – ACNV-BF – Association pour la Communication NonViolente en Belgique fr.

https://cnvbelgique.be

Anne Bruneau – Formatrice Certifiée en CNV – la CNV dans l’aide à la jeunesse

Anaël Lecocq – Psychologue clinicien, Administrateur UP – Comment gérer la colère des enfants ?

Karine Ferfers – Formatrice Certifiée en CNV – CNV et multiculturalité. En quoi la CNV permet-elle de travailler le multiculturel ?

François Bazier – GRH, superviseur, formateur – Quelles plus-values de la CNV dans le milieu professionnel (Communication NonViolente) ?

Julien Lecomte – Chargé de communication, Formateur UP – La CNV sans la manipulation. Peut-on utiliser la CNV pour manipuler autrui ? Comment s’en prémunir ?