Formations à l’Institut de Formation Judiciaire

Formations à l’Institut de Formation Judiciaire (IFJ)

De mai à septembre 2012, l’Institut de Formation Judiciaire (IFJ) a proposé aux membres du personnel de l’Ordre Judiciaire de la Fédération Wallonie-Bruxelles une vingtaine de journées de sensibilisation à la gestion des conflits au travail. Celles-ci ont été réalisées à Mons, Charleroi, Liège, Namur et Bruxelles. Entre autres conflits vécus par les participants (greffiers, collaborateurs, secrétaires de parquet…), citons des tensions entre collègues, liées entre autres à la surcharge de travail en rapport direct avec le manque d’effectifs.

Grâce à des outils de compréhension du niveau où se situe le conflit tels que la « grille d’intelligibilité du social, de J. Ardoino » (pdf sur le site de Gérard Pirotton), les participants ont été invités à agir de manière plus efficace, là où ils ont du pouvoir de changement.

Prenons un exemple : je me fâche sur mon supérieur hiérarchique qui me demande de travailler ce week-end.

  • Au niveau intrapersonnel (conflit intérieur) de la grille d’Ardoino, je suis partagé entre le souhait du travail bien fait et l’envie de passer du temps en famille.
  • Au niveau interpersonnel, je n’apprécie pas que mon responsable exige que ce soit moi qui travaille ce week-end.
  • Au niveau groupal, j’ai remplacé en partie mon supérieur lorsqu’il a été absent de manière prolongée et depuis, les membres de mon équipe me demandent de gérer les problèmes de dernière minute, parfois à la place du chef.
  • Au niveau organisationnel, il y a un nombre anormal d’absences prolongées avec certificats médicaux et les personnes absentes ne sont pas remplacées ni congédiées. Aucune question n’est posée en réunion autour des causes possibles de cet absentéisme.
  • Au niveau institutionnel, il peut y avoir des difficultés liées aux règlements et aux termes de la Convention collective en matière de temps de travail, de procédures en cas d’absence, de récupération des heures supplémentaires…

Parallèlement à cela, la distinction faits/jugements, l’expression claire des émotions et la recherche de solutions concrètes ont amené les participants à trouver des pistes de sortie à des situations pourtant récurrentes dans leur travail. Des techniques de protection et de gestion de l’agressivité les ont finalement outillés pour faire face aux critiques des collègues ou des justiciables.