Implanter le programme Graines de médiateurs (2013-2014)

Page relative à l’appel à candidatures 2013-2014 suite au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

> Présentation générale du programme

> Implantation complète dans votre école

> Interventions « à la carte » sur base du programme

> Sources de subsides possibles

Implanter « Graines de médiateurs – Programme de prévention de la violence à l’école primaire » dans votre école / votre classe. Mettre en place dans l’école, dans la classe, une dynamique de respect de chacun, d’éducation à la paix et à la citoyenneté afin – notamment – de permettre la pratique de la médiation.

Personnes concernées

  • Vous êtes enseignant/directeur/parent ;
  • Vous êtes convaincus de l’utilité de travailler en prévention la gestion des conflits et l’apprentissage de la médiation à l’école ;
  • Votre école n’a pas les moyens de s’offrir une formation longue…

Grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Université de Paix propose le programme de formation longue « Graines de médiateurs » pour la période de septembre 2013 à août 2014.

Par an, sont compris dans le projet :

  • 9 animations d’1h40 pour deux classes primaires d’une école, suivies de 9 séances de coaching avec le/la titulaire
  • 2 journées de formation à Namur pour ces mêmes titulaires, lundi 3 février 2014 et lundi 17 mars 2014
  • 2 journées de formation pour l’ensemble de l’équipe (à prendre en charge par la FOCEF ou le CECP )
  • Une journée de formation à Namur pour les directions, le vendredi 10 janvier 2014
  • Une conférence pour les parents, les enseignants, l’ensemble de la communauté éducative
  • Le livre pédagogique « Graines de médiateurs II »

Infos supplémentaires et contact

  • Page du programme de formation « Graines de médiateurs » réalisé à la demande
  • Université de Paix  asbl [C/o Julie Duelz] – 4, Bd du Nord – 5000 Namur (j.duelz@universitedepaix.be – 081 55 41 43).

 

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Université de Paix propose le programme de formation longue « Graines de médiateurs » à prix réduit dans 5 écoles tous réseaux confondus en Communauté française et ce, pour la période de septembre 2013 à août 2014.

Entretien avec Patricia Patfoort

L’Université de Paix est en réseau avec divers organismes tant en Belgique que dans le monde. Entretien avec Patricia Patfoort, conceptrice du modèle « Majeur-mineur-Equivalence », co-fondatrice et présidente de l’asbl De Vuurbloem, active dans l’éducation à la nonviolence en Flandre.

Des propos initialement recueillis par Christine Cuvelier et publiés dans le trimestriel du mois de décembre 2008 de l’Université de Paix.

Bonjour, Patricia. Si nous te demandons de te présenter ainsi que De Vuurbloem, que dirais-tu ?

Je me vois comme une femme heureuse, qui est arrivée à faire dans la vie, et en particulier dans sa profession, ce qu’elle voulait et veut. Même si j’ai aussi eu des moments difficiles dans le courant de ma vie d’environ 60 ans maintenant. Et je me sens maintenant encore toujours en plein milieu de cette vie très active et pleine de projets. Je pense que je suis une personne optimiste, énergique, volontaire, persévérante et auto-disciplinée.

Je suis aussi une mère comblée, avec mes deux fils d’une trentaine d’années, avec qui j’ai une telle belle relation qu’elle m’émeut souvent. Je suis aussi une belle-mère comblée : les relations avec mes deux belles-filles me rendent souvent particulièrement heureuse. Et puis il y a comme cerises sur le gâteau encore mes deux petites-filles de 3 ans, des jumelles, avec qui je construis une relation qui me satisfait beaucoup et me donne beaucoup de joie.

Et puis bien sûr, il y a aussi ma profonde relation avec mon mari, qui me donne énormément de satisfactions et de bonheur.

Je fais régulièrement du sport (alpinisme, marche en montagne, cyclisme), et je joue très régulièrement de la musique (je viens de commencer l’accordéon il y a un peu plus d’une année, après avoir fait du piano toute ma vie). J’aime beaucoup la nature et les animaux (nous en avons pas mal à la maison), et je trouve l’écologie très importante.

Mon activité professionnelle, sur le thème de la prévention, gestion nonviolente et transformation des conflits, est continuellement entremêlée avec ma vie privée : il est très important pour moi de mettre en pratique ce à quoi je crois et ce que j’offre aux autres. Ce n’est que comme cela que je peux me sentir bien, être en paix avec ma conscience. Mais à côté de cela je vois aussi tous les résultats fabuleux que cela apporte dans toutes mes relations autours de moi, même avec le papa de mes enfants (qui n’est plus mon mari depuis presque 30 ans), sa femme et leur fils adolescent. Avec eux on a aussi construit une très belle relation d’affection et de confiance.

Je ne sais pas si cette présentation est très brève, mais j’ai le sentiment qu’il y a tellement dans ma vie, qu’il m’est difficile de la faire plus courte…

Et puis De Vuurbloem. C’est un centre à Bruges que j’ai créé en 1991, ensemble avec Josiane Burrick. Nos chemins de nonviolence se sont rencontrés à un certain moment, et nous avons décidés de travailler ensemble. Maintenant, nous sommes environ une vingtaine dans De Vuurbloem, surtout sur base de bénévolat, car nous n’avons pas beaucoup de finances. Nous ne sommes pas subsidiés. Mais je vois que nous avons un énorme potentiel humain dans notre centre : plein de bonne volonté, plein d’initiatives, plein d’activités. C’est très beau. Nous travaillons beaucoup dans l’éducation (familles, élèves de tous âges, enseignants, éducateurs, adolescents dans des situations difficiles), dans des prisons (avec des groupes de dix détenus, souvent des gens qui ont tué), avec des gens qui s’occupent de personnes âgées, des sections de police, des religieux, etc. (1). Nous donnons des conférences, des formations, faisons des médiations, accompagnons des personnes dans des situations de conflits ou des équipes qui fonctionnent difficilement. En fait, nous cherchons à offrir une réponse, une aide à n’importe quelle demande en rapport avec la prévention, gestion et transformation des conflits.

Je travaille comme conférencière, formatrice et médiatrice dans De Vuurbloem. En dehors De Vuurbloem, je fais aussi encore des formations dans des situations de conflits inter-ethniques, par exemple au Kosovo, dans le Caucase, dans différents pays d’Afrique.

Il y a plusieurs années, tu as participé aux formations proposées par l’Université de Paix. Quel impact ces formations ont-elles pu avoir dans ton quotidien privé, professionnel ?

Ces formations ainsi que les nombreux contacts personnels et d’amitié que j’ai eu avec les différents formateurs m’ont énormément apporté sur mon chemin de la nonviolence. Cela m’a aussi beaucoup inspiré pour les méthodes et techniques de travail pour nos formations. Cette période a été une base importante tant pour mon travail que pour la création De Vuurbloem, et aussi, c’est certain, pour comment j’ai construit la nonviolence dans ma vie privée.

Auteure, conférencière, formatrice et médiatrice dans le domaine de la transformation des conflits et la gestion nonviolente des conflits, tu as mis au point un cadre théorique original, le cadre MmE. Peux-tu nous le décrire ?

C’est difficile de faire cela en quelques lignes. Et surtout sans schémas. Car c’est justement cela qui est important dans ce cadre. En fait dans ce cadre il y a deux colonnes: celle de gauche est celle du modèle Majeur-mineur, qui est à la base des mécanismes de la violence, et celle de droite est celle du modèle de l’Equivalence, qui est à la base de la nonviolence. Ce sont des modèles très simples, et surtout très reconnaissables, ce qui fait qu’ils permettent aux gens de mieux situer ce qu’est la violence, de voir tout ce qui est contenu dans la violence, et donc comment ils y contribuent aussi eux-mêmes. Et surtout, ensuite, ces modèles permettent de déduire clairement à quoi ressemble l’alternative pour la violence, la nonviolence. Et ils offrent à la fin de ce parcours un schéma d’un processus pour résoudre les conflits de façon équivalente et nonviolente.

A mon avis, ce cadre explique la nonviolence d’une façon logique, presque mathématique, et ainsi je dirais irréfutable. Cela peut être assez confrontant. Mais c’est clair, et je pense très utile pour développer la nonviolence.

Bien sûr ce cadre est tout à fait en concordance avec toutes les autres façons de présenter et travailler la nonviolence et de gérer les conflits de façon constructive. Mais c’est une autre façon de le faire, avec certains avantages particuliers.

Comme l’Université de Paix, tu a participé à la conférence internationale clôturant la première phase de la recherche-action européenne Daphné II sur la prévention de la violence en maternelle. Tu y as présenté ton modèle de transformation des conflits « Majeur-mineur-Equivalence (MmE) ». Que peut-il apporter dans le cadre de l’élaboration d’un programme européen d’éducation à la paix pour les enfants, les enseignants… ?

Je pense qu’il peut être très utile pour aider les enseignants à clarifier pour les enfants ce qu’est exactement la violence, comment elle naît et se développe, et donc comment les enfants y participent,  souvent sans qu’ils ne le veuillent ou ne l’ont cherché. Un gros problème c’est que les enfants veulent et ont besoin de se défendre et de se protéger, et que souvent ils ne savent pas comment le faire autrement qu’en utilisant de la violence. Il n’est donc pas seulement important que les enfants comprennent mieux ce qu’est la violence et se rendent compte qu’ils y participent et comment, mais aussi qu’ils sachent comment se défendre d’une autre façon. Il faut que ce que nous leur proposons soit réaliste et acceptable pour eux. Je crois que les modèles MmE peuvent beaucoup aider dans ce cheminement.

Quels sont tes projets pour l’avenir ?

Ce que je veux surtout, c’est continuer comme je suis en train de faire. Je suis très satisfaite de ce que je fais, de la vie que je mène, tant personnelle que professionnelle. Mais il y a certainement encore un tas de groupes et de personnes avec lesquelles je voudrais travailler, à qui je voudrais apporter les modèles MmE. Surtout des personnes qui ont du pouvoir dans la société, des responsables, des politiciens. J’ai l’impression que souvent ces personnes-là ne prennent pas le temps de réfléchir à et d’étudier ce genre de choses-là. Et puis j’ai aussi encore plusieurs projets de livre. J’ai encore tellement d’idées et d’histoires que je veux mettre sur papier. Et je pense aussi éventuellement à un film pour lequel je voudrais écrire le scénario. Et puis, il est important pour moi qu’il y ait de plus en plus de groupes qui travaillent sur les exercices de mon dernier livre. Il y a déjà plusieurs de ces groupes de lecture/travail, aussi à l’étranger (mes livres ont paru en plusieurs langues). Et puis il est aussi important pour moi que De Vuurbloem se développe le mieux possible, donc je veux soutenir nos nouveaux formateurs/formatrices et autres collaborateurs.

Et enfin, un grand souhait que j’ai, c’est de pouvoir travailler plus à fond, sur de plus longues durées, avec des groupes de différentes ethnies qui sont en conflit les uns avec les autres, et travailler jusqu’à élaborer des solutions.

Quel est le meilleur compliment que nous puissions te faire ?

Quelle belle question… En cherchant à te répondre, je me dis d’abord que je reçois souvent et beaucoup de compliments, ce n’est donc pas vraiment que cela me manque. J’ai de la chance. Parce que c’est très agréable de recevoir un compliment. Mais un de plus fait naturellement encore toujours plaisir…

Je crois qu’un des plus beaux compliments que des gens peuvent me faire, c’est quand j’ai géré une situation complexe dans le cours d’une formation, une situation qui ne peut pas être préparée, et qu’au moment même j’arrive à orchestrer de telle façon que tout le monde se sent bien et en sort un maximum. Alors je suis fière de moi-même, et cela me fait plaisir quand d’autres s’en sont rendus compte et me le disent, et me félicitent pour cela.

En quelques mots et en guise de conclusion, le mot de la fin pour toi, ce serait…

Je suis très heureuse que l’Université de Paix m’ait demandé cette interview, car j’ai toujours beaucoup apprécié l’Université de Paix, son travail et son œuvre ; elle m’a beaucoup donné, j’ai toujours gardé le contact avec elle et avec différents de ses collaborateurs. Alors je suis très heureuse qu’aujourd’hui elle se soit intéressée à mon travail sous cette forme, et aussi le fasse connaître de cette façon dans la partie francophone du pays. Je vous en suis reconnaissante.

20 ans de Communication Nonviolente en Belgique

Le 7 mai 1993 au château de Vierset, l’Université de Paix organisait la première formation en Communication Nonviolente en Belgique, donnée par Marshall Rosenberg (vous en retrouverez le parcours dans le n°123 du trimestriel de l’Université de Paix, en juin 2013).

Pour fêter cet anniversaire, l’Association de Communication NonViolente de Belgique Francophone (ACNV-BF asbl) propose à chacun(e) de vivre le processus de la CNV, lors de la journée festive organisée le mercredi 1 mai 2013 de 10h00 à 17h30 à Louvain-la-Neuve, aux auditoires Socrate.

Au programme, entre autres :

  • Des témoignages de pionniers de la CNV en Belgique et de son développement durant ces 20 années (avec notamment Anne Bourrit, Jean-François Lecocq – formateur à l’Université de Paix, Thomas d’Ansembourg, Anne van Stappen…).
    On y parlera aussi de l’impact de la CNV dans les milieux où elle est diffusée : écoles, entreprises, associations, hôpitaux, familles, police…
  • Des ateliers en CNV pour tous les âges, selon la créativité et l’imagination des animateurs : le changement social, la médiation, l’éducation, la relation dans le couple, les enfants, l’entreprise, les groupes de pratique, le partage d’expériences, la relation à la nourriture, la culpabilité, les pistes de danse CNV…

CNV : entretien avec Thomas d’Ansembourg

Article initialement paru dans le trimestriel n°75 de l’Université de Paix, en 2001.

Cessez d’être gentil, soyez vrai ! est un seau d’eau lancé pour nous réveiller de notre inconscience. Il y a urgence à être davantage conscients de notre manière de penser et d’agir. En illustrant ses propos d’exemples percutants, Thomas d’Ansembourg explique comment notre tendance à méconnaître nos propres besoins nous incite à nous faire violence et à reporter sur d’autres cette violence. Pour éviter de glisser dans notre spirale d’incompréhension, il s’agit de reconnaître nos besoins et d’en prendre soin nous-même plutôt que de nous plaindre du fait que personne ne s’en occupe. Ce livre, préfacé par le psychanalyste québécois Guy Corneau, est une invitation à désamorcer la mécanique de la violence, là où elle s’enclenche toujours : dans la conscience et le cœur de l’Homme.

Né en 1957, Thomas d’Ansembourg a été avocat et conseiller juridique. Parallèlement, il s’est engagé pendant près de 10 ans comme responsable-animateur d’une association qui s’occupe de jeunes en difficulté. C’est en écoutant ces jeunes qu’il a pu se rendre compte que la plupart de leurs comportements souvent considérés comme déviants représentent l’expression tragique de besoins fondamentaux (identité, tendresse, reconnaissance,…) qui n’ont pas trouvé d’autre mode pour se dire.

Formé à différentes approches psychothérapeutiques, particulièrement à la méthode de Marshall Rosenberg, il anime des formations et donne des conférences.

Cessez d’être gentil, soyez vrai ! est son premier livre paru aux Éditions de l’Homme.

Université de Paix : Pourquoi avoir écrit ce livre ?

Thomas d’Ansembourg : Pourquoi ? Parce que, en me disant dans ce livre, je veux illustrer la méthode de Communication Nonviolente que Marshall Rosenberg a mise au point et m’a enseignée. Ce processus de compréhension de soi et de l’autre a contribué à changer fondamentalement ma vie professionnelle et ma vie affective.

Parce que je souhaite participer activement à la construction d’une culture de paix. Au-delà d’une méthode de communication, la Communication Nonviolente permet un art de vivre la relation dans le respect de soi, de l’autre et du monde alentour. Cet art, j’ai eu l’envie de le traduire dans un langage simple et ce, afin d’aider d’autres personnes à devenir fidèles à elles-mêmes, tout comme je le suis à moi-même.

Parce que… si les principes de la Communication Nonviolente sont faciles à saisir, c’est la pratique qui demeure difficile. Je souhaiterais que ce livre, fondé sur mon expérience et ma pratique, puisse constituer «un support pédagogique concret» pour toute personne en route vers un lieu de rencontres vraies entre les êtres.

Quelle est l’articulation de la Communication Nonviolente ?

La Communication Nonviolente est un processus en 4 points qui dissocient les différents stades de la communication.

L’observation d’une situation suscite en nous des sentiments qui nous renseignent sur nos besoins. Ayant pris conscience de nos besoins, nous pouvons enclencher une demande ou encore une action concrète plutôt que de nous plaindre que personne ne s’occupe de nous ou d’agresser l’autre pour qu’il prenne soin de nos besoins à notre place.

Ce processus est une approche «tout terrain» qui peut être utilisée avec soi, l’enfant, l’adolescent, le couple ou dans les rapports professionnels. J’insiste particulièrement sur un bon usage du vocabulaire de notre vie intérieure : décrire ce que nous ressentons précisément et quels sont nos besoins. Être «découragé» ou «captivé» exprime des nuances plus justes et plus riches que «j’en ai marre» ou c’est «génial !».

Comment expliques-tu le succès de ce livre ?

Comme vous sans doute, je suis fatigué de la violence et de l’intolérance et fatigué du sentiment d’impuissance que ces situations suscitent la plupart du temps. Par ce livre, je réponds à un besoin, celui de mettre à disposition de tous un processus simple et pratique favorisant un dialogue authentique entre personnes libres et responsables. Cette démarche nous invite à nous plonger au cœur de notre façon de dialoguer avec nous-mêmes et avec les autres.

Le mot de la fin…

Mon principe de vie : stimuler à la fois la vérité et la bienveillance dans nos rapports humains en acceptant que si la vérité n’est pas toujours confortable à dire ni à vivre, elle favorise des relations plus saines, plus durables et surtout plus joyeuses.

 

Annexe – Les quatre étapes du processus de la Communication Nonviolente

1. Observer une situation sans juger ni interpréter

Ne dites pas : «Je suis nul.»

Dites plutôt : «Je n’ai pas obtenu les points nécessaires pour passer mes examens.»

2. Identifier son (ses) sentiments

Ne dites pas : «Je suis vraiment bon à rien.»

Dites plutôt : «Je suis à la fois découragé et en rage.»

3. Identifier son (ses) besoins

Ne dites pas : «Je vais d’échec en échec.»

Dites plutôt : «J’ai besoin que mes efforts soient reconnus et que j’aie confiance en moi.»

4. Formuler une demande concrète, réaliste, positive et négociable

Ne dites pas : «Je n’y arriverai jamais.»

Dites plutôt : «Je vais me donner le temps de me demander si je fais vraiment les études qui me conviennent et qui permettent de développer mes talents.

 

« Nous sommes souvent plus habiles à dire leurs quatre vérités aux autres qu’à leur exprimer simplement la vérité de ce qui se passe en nous. Nous n’avons d’ailleurs pas appris à tenter de comprendre ce qui se passe en eux. Nous n’avons pas d’avantage appris à être complaisants, à porter un masque, à jouer un rôle. Nous avons pris l’habitude de dissimuler ce qui se passe en nous afin d’acheter la reconnaissance, l’intégration ou un confort apparent plutôt que de nous exprimer tels que nous sommes. Nous avons appris à nous couper de nous-mêmes pour être avec les autres ».

Selon Thomas d’Ansembourg, la violence au quotidien s’enclenche par cette coupure : la non-écoute de soi mène tôt ou tard à la non-écoute de l’autre, le non-respect de soi mène tôt ou tard au non-respect de l’autre.

Communiquer… C’est comme danser!

Découvrez les pistes de danse CNV… pour résoudre vos problèmes de communication

Au-delà d’une compréhension mentale, la pratique des « Pistes de Danse CNV » facilite l’accès à une compréhension corporelle claire, souple, profonde.

Un week-end pour aller plus loin dans la Communication Nonviolente d’une façon plaisante, originale et inspirante. Imaginées et mises au point par Bridget Belgrave et Gina Lawrie, formatrices anglaises en Communication Nonviolente, les « Pistes de Danse CNV » sont une représentation spatiale du processus de la Communication Nonviolente.
Ces pistes de danse sont parsemées de différents groupes de grandes cartes posées sur le sol en fonction des différents thèmes abordés. Les danseurs se déplacent sur les cartes au fur et à mesure de leur avancée dans le processus de la Communication Nonviolente, chaque carte représentant un pas dans une danse de communication.
Certaines de ces danses sont des « Danses Intérieur – Extérieur », permettant d’explorer un dialogue en jeu de rôles. D’autres sont des « Danses Intérieur » permettant un processus de transformation intérieure.
Cela aide à intégrer le processus de la communication à la fois de façon visuelle, auditive et corporelle, et à se l’approprier avec souplesse, clarté, visibilité et liberté.
Les danseurs auront l’occasion d’y explorer autrement des situations de leur vécu qui est un défi pour eux. En piste !

Objectifs

  • Approfondir la Communication Nonviolente (CNV) à la fois de façon visuelle, auditive et corporelle.
  • Par le jeu des pistes de danse CNV, quitter le bavardage du mental pour ressentir simplement ce qui se vit en nous profondément dans la communication.

Contenu et méthodologie

Par le parcours de différents jeux de grandes cartes disposées au sol en fonction des différents thèmes abordés, chaque danseur est amené à explorer le processus de la Communication Nonviolente tant avec lui-même qu’avec les autres, voire même en jeu de rôles.
Cette façon originale d’approfondir la Communication Nonviolente a été mise au point par Bridget Belgrave et Gina Lawrie, formatrices anglaises en CNV… et cela se danse, se vit, tout aussi bien en français.

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires

Personnes concernées : Toute personne ayant suivi un module de formation « Introduction à la Communication Nonviolente ». Les participants sont invités à se munir de pantoufles ou de sur-chaussettes confortables.

Groupe : de 12 à 15 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 17h00

Dates : WE 8 & 9 février 2014, avec Jean-François Lecocq & Claire Struelens – Référence : 1412

Lieu : Université de Paix

Prix :

  • 170 euros
  • 150 euros (Membre adhérent UP)
  • 220 euros (Organisation)
Formation gratuite pour les professionnels de l’accueil de l’enfance, dans le cadre du décret ATL (3-12 ans) – inscription et brochure via l’Office de la Naissance et de l’Enfance – 02 542 13 90.

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires