Pourquoi décoder le non verbal ?

« Ça va » est le mensonge le plus courant, explique Arnaud Blavier dans ses formations. Nous mentons en moyenne 2 à 3 fois sur 10 minutes, ajoute-t-il. L’importance de décoder le langage corporel de l’interlocuteur devient évidente : vérifier si ce qu’il dit est vrai, ou s’il cache une émotion, une pensée, un élan que son discours ne traduit pas.

Certaines expressions faciales et mimiques sont considérées comme universelles

Mais pourquoi ne pas se contenter des mots ? Parce que les mots sont plus facilement employés consciemment, alors que la communication non verbale est inconsciente, ou en tout cas difficile à contrôler consciemment (micro-expressions de moins d’une seconde, dilatation des pupilles, pigmentation de la peau, légers changements de posture, clignement des paupières…).

Le corps dit de nous ce que nous taisons : nos envies véritables, nos aspirations profondes, nos humeurs du moment, notre degré d’approbation avec ce qui est dit ou ce qui se passe. Le décodage corporel est fondamental si nous souhaitons nous connecter et communiquer à propos de notre animalité, qu’il nous arrive de refréner (à tort ou à raison) et que nous ignorons parfois en nous mentant à nous-mêmes.

La question de l’authenticité dans les relations est donc centrale dans la détection des émotions. Cette compétence fondamentale de l’intelligence émotionnelle permet de comprendre l’autre dans ce qu’il vit et souhaite, et par conséquent d’y réagir adéquatement. Ainsi je ne peux consoler et rassurer mon enfant que si je comprends qu’il est triste et qu’il a peur. Je peux orienter mon discours et mes actions en fonction de ce que j’analyse des objectifs de mon patron. Ou séduire un client pour conclure une vente. En cas de conflit, je peux aussi relever ce avec quoi l’autre est d’accord ou pas, pour imaginer des solutions adaptées. L’analyse du langage corporel et de la voix permet de déceler les premiers signes d’une agressivité croissante chez l’autre, de contre-manipuler si je ne le pense pas sincère, ou encore de dire non à ce qu’il sous-entend sans le dire clairement.

Prenons une illustration. Je reçois une amie à la maison. Durant la discussion, elle émet plusieurs signaux non verbaux, que je peux alors interpréter d’une certaine manière, en lien avec ce qui se passe. Afin de ne pas jouer les apprentis-sorciers et d’éviter les malentendus, il est essentiel de s’assurer avec la personne que ce que j’interprète correspond à ce qu’elle ressent.

Lorsqu’elle souffle plusieurs fois quand son téléphone sonne, je peux vérifier si elle est ennuyée de recevoir autant de textos, ou encore inquiétée par leur contenu.

Au moment où je lui propose de s’asseoir, elle jette un regard vers la terrasse. Je peux lui demander alors si elle préfère aller discuter là-bas, plutôt que dans le salon.

Le temps d’une conversation, une personne peut passer par de nombreux états émotionnels, plus ou moins visibles

Il est également possible de vérifier auprès d’elle si elle est tracassée par quelque chose (elle regarde dans le vide), si quelque chose que j’ai dit l’a choquée (elle fronce brièvement les sourcils après quelque chose que je viens de dire), si c’est pour elle le moment d’aller dormir (elle bâille à répétition et s’avance de quelques pas vers l’intérieur de la maison), etc.

Même si je me trompe sur certaines hypothèses que je fais, même si je n’ai pas conscience de tout ce qui l’anime à tout moment, même si je choisis parfois de ne pas en tenir compte ou de taire ce que je pense, ces « moments miroir » font partie de ce qui rend une soirée agréable. L’attention aux signes non-verbaux me place dans une posture d’écoute, non seulement de ce qui est dit, mais aussi de ce qui ne l’est pas.

L’empathie est donc en jeu dans le décodage non verbal. Si je capte le ressenti de l’autre, je peux lui renvoyer ce que j’en ai compris. Ce retour peut passer soit par le corps (en me mettant en synchronisation ou mimétisme corporel et vocal avec lui), soit par l’écoute active de son émotion (« Tu es déçu par ce changement ? »). Cette reformulation physique et psychologique donne l’autorisation à l’interlocuteur de ressentir ce qu’il ressent, peut l’aider à exprimer et à décharger son émotion (par la reconnaissance qu’il en reçoit), et l’invite à trouver des solutions ou à verbaliser ce qu’il veut.

A travers l’observation de mes expressions faciales, de mes mimiques et de mes gestes, l’autre peut d’ailleurs comprendre des impulsions et des envies dont je n’ai pas conscience. Cela peut apporter des nuances et des compléments très utiles à la connaissance que j’ai de moi.

Pour terminer, accompagner l’écoute active d’une « posture en miroir » active les neurones miroirs, si précieux dans la consolidation des liens humains entre les mammifères supérieurs que, dans les moments de stress, nous pouvons parfois oublier que nous sommes…

Décoder les émotions, dans Canal et compagnie

Le 3 novembre 2014, Christelle Lacour (Formatrice à l’Université de Paix) était présente sur le plateau de l’émission Canal et compagnie (Canal Zoom et Canal C) pour parler du décodage des émotions. Elle est intervenue en seconde partie d’émission.

Malheureusement, cette vidéo n’est plus hébergée sur le site de Canal C / Canal Zoom. Celle-ci ne nous appartient pas, et donc nous n’avons pas a priori l’autorisation de les héberger nous-mêmes. Nous allons demander aux chaines de télévision s’il n’y a pas de souci à cela ou si elles sous-traitent la gestion de leurs archives. En attendant, il n’est donc malheureusement plus possible de visionner cette vidéo.

 

> Pour (re)voir la vidéo

L’influence du non verbal sur la communication

Comment la dimension non-verbale influence notre communication – « A l’insu de la relation »

Par Vincent Philippe Hacken – Licencié en Politiques et Pratiques de Formation, Expert scientifique en Communication aux FUCAM (Mons), Consultant et thérapeute en Ethno-développement. Initialement publié dans le trimestriel n°92, en 2005.

> Voir aussi : écoute active et communication non verbale

Lorsque l’on parle de communication, on évoque un grand nombre de facteurs, de dimensions et d’aspects d’un phénomène que l’on sait complexe.

En effet, nous pouvons évoquer le contexte de communication, les acteurs ou partenaires de la relation analysée, le contenu de la communication ou les difficultés rencontrées, la systémique communicationnelle. Nous parlons ainsi de la nature de la communication, de modèles de communication, des positions dans la relation, de la dimension affective de la communication, de son impact ou de la performance de ses formes, des médias utilisés, etc.

Cependant,  la dimension non verbale est parfois ignorée. Certes, nous savons qu’elle existe, nous en connaissons l’existence et sommes capables d’en percevoir quelques aspects mais il est rare que nous prenions conscience de son extrême primauté dans les relations que nous entretenons avec nos pairs, et que nous puissions donc utiliser cette formidable ressource dans les communications que nous entretenons avec les autres.

Depuis les travaux de Desmond Morris et de E. T. Hall (pour ne citer qu’eux), nous savons pourtant que dans de nombreuses situations, quatre-vingt pour cents des informations que nous « computons » par rapport aux autres, transitent par les canaux de communication non verbale, ou du moins paraverbale. De nombreux scientifiques se sont penchés, dès les années septante du siècle passé, sur le décryptage et la compréhension de nos systèmes de perception-traitement d’informations, sur la sémantique de nos gestes. Les sciences cognitives, la psychologie, la systémique, l’anthropologie culturelle comme l’éthologie humaine ont mis en lumière de façon relativement précise les mécanismes qui régissent cette dimension cachée de la communication humaine.

La connaissance des ressorts de cette dimension insue de la communication et l’importance fondamentale de celle-ci dans l’élaboration de nos relations nous a poussé à proposer, il y a quelques années déjà, un module de formation sur la communication non verbale. Nous continuons par ailleurs d’étudier cette thématique très riche et en développement.

Les aspects de la communication non verbale

Nous envisageons l’aspect éthologique de la communication non verbale (d’un point de vue plus phylogénétique). En fait, il semble bien que cette forme de communication soit un héritage direct de très anciens aïeux, et nous avons en patrimoine commun avec bon nombre d’espèces vivantes un grand nombre de modalités non verbales.

Ainsi  pour signifier notre posture relationnelle, nos intentions comportementales comme l’attaque ou la fuite, l’intérêt ou le rejet que nous manifestons à l’égard d’autrui, nous utilisons des modalités de communication non verbales.

A travers le langage non verbal, nous régulons la possession de notre territoire, l’appartenance à notre groupe de référence, notre statut au sein de nos communautés de vie, l’état d’humeur dans lequel nous sommes.

Dans le même langage, nous sommes capables de réguler la dimension psychosociale de la relation avec nos pairs.

Nous exprimons, à notre insu souvent, la posture relationnelle que nous adoptons à l’égard des autres. Nous faisons percevoir très clairement nos tentatives d’intimidation ou de prise de pouvoir, nos mouvements de soumission ou de pacification à l’égard des autres, notre volonté de faire face ou de nous replier stratégiquement. Nous indiquons également, par ce même langage, et de façon très  précise, le statut qui est le nôtre dans la société globale, le rôle que nous souhaitons prendre dans nos cercles relationnels, nos dispositions intérieures à l’égard d’un chef, d’un subalterne, d’un membre de l’autre sexe, d’un partenaire professionnel ou d’un inconnu.

Par ce langage, de fait, nous régulons en permanence (en boucles réflexives) l’état de nos relations avec les autres et le monde et nous signifions aux autres la place que nous y prenons.

Outre le fait que nous donnons aux autres quantité d’informations sur ce que nous souhaitons ou craignons dans la relation, sur la nature de la relation que nous espérons ou sur les propositions relationnelles que nous faisons à l’autre, nous « parlons » par/dans notre corps, l’amour que nous portons à nos amis, la suspicion qui nous étreint subitement, la peur qui nous serre le cœur ou l’élan joyeux qui nous anime.

Nous parlons physiquement l’ensemble des émotions qui nous habitent. Mais nous sommes extrêmement capables, aussi, de percevoir l’état dans lequel se trouvent nos interlocuteurs. C’est la dimension psycho-affective de la communication non verbale. Nous traduisons ainsi nos états intérieurs et sommes capables de comprendre celui des autres. Une fois encore, très souvent, nous exprimons et décodons cette dimension existentielle «avec les moyens du bord» en percevant parfois sans le savoir, une série d’indices qui pourtant, sont de l’ordre factuel. La chose se passe à la limite de notre conscience parfois (ce que l’on appellera familièrement l’intuition), et certainement souvent à notre in-su, c’est-à-dire sans que nous ne puissions nommer concrètement la connaissance pourtant évidente que nous avons de ce langage.

Un grand nombre d’indicateurs physiologiques constituent la syntaxe et la grammaire corporelles de ce langage. Globalement, il est possible de les regrouper en trois grandes catégories :

  1. le langage postural ou la manière avec laquelle nous organisons l’ensemble de notre masse corporelle (posture d’attaque, de repli, de soumission, etc) ;
  2. le langage gestuel, relativement complexe et « connoté » par la culture à laquelle nous appartenons (ce que nous « faisons » de nos bras, de nos jambes et de notre col) ;
  3. le langage des mimiques enfin qui concerne lui l’ensemble des indices que nous élaborons dans/par notre visage (froncements de sourcils, sourires, plis de la bouche, etc.).

C’est au travers de ces trois dimensions corporelles que nous « parlons », à notre insu, nos états intérieurs comme la relation que nous entretenons avec l’autre. Ce sont un ensemble de connaissances que, non seulement les scientifiques maîtrisent relativement, mais que certains d’entre nous, pour des raisons psychologique ou professionnelle souvent, ont appris à décoder et à maîtriser. C’est le cas des comédiens, de certains avocats ou hommes politiques. C’est aussi parfois le cas des formateurs d’adultes.

Pour être complet dans la description des paramètres constitutifs du langage non verbal, il faut aussi ajouter la dimension para-verbale du langage, entendez l’ensemble des indices vocaux comme le débit verbal, l’intonation, le ton de voix, l’intensité vocale, etc.

Ces indices para-verbaux viennent en somme s’arc-bouter au langage postural et gestuel pour réguler/transformer/aménager le sens que nous communiquons par le langage verbal.

On s’en sera rendu compte, nous avons à notre actif une profonde connaissance et de grandes capacités communicationnelles… en deçà des mots et du langage articulé.

Au-delà de ce que nous en avons reçu comme patrimoine à la naissance (il y a bien une dimension innée dans ce langage) nous avons tous appris, de façon naturelle et insue, la syntaxe et la grammaire nécessaires à l’usage permanent et quotidien de ce langage.

L’intérêt de prendre conscience de ce langage, lorsque l’on sait l’importance qu’il revêt dans la structuration de nos relations, et de se construire des connaissances à son sujet, nous semble indéniable lors que nous nous préoccupons de comprendre le phénomène de la communication humaine dans la perspective de pouvoir, plus facilement, construire des relations saines et paisibles avec notre entourage direct, avec les personnes que nous fréquentons professionnellement, ainsi que dans la rencontre des autres.

La gestion positive des conflits passe aussi… à notre insu parfois, par le langage des corps.

Ecoute active et décodage du non verbal

Article rédigé par Cathy Van Dorslaer, initialement paru dans le trimestriel n°74, en 2001 (mis à jour en 2013).

Parmi les outils nécessaires à la gestion positive des conflits, nous distinguons l’écoute active. Comment décoder le message de mon interlocuteur ? Comment traduire en sentiments et en besoins les mots que j’entends ? Comment être sûr de ne pas trahir ce qui est dit ? L’écoute attentive et la reformulation aident à garantir le respect et la fidélité. Mais au-delà d’un travail au niveau du registre verbal, une exploration du non verbal permet d’être en empathie avec l’autre, de rencontrer son moi profond.

En effet, les paroles traduisent l’intellect et la volonté consciente, tandis que le non verbal transmet les émotions et les affects inconscients. Comme la pensée, le corps est le messager des informations transmises par le cerveau. Le corps peut être un véritable lexique pour qui veut et sait observer son alter ego.

La communication entre deux êtres sera donc d’autant plus harmonieuse et constructive que, de part et d’autre, il y aura la volonté d’explorer, de décoder, puis de confronter les deux discours simultanés : le non verbal et le verbal.

Plusieurs objectifs peuvent être fixés pour développer ses compétences relationnelles en lien avec la communication non verbale :

  • découvrir et rendre conscience de la dimension non verbale de la communication,
  • comprendre les enjeux du non verbal dans la communication,
  • balayer les diverses facettes de ce niveau relationnel fondamental.

Nous sommes tous relativement sensibles au non verbal. Nous remarquons, à l’occasion, une attitude ou un geste particuliers (un sourire, un froncement de sourcils) auxquels nous réagissons automatiquement (sentiment de bien-être, inquiétude).

Il nous arrive cependant de ressentir face à autrui des émotions que nous ne pouvons clairement expliquer. Nous disons «Untel me met mal à l’aise, je ne sais trop pourquoi.», ou «Elle avait un comportement bien étrange hier soir.», ou «Je me sens vraiment bien avec eux.». Et nous en restons bien souvent à ce simple constat. Mais si l’on veut connaître les raisons de ces impressions, il faut alors adopter une nouvelle façon de regarder qui permette de comprendre ce qui se dissimule derrière le vernis des rencontres et des attitudes.

Plusieurs courants permettent de mieux comprendre le langage non verbal

Au travers de ses ouvrages, Desmond Morris, éthologue américain, propose un décodage du non verbal en amenant à comprendre un certain nombre de concepts simples : quelles catégories d’actions existent, comment les actions deviennent gestes et comment ces gestes transmettent des messages. Selon cet auteur, bien que notre espèce soit technologiquement avancée et d’un haut niveau intellectuel, elle n’a pas pour autant abandonné ses qualités physiques animales.

Des expressions et mimiques universelles

Depuis que l’être humain se tient sur ses deux jambes et a transformé ses membres antérieurs en deux mains délicates, il gesticule abondamment. Ses pattes jadis pataudes sont devenues de nouveaux outils de communication. Soutenues par le visage le plus expressif du règne animal, ces mains étonnantes ont élaboré un formidable répertoire de signaux physiques complexes. L’animal humain est en général inconscient de ses gestes, de ses mimiques, de ses postures, de ses actions, ce qui les rend plus révélatrices encore. Il se concentre tant sur le verbe qu’il oublie que ses mouvements, attitudes et expressions racontent leur propre histoire… et c’est avec la même inconscience que son partenaire repère, interprète et réagit.

En fonction de ces constats, et de manière générale, l’éthologie « peut s’apparenter à la biologie du comportement et surtout à la biologie de l’interaction intraspécifique » (cf. Wikipédia – la communication animale) et permet parfois de faire des liens avec les interactions entre êtres humains. En Belgique, le psychologue René Zayan utilise régulièrement des références à l’éthologie pour décrypter les messages politiques (cf. le documentaire « Coupez le son ! Le charisme politique »).

De nombreux auteurs, tels que Paul Ekman, ont analysé les mimiques et expressions typiques de l’être humain, jusqu’à les disséquer en micro-expressions. Celles-ci permettent d’affiner ces considérations et notre compréhension du non verbal.

Une autre lecture du non verbal est amenée par E. T. Hall qui analyse le comportement de l’homme (et de l’animal) au travers de sa façon d’investir un territoire et d’aller à la rencontre de l’autre (cf. notamment la notion de proxémie). Chacun, en fonction de sa culture, de son histoire, définit une distance intime, une distance personnelle, une distance sociale et une distance publique. Ces distances varient de l’un à l’autre et les transgresser provoquent des réactions d’agression ou de fuite, discrètes ou prononcées. En prendre conscience, au travers du langage non verbal de son interlocuteur, et surtout en tenir compte est un outil fort utile pour établir une communication respectueuse.

Enfin, la P.N.L. est un outil intéressant de décodage du non verbal, généralement appuyés par d’autres thèses plus scientifiques (nous nous inspirons de ces outils avec esprit critique). Divers indices physiques permettent de situer dans quel registre fonctionne la personne qui s’exprime : visuel, auditif, kinesthésique, olfactif ou gustatif. Il s’agit dès lors, pour favoriser l’empathie avec elle, de se synchroniser sur le canal identifié, en utilisant les registres non verbal et verbal…

Conférences 2012-2013

> Inscriptions

> Plus d’infos : Conférences 2012-2013 de l’Université de Paix (PDF)

L’Université de Paix propose un cycle de conférences à raison d’un mardi par mois, à 19h30. Cliquez ci-dessous sur le nom d’une conférence pour en dérouler son contenu. Si vous désirez découvrir le profil et l’expérience de chacun des intervenants, vous pouvez consulter notre page « formateurs ».

16/10/2012 - Café Philo (*) : La violence peut-elle avoir raison ? (réf. 3254)

Par Brice Droumart, le mardi 16 octobre 2011 à l’Université de Paix.

En partenariat avec le CAL du Brabant-Wallon

Violence et raison semblent s’exclure l’une l’autre. Il faudra donc nous prononcer sur cette exclusion : est-elle indépassable ou ne s’agit-il que d’une contradiction apparente ? On entend des justifications du recours à la violence : la violence serait un mal nécessaire en vue d’instaurer un ordre plus humain. Est-il donc légitime, nécessaire et/ou inévitable de recourir à la violence pour lutter contre les violences existantes ? La contradiction est-elle indépassable ? Comment combattre la violence, si elle est proprement illégitime mais aussi
sans rapport avec la raison et donc échappant aux prises de la raison ? L’atteinte à l’homme comme sujet ou la destruction partielle ou totale de l’homme vu comme objet peuvent-elle être justes et justifiées par la raison ? Est-il possible de trouver des raisons qui légitiment le recours à la violence ?

Prix d’entrée : 5 euros
Prix étudiant, chômeur : 3 euros

13/11/2012 - Construire une école citoyenne (réf. 3258)

Par Jean-Luc Tilmant, le mardi 13 novembre 2012 à l’Université de Paix.

Article 27Depuis des dizaines d’années, notre société bascule lentement vers un fonctionnement de plus en plus individualiste entraînant dans son sillage de nombreux acteurs de l’école qui revendiquent leurs droits en laissant les devoirs et les responsabilités aux autres.
Cette conférence voudrait apporter un regard neuf sur le fonctionnement archaïque et pyramidal de l’école en jetant les bases de la construction d’une nouvelle institution qui centre son fonctionnement sur les bénéficiaires. L’école citoyenne constitue une des alternatives du changement en créant, dans la négociation et la communication, les lois et les règles avec tous les acteurs de l’école. Et si l’école devenait un forum où se mêlent plaisir, responsabilité et apprentissages ?

Prix d’entrée : 10 euros
Prix étudiant, chômeur : 7 euros

11/12/2012 - La science et les méthodes utilisées dans la série « Lie to me » expliquées (réf. 3266)

Une introduction à la lecture et la compréhension des émotions, de la vérité et du mensonge, par Arnaud Blavier, le mardi 11 décembre 2012 à l’Université de Paix.

Cette conférence, approuvée par Paul Ekman, a pour but de :

  • Clarifier et/ou démystifier certaines croyances concernant la détection du mensonge.
  • Tester l’habilité des personnes à voir les micro-expressions sur le visage et aborder leurs rôles par rapport aux émotions.
  • Introduire le modèle psychologique derrière les mensonges.
  • Établir la contribution que peuvent avoir ces compétences de lecture et d’interprétation dans le cadre du travail (et de la vie privée aussi).

La conférence est organisée de manière vivante grâce à de nombreuses interactions et tests.

Prix d’entrée : 15 euros
Prix étudiant, chômeur : 12 euros

22/01/2013 - Café Philo (*) : S’engager pour qui, pour quoi ? (réf. 3302)

Par Brice Droumart, le mardi 22 janvier 2013 à l’Université de Paix.

En partenariat avec le CAL du Brabant-Wallon

Si comme le dit Sartre « l’existence précède l’essence » alors il nous faut agir. Mais cela implique le risque de l’erreur ou de la mauvaise action. Comment réguler ses actes pour allier vie bonne pour soi et pour les autres ? Si l’action est le moteur de nombres de philosophies, quelles en sont les pistes de réflexion et que nous offrent-elles à penser ? La morale kantienne, avec son « impératif catégorique », reste encore aujourd’hui le système de valeurs dominant en Europe. Comment l’expliquer ? Pourquoi s’engage-t-on ? Certains s’engagent en politique, d’autres ont des projets humanitaires,… Dans quel but ? Qu’est-ce qui peut amener un individu à se mettre au service des autres ou d’une cause ? D’où nous vient cette culture de l’agir et qu’implique-t-elle ? Et si l’action implique la liberté, serions-nous, comme le pensait Sartre, condamnés à être libre ? Plus loin, tous les moyens sont-ils acceptables pour défendre ses engagements ? Quel recours à la violence et comment le justifier?

Prix d’entrée : 5 euros
Prix étudiant, chômeur : 3 euros

26/02/2013 - Diriger selon le mode sociocratique de gouvernance (réf. 3309)

Par Jean-Luc Gilson, le mardi 26 février 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Développer un nouveau leadership : partager le pouvoir sans le perdre. Les recherches des cinquante dernières années ont démontré que la collaboration active des partenaires à un projet est justement le principal facteur de sa réussite.
L’étude des systèmes auto-organisés a permis de cerner les fonctions d’un chef compétent pour susciter cette collaboration. Il établit une structure de communication qui donne un poids équivalent à tous les collaborateurs dans le processus de prise de décisions. De cette façon il partage le pouvoir sans le perdre.
La formalisation de ce mode de gouvernance est maintenant connue sous le nom de Sociocratie (le pouvoir du « socios », de l’intelligence collective). Son implantation met non seulement un terme aux conflits traditionnels inutiles entre les gestionnaires et les travailleurs, il crée des espaces de liberté et de responsabilisation qui mettent en valeur la vraie richesse des organisations : le capital humain.

Prix d’entrée : 10 euros
Prix étudiant, chômeur : 7 euros

26/03/2013 - Médiation et créativité (réf. 3316)

Par Silvia Casanovas Danès, le mardi 26 mars 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Silvia Casanovas nous propose de « revisiter » la médiation sous l’angle de la créativité.
Elle nous fera visiter virtuellement sa Galeria de Mediacio, un espace de création et de diffusion d’outils pour la résolution de conflits. Un endroit où l’on joue avec les idées, les métaphores, les objets, les images, les symboles,…
Un lieu de créativité où l’on développe de nouvelles manières de faire et de dire…

Prix d’entrée : 7 euros
Prix étudiant, chômeur : 5 euros

24/04/2013 - L’estime de soi, cadeau qui donne des ailes à la vie (entrée libre, à Arlon)

Par Bénédicte de Gruben (Université de Paix au Luxembourg), dans le cadre de la réunion de la régionale luxembourgeoise de l’UFAPEC, en collaboration avec les associations de parents des écoles fondamentales de l’INDA et Saint-Bernard à Arlon (Infos sur le site de l’UFAPEC).

Appréhender le concept de l’estime de soi et ses 4 composantes : sécurité, identité, appartenance, réussite. Montrer les attitudes qui favorisent le développement de l’estime de soi.

Où : Salle polyvalente INDA, 21 rue Netzer à 6700 Arlon.

Organisation : AP des écoles fondamentales St Bernard et de l’INDA (voir l’affiche en pdf).

Paf : entrée libre, bienvenue à tous.

30/04/2013 - La discipline, un jeu d'enfants! (réf. 3320)

Par Brigitte Racine (Canada), le mardi 30 avril 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Venez découvrir la MÉTHODE ÉDUCOEUR et pratiquer une discipline positive auprès d’enfants et d’adolescents grâce à des moyens simples, efficaces et éprouvés par des milliers de parents et d’éducateurs.

  • En avez-vous assez de répéter, menacer ou élever la voix sans obtenir de collaboration ?
  • L’avenir de vos enfants est-il une préoccupation ?

Quels sont les moyens afin d’arriver à…

  • Obtenir leur collaboration…
  • Leur apprendre à réparer les torts au lieu de punir…
  • Les accompagner à devenir autonomes et responsables…
  • Instaurer une discipline qui favorise le développement de l’estime de soi : le plus grand facteur de protection contre les conduites à risque à l’adolescence (abandon scolaire, abus de drogues, suicide,…)

Prix d’entrée : 10 euros
Prix étudiant, chômeur : 7 euros

28/05/2013 - Le harcèlement à l’école : comprendre, identifier, agir (réf. 3324)

Par Alexandre Castanheira, le mardi 28 mai 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Intimidation, (cyber)harcèlement, bouc émissaire, souffre-douleur, brimades, moqueries, rejet social, … les mots ne manquent pas pour désigner les diverses formes de violences à l’école. Pourtant en ce qui concerne le harcèlement, le phénomène est souvent sous-estimé, voire ignoré ou passé sous silence, alors que ses conséquences psychologiques, sociales et scolaires peuvent s’avérer graves.

Aujourd’hui de nombreuses enquêtes à travers le monde affichent pourtant un pourcentage de victimes de harcèlement à l’école allant de 6 à 15% des enfants et des adolescents. Que faire ? Comment appréhender ce phénomène ? Comment l’identifier ? Comment agir ? Comment le prévenir ?

En se basant sur diverses initiatives et les dernières enquêtes en la matière, cette conférence vous permettra d’approcher le harcèlement en milieu scolaire sous 4 angles : comprendre, identifier, prévenir et intervenir.

Prix d’entrée : 7 euros
Prix étudiant, chômeur : 5 euros

(*) Nouveau : en 2012-2013, découvrez deux Cafés Philo, en partenariat avec le CAL du Brabant-Wallon.

Les « Cafés philo » offrent un lieu de rencontre entre des personnes qui souhaitent échanger sans tabous et dans une ambiance décontractée, autour d’un verre. Loin du tumulte du débat, le « café philo » est avant tout un espace démocratique organisé au sein duquel il n’est pas question de convaincre mais de chercher ensemble. Il amène, par le questionnement de chacun, à faire progresser le raisonnement et le questionnement de tous. Se questionner ensemble impose évidemment quelques règles, une éthique communicationnelle. Il faut, en effet, être prêt à accepter que l’autre puisse avoir raison. Il s’agit, dans le respect et l’écoute, de mettre en doute, mais pas de protester, de couper la parole ou d’attaquer la personne sur ses convictions. Il s’agit bien de partager et d’apprendre.

Le prix des conférences est de 5 à 15€ (3 à 12 € pour les étudiants ou chômeurs) en fonction des honoraires des intervenants extérieurs. Certaines de nos conférences sont accessibles aux conditions Article27. Les prix exacts figurent dans le pdf détaillé des conférences, ci-dessous.

> Plus d’infos : Conférences 2012-2013 de l’Université de Paix (PDF)

> Inscriptions