médiateurs

Harcèlement à l’école et médiation scolaire

Séminaire UBMP

Source : http://ubmp-bupb.org/evenements-agenda-2/

Namur, 24/04/2017 – 10 à 13h

Demande en cours – agrément Commission Fédérale de Médiation : 3h

Intervenante : Almudena Vaquerizo Gilsanz, médiatrice agréée.

Intimidation, (cyber)harcèlement, bouc émissaire, souffre-douleur, brimades, moqueries, rejet social,… Les mots ne manquent pas pour désigner les diverses formes de violences à l’école. Pourtant, en ce qui concerne le harcèlement, le phénomène est souvent sous-estimé, voire ignoré ou passé sous silence, alors que ses conséquences psychologiques, sociales et scolaires peuvent s’avérer graves.

Que faire ? Comment appréhender ce phénomène ? Comment l’identifier ? Comment agir ? Comment le prévenir ?

En se basant sur diverses initiatives et les dernières enquêtes en la matière, cette conférence vous permettra d’approcher le harcèlement en milieu scolaire sous quatre angles: comprendre, identifier, prévenir et intervenir.

Lieu: Université de Paix (asbl) – 4, bd du Nord – 5000 Namur

Inscriptions : a.vaquerizo@universitedepaix.be ou helene.vds@ubmp-bupb.org

Bienvenue à tous. Gratuit pour les membres de l’UBMP-BUPB-BUPM – 30€ pour les non-membres (30€ = carte de membre adhérent) à verser sur le compte de l’UBMP – IBAN=BE98-0003.2526.9793. – BIC=BPOTBEB1

« Médiateurs en herbe » dans La Libre

La journaliste Fanny Leroy a assisté à une animation du programme Graines de médiateurs visant à rendre les enfants plus autonomes dans une gestion « constructive » de leurs conflits. Ce programme passe par la formation des enfants, mais aussi des adultes responsables de leur éducation, afin qu’à terme, ces derniers puissent reproduire les animations sans la présence d’un intervenant de l’Université de Paix.

Un article à lire dans La Libre du 17/03/2014.

Extraits choisis

[…] « Cet exercice, nous ne l’aurions jamais réussi au début des ateliers. Lors de la première séance, ils savaient par exemple difficilement sortir de la classe sans se bousculer », explique Marie Hargot pendant la récréation.

[…] Monsieur Frédéric, bénéficiaire de l’un de ces programmes, est convaincu de son utilité. « Il est certain que les enfants ont des réflexes bien ancrés, mais il suffit de leur rappeler le contenu des formations pour qu’ils agissent différemment lorsqu’un conflit se présente. De mon point de vue, ça m’a permis d’éclaircir ce que je faisais déjà de manière intuitive. Ça m’aide aussi à gagner du temps lorsque je suis confronté à une situation de conflit », explique l’instituteur.

[…] « Nous tentons d’amener les jeunes à canaliser leurs émotions, à vivre dans un climat de paix. Selon nous, l’école n’est pas qu’un lieu où l’on apprend des matières scolaires, mais aussi un endroit d’éducation », souligne Julien Lecomte.

> Lire l’article complet sur le site de La Libre.

Médiation scolaire à l’Institut Félicien Rops

Régulièrement, nous publions des articles et ressources didactiques dans notre revue trimestrielle. Dans l’édition des mois de juin, juillet et août, Christelle Lacour nous raconte comment une cellule de médiation scolaire a été mise en place à l’Institut Félicien Rops, à Namur.

Des médiateurs à l’Institut Félicien Rops

Suite à la réalisation du projet-pilote « Médiation scolaire (10-18 ans) » fin 2011, des médiateurs ont poussé un peu partout sur le territoire de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

A l’Institut Félicien Rops, la « cellule médiation » se compose de 4 enseignants, de la médiatrice scolaire et de 10 élèves de 15 à 19 ans. Dans le local de médiation, ils se réunissent une fois par semaine pour réaliser des médiations à travers des jeux de rôle et se répartir les tâches dans l’organisation de la cellule : impression des t-shirts avec logos, répartition des médiateurs selon le planning de médiation, aménagement du local, présentation de la cellule lors de la journée portes ouvertes,…

Qu’est-ce qui a changé depuis que les médiateurs ont terminé leur cursus d’animation ? Des parents de 3 élèves ont remercié les adultes médiateurs, notant que leur enfant était « transformé ». Parallèlement à cela, l’estime de soi et l’image que certains jeunes ont d’eux-mêmes ont été modifiées :

« Avant, j’étais le p’tit merdeux ! Maintenant on vient me trouver en disant ‘j’ai un problème' ». (A., 15 ans)

« Dans ma famille, ils voient que j’ai mûri, que j’ai grandi et que quand je me lance dans quelque chose, je le respecte et je le finis, quoi ». (H., 19 ans)

Dans leur manière de communiquer, les jeunes ont également évolué :

« J’ai appris à (…) bien choisir mes mots. Je m’engueule moins. Quand y a un problème, je vais pas spécialement le fuir en fait. Je vais tout simplement aider les gens à en parler et à trouver une solution ». (H., 19 ans)

« J’ai appris un peu le système pour régler un problème sans pour autant que ce soit moi qui donne les solutions. Je règle mes problèmes différemment maintenant ». (B., 18 ans)

« J’ai aussi appris à mieux gérer, par exemple quand mes amis me parlent d’un problème : grâce à l’écoute active, je sais comment réagir avec eux ». (L., 16 ans)

Depuis janvier, une seule demande de médiation a été officiellement honorée. Les autres médiations ont lieu de manière informelle, en classe, dans les couloirs ou en-dehors de l’école (entre amis ou en famille).

La direction soutient la cellule médiation et souhaite que la collaboration avec l’Université de Paix continue. Après sélection de nouveaux candidats médiateurs dans l’école, une première partie de cette collaboration consistera à poursuivre l’entraînement intensif et systématique à la technique du SIREP : Se calmer, Identifier le problème, Rechercher, Évaluer et Planifier l’action.

Parallèlement à cela, une campagne de sensibilisation et d’information sera mise en place pour faire connaître la cellule médiation et impliquer tous les acteurs de l’école (notamment les enseignants et les éducateurs), afin que les adultes puissent relayer le rôle de la cellule et proposer plus systématiquement aux élèves en conflit de prendre rendez-vous avec un médiateur. Les moyens proposés pour l’instant sont les suivants :
– présentation de la cellule lors de la journée portes ouvertes fin mai,
– informations de Madame la directrice sur la médiation lors de son discours de début d’année,
– nouvelles affiches plus colorées et « artistiques » dans l’école,
– diffusion de message écrits et vidéos sur les écrans télévisés dans les couloirs,
– campagne de sensibilisation dans toutes les classes,
– …

La seconde forme de collaboration entre l’Université de Paix et l’Institut Félicien Rops se traduira par une analyse de besoins (sous la forme d’enquête par exemple), afin de vérifier si la cellule médiation répond aux difficultés rencontrées par tous les acteurs de la vie scolaire, ou s’il y a lieu d’adapter l’offre à la demande, par exemple en créant une cellule « écoute » ou un espace de décompression et de détente pour les élèves.

Dans un établissement qui accueille chaque année 400 nouveaux élèves, il est évident que cela reste un énorme challenge d’informer chacun(e) et de faire en sorte que l’action de la cellule médiation soit pertinente et perdure. Un défi qu’une poignée de 15 médiateurs ont décidé de relever, des médiateurs prêts à adapter leurs interventions aux besoins réels des jeunes et des adultes en présence.
À suivre donc, dès septembre 2012 !

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Avec le soutien du Ministère de l’Enseignement de la Fédération Wallonie-Bruxelles dans le cadre du projet pilote « Médiation scolaire »

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Le reportage Plein Cadre de Canal C

Canal C – Emission « Plein Cadre » (18 minutes), le 6 juin 2011

La chaine de télévision locale Canal C a consacré un reportage de fond au programme « Graines de médiateurs ». Après avoir accompagné une classe pendant près d’un an, ils ont réalisé un documentaire de 18 minutes.

La vidéo est accessible en ligne, sur leur site