relationnel

Travailler le relationnel à l’école : au-delà des mesures « curatives »

Régulièrement, l’Université de Paix est appelée pour résoudre des cas de violences, comme on appelle les pompiers lorsqu’il y a le feu. Les formateurs et animateurs en gestion de conflits peuvent intervenir dans ces situations, mais il reste alors un travail de reconstruction à effectuer : comment réparer ce qui a été endommagé ? Comment prévenir ce phénomène ?

La paix est plus que l’absence de violence. Comment agir pour favoriser et maintenir un climat de paix, des relations harmonieuses ?

Face à des cas de harcèlement ou d’injures et de coups (par exemple), les différents acteurs et intervenants peuvent être désemparés. Ils souhaitent dès lors des solutions rapides et radicales. En réalité, plusieurs théories montrent que pour que cela soit efficace, cela implique plusieurs niveaux d’action.

La « Pyramide de prévention », par J. Deklerck

Cette approche correspond à un traitement très spécifique du phénomène, focalisée sur le problème. C’est ce que J. Deklerck appelle des mesures curatives. Il s’agit par exemple des sanctions, qui sont plus ou moins éducatives et efficaces selon les cas. Si un élève perturbe le cours en insultant plusieurs de ses camarades, il est mis en retenue. L’Université de Paix reçoit régulièrement des demandes d’intervention « curative », pour résoudre un problème dans l’immédiat : « quelles solutions mettre en place » ? Quelles réparations à court terme envisager ?

Deklerck explique qu’il s’agit d’un niveau de prévention indirecte, entre autres dans la mesure où il appelle à d’autres actions par la suite. Il s’agit d’interventions très situationnelles, à court terme (travailler les mesures curatives à un moment donné n’empêche pas de travailler ensuite d’autres dimensions de la pyramide, au contraire).

Cependant, si le problème se répète, ce qui est souvent le cas et d’autant plus lorsqu’il s’agit de harcèlement scolaire, il implique une réflexion plus large quant à la prévention. Viennent alors ce que Deklerck appelle des mesures spécifiques de prévention. Ces mesures se situent toujours au niveau du problème, mais cette fois il s’agit de s’interroger sur comment éviter qu’il survienne. Il s’agit alors de prévention directe. Par exemple, pour prévenir le harcèlement, il est possible d’organiser des sensibilisations au phénomène dans les classes.

Toujours selon l’auteur, il existe ensuite des mesures générales de prévention. Progressivement, le focus se déplace du problème (approche spécifique) au bien-être (approche fondamentale). Il s’agit toujours de prévention de problème, mais nous nous situons déjà dans un cadre plus indirect, élargi par rapport au contexte et aux relations. Des outils de communication, de négociation ou encore de médiation par les pairs peuvent être travaillés à ce niveau. Une réflexion démocratique sur les règles et un travail sur la confiance en soi (estime de soi), sur les émotions, etc. peuvent également être mis en place.

A cela s’ajoutent des actions relatives à la mise en place d’un cadre général favorisant la qualité de vie. Le focus est clairement ici davantage sur le bien-être. Il n’est plus vraiment question de prévention directe, étant donné que le problème n’est plus mentionné. Le travail s’effectue alors sur tout le contexte, qui a une influence sur les interactions. Il s’agit entre autres d’activités relatives au « vivre ensemble » (climat de classe, par exemple) ou encore sur les dynamiques de groupe. Il est d’ailleurs intéressant de noter qu’il arrive que nous recevions des demandes pour agir sur le « climat » d’une équipe de travail alors qu’il y a des problèmes avérés (disputes, inimitiés, etc.). Tout comme une approche focalisée sur le problème risque d’être insuffisante, un moment de team-building n’est en principe pas supposé apporter de mesures curatives par rapport à des problèmes situationnels…

Enfin, l’auteur élargit encore son modèle en y intégrant un niveau d’action relatif au bien-être, pris globalement dans la société.

En somme, cela signifie que la prévention de la violence est traversée par l’ensemble des niveaux identifiés par Deklerck : les mesures curatives peuvent s’accompagner de mesures de prévention directe (spécifiques ou générales), ainsi que d’un travail sur la qualité de vie. Le travail préventif fait appel (au moins indirectement) à des actions contextuelles, qui touchent au bien-être et au « vivre ensemble » harmonieux en groupe ou en société.

C’est pourquoi nos programmes d’intervention proposent une approche intégrée, comprenant un travail sur le bien-être et des relations harmonieuses en groupe. Des mesures curatives et des activités de prévention sont envisagées (sensibilisation, réflexion sur le phénomène, analyse de celui-ci, etc.) en cas de problème, mais elles sont en lien avec une réflexion qui les englobe. Une attention est portée aux dynamiques de groupe dans un cadre plus large et à des activités visant à construire du lien et développer l’empathie chez les élèves, que ce soit en secondaire, en primaire ou en maternelle.

> Dans une optique similaire, nos programmes impliquent autant que possible tous les acteurs du monde scolaire (élèves, groupe classe, enseignants, directions, parents…). A ce sujet, pour aller plus loin, cf. l’article « Niveaux d’actions pour créer le changement ».

[Vidéos] Formations pro en gestion de conflit

L’Université de Paix a mis en place un cursus de formation en « gestion des rapports humains », à la demande de et en collaboration avec Larcier Formation.

A cette occasion, plusieurs intervenants de l’Université de Paix ont présenté dans de courtes vidéos la place et la pertinence du développement des compétences sociales et en gestion de conflits au sein de l’entreprise, et dans les relations professionnelles en général.

Découvrez ces vidéos ci-dessous, avec Christelle Lacour (Licenciée et agrégée en psychologie, Formatrice à l’Université de Paix), François Bazier (Directeur des ressources humaines, Formateur et membre du Conseil d’administration à l’Université de Paix), Nathalie Defossé (Juriste, Formatrice à l’Université de Paix) et Jean-Luc Gilson (Titulaire d’un Master en gestion fiscale et en sciences économiques et sociales, Gérant de Gilson & Associés, Formateur invité à l’Université de Paix).

Si la vidéo ne s’affiche pas, cliquez ici.

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Pratiquer l’affirmation de soi

Mieux communiquer en osant s’affirmer – Développer son assertivité

L’affirmation de soi (ou assertivité) consiste à exposer son point de vue, à défendre ses droits, à exprimer ses attentes et ses sentiments. Elle implique aussi la prise en considération des droits, des attentes et des sentiments d’autrui.

Objectifs

  • Clarifier la notion d’assertivité.
  • Prendre conscience de nos différents comportements en situation de communication et se situer par rapport à eux.
  • Prendre conscience des outils permettant une communication assertive :
    • S’exercer à faire une demande en s’affirmant.
    • Apprendre à recevoir la critique.
    • Apprendre à refuser et à maintenir son refus sans agressivité.

Contenu

Travailler à l’affirmation de soi, c’est rechercher une communication dans laquelle les objectifs visés apparaissent clairement. C’est aussi travailler une communication où les sentiments manifestés sont authentiques. Cette expression « congruente » a toutes les chances de provoquer une attitude similaire chez l’interlocuteur, favorisant une meilleure communication, voire une meilleure relation.

Les participants auront l’occasion d’aborder :

  • la définition de l’assertivité
  • les 4 attitudes en situation de communication
  • la distinction faits/jugements/sentiments
  • la clarification des objectifs
  • la méthode du DESC (Décrire – Exprimer – Spécifier – Conséquences)
  • les techniques de protection si je ne veux pas rentrer dans le jeu de l’autre

Référents théoriques (e.a.) : Dominique Chalvin, Marie-Joseph Chalvin, Christophe André, Gordon Bower, Éric Schuler.

Méthodologie

  • Réflexion personnelle
  • Exercices de mise en situation en groupes ou sous groupes
  • Échanges entre participants
  • Apports théoriques

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30 (12 heures)

Dates au choix :

  • Les 13 & 20 septembre 2018, avec Lysiane Mottiaux et Claire Struelens – Réf. 1857
  • Les 20 & 21 juin 2019, avec Lysiane Mottiaux et Claire Struelens – Réf. 1958

Lieu : Université de Paix, Boulevard du Nord 4 – 5000 Namur

Prix, syllabus compris :

Formation gratuite pour les professionnels de l’accueil de l’enfance dans le cadre du décret ATL (3-12 ans) – inscription et brochure via l’Office de la Naissance et de l’Enfance – 02 542 13 90.

Pour bénéficier des conditions de l’ONE, il convient de passer par les formulaires d’inscription fournis par cet organisme. Privilégiez le bulletin d’inscription en version PDF téléchargeable, à compléter et renvoyer à l’Université de Paix. Notez bien que l’envoi du formulaire n’équivaut pas à une confirmation d’inscription. Les inscriptions sont reçues dans la limite des places disponibles. En ces de surnombre, une liste d’attente est établie.

Aussi dans le catalogue FORMAPEF : formations 1857 et 1958 gratuites pour les travailleurs salariés des associations qui relèvent des commissions paritaires reprises par l’APEF (cf. conditions préférentielles).

Pour ces sessions et dans ces conditions uniquement, inscriptions : www.apefasbl.org

Toute personne ayant un contrat PTP (programme de transition professionnelle) via le Forem peut suivre gratuitement cette formation.

Inscriptions via le Forem – 0800 93 947

Plus d’infos sur le contrat PTP et qui peut en bénéficier : cliquez ici

Cette formation est agréée à hauteur de 12 heures par la Commission Fédérale de Médiation.

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires

Créer la cohésion de groupe par l’expression corporelle

Créer la cohésion de groupe par l’expression corporelle

Le corps est un incroyable moyen d’expression et une belle façon d’être relation. C’est le moyen privilégié des enfants pour entrer en contact avec les autres : être « contre » les autres (violence, affrontement…), mais aussi « pour » (relation de soin) et « avec » les autres (coopération). En effet, il est possible de créer une cohésion de groupe constructive par des activités non verbales. Le corps permet aussi une ouverture à des nouvelles attitudes lors de conflits

Objectifs

  • Créer de la cohésion de groupe par le corps en mouvement
  • S’initier à des techniques corporelles
  • Travailler les postures en conflit
  • Ouvrir un espace bienveillant pour la créativité
  • Développer un regard constructif sur les autres et sur soi-même

Contenu

  • Conscience corporelle
  • Contraste espace/temps/énergie (Dalcroze)
  • Les 11 actions de choréologie Laban
  • Définition du conflit
  • Les attitudes en conflit (Thomas & Killmann)

Méthodologie

Alternance entre exercices corporels, apports théoriques et analyse collective.

Infos pratiques

Personnes concernées : Toute personne encadrant un groupe d’enfants (3-12ans) et souhaitant utiliser le corporel : animateurs, enseignants, formateurs, professeurs d’éducation physique, psychomotriciens, psychologues…

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30

Dates : Mardis 14 et 21 novembre 2017, avec Julie Duelz & Olivier Roisin – Formation annulée

Lieu : Centre Culturel Marcel Hicter – La Marlagne (Wépion)

Prix, repas de midi compris :

  • 190 euros
  • 170 euros (Membre adhérent UP)
  • 250 euros (Organisation)

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires