cadre de vie

Règles et sanctions dans des groupes d’adolescents

OBJECTIFS

  • Questionner les fondements des règles que nous posons.
  • Mesurer l’adéquation entre la règle que nous posons, les valeurs et les objectifs poursuivis.
  • Poser des limites adaptées, efficaces dans un groupe de jeunes.
  • Élaborer et faire appliquer des sanctions éducatives.
  • Développer une discipline incitative et encourageante qui stimule l’envie de collaborer.

CONTENU

Pour atteindre ces objectifs, dans un premier temps, nous nous interrogerons sur les croyances qui nous motivent à poser certaines limites… ou non. Ensuite, à l’aide de grilles d’analyse et d’outils structurés, nous construirons des règles. À partir des situations concrètes apportées par les participants, nous chercherons comment poser des sanctions éducatives plutôt que des punitions. Enfin nous explorerons quelques démarches créatives pour stimuler l’envie de collaborer chez les jeunes.

MÉTHODOLOGIE

Les participants travailleront principalement à partir de situations qu’ils vivent ou qu’ils observent, et utiliseront des outils parfois théoriques, parfois concrets en fonction des besoins du groupe et/ou de la formation. La théorie sera également reprise dans le syllabus ou les documents remis aux participants.

La méthodologie est active et interactive : échanges d’expériences, applications de grilles de lecture, exercices, mises en situation et jeux.

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30 (12 heures)

Dates : Jeudi 9 et vendredi 10 mai 2019, avec Nathalie Defossé & Frédéric Duponcheel – Réf. 1942

Lieu : Université de Paix

Prix, syllabus compris :

  • 170 euros (Particulier, Association)
  • 150 euros (Membre adhérent UP)
  • 90 euros (Jeunes de moins de 26 ans)
  • 240 euros (Organisation)
coq-forem[1]

Toute personne ayant un contrat PTP (programme de transition professionnelle) via le Forem peut suivre gratuitement une des formations sélectionnées.

Inscriptions via le Forem – 0800 93 947

Plus d’infos sur le contrat PTP et qui peut en bénéficier : cliquez ici

APEF-FORMAPEF – Formation 1942 gratuite pour les travailleurs des associations qui relèvent des commissions paritaires reprises par l’APEF (cf. conditions préférentielles).

Pour cette session uniquement, infos et inscription : 02 229 20 23 – formation@apefasbl.orgwww.apefasbl.org

   

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Règles et sanctions dans des groupes d’enfants

OBJECTIFS

  • Questionner les fondements des règles que nous posons.
  • Mesurer l’adéquation entre la règle que nous posons, les valeurs et les objectifs poursuivis.
  • Poser des limites adaptées et efficaces dans un groupe d’enfants.
  • Élaborer et faire appliquer des sanctions éducatives.
  • Développer une discipline incitative et encourageante qui stimule l’envie de collaborer.

CONTENU

Pour atteindre ces objectifs, dans un premier temps, nous nous interrogerons sur les croyances qui nous motivent à poser certaines limites… ou non. Ensuite, à l’aide de grilles d’analyse et d’outils structurés, nous construirons des règles. À partir des situations concrètes apportées par les participants, nous chercherons comment poser des sanctions éducatives plutôt que des punitions. Enfin nous explorerons quelques démarches créatives pour stimuler l’envie de collaborer chez nos enfants.

MÉTHODOLOGIE

Les participants travailleront principalement à partir de situations qu’ils vivent ou qu’ils observent, et utiliseront des outils parfois théoriques, parfois concrets en fonction des besoins du groupe et/ou de la formation. La théorie sera également reprise dans le syllabus ou les documents remis aux participants.

La méthodologie est active et interactive : échanges d’expériences, applications de grilles de lecture, exercices, mises en situation.

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30

Cette formation n’est pas reprogrammée en 2018-2019 mais est réalisable sur mesure, à la demande.

Lieu : Université de Paix

Prix, syllabus compris :

  • 170 euros (Particulier, Association)
  • 150 euros (Membre adhérent UP)
  • 90 euros (Jeunes de moins de 26 ans)
  • 240 euros (Organisation)
coq-forem[1]

Toute personne ayant un contrat PTP (programme de transition professionnelle) via le Forem peut suivre gratuitement une des formations sélectionnées.

Inscriptions via le Forem – 0800 93 947

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Formation gratuite pour les professionnels de l’accueil de l’enfance dans le cadre du décret ATL (3-12 ans) – inscription et brochure via l’Office de la Naissance et de l’Enfance – 02 542 13 90.

Pour bénéficier des conditions de l’ONE, il convient de passer par les formulaires d’inscription fournis par cet organisme. Privilégiez le bulletin d’inscription en version PDF téléchargeable, à compléter et renvoyer à l’Université de Paix. Notez bien que l’envoi du formulaire n’équivaut pas à une confirmation d’inscription. Les inscriptions sont reçues dans la limite des places disponibles. En ces de surnombre, une liste d’attente est établie.

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Gestion des conflits : émotions, écoute et cadre

Participer au module « Gestion des conflits » m’a permis de réfléchir à mes pratiques et de me remettre en question. En effet, les sujets abordés ont pu être directement mis en lien avec mon vécu en classe (et même dans ma vie privée).

Par Caroline Crémer, enseignante.

Je vais tenter ici de mettre en évidence les thèmes que j’ai particulièrement bien intégrés ainsi que les pratiques et outils mis en place dans ma classe à la suite de cela.

1. Les émotions

Tout d’abord, par le biais de modèles théoriques, j’ai pris conscience du rôle primordial que jouaient les émotions dans les conflits et la gestion de ceux-ci. En effet, si les besoins physiologiques de l’enfant ne sont pas assouvis, cela peut mener à des émotions fortes et à de la colère qui peuvent ensuite se transformer en hostilité (s’il y a une intention malveillante) pour finir en acte violent.

Mise en place en classe

Suite à cela, j’ai voulu tester dans ma classe l’activité de météo que nous avons vécue à plusieurs reprise lors du module. Il s’agit, en début de journée, de demander à chaque enfant comment il se sent afin de savoir à quoi s’en tenir, comment agir avec lui.

Je l’ai adapté à mes élèves de 2e année: ils se servent de leurs deux mains pour signifier leur humeur. Avec la première main, ils indiquent leur humeur: un poing fermé signifie le nuage (ça va « bof »), une main grande ouverte signifie le soleil (tout va bien) et une main avec les doigts vers le bas signifie la pluie (ça ne va pas du tout). Avec leur seconde main, ils indiquent s’ils ont envie de parler de leur humeur ou non: un pouce levé vers le haut signifie « je voudrais expliquer mon humeur » tandis qu’un pouce pointé vers le bas indique « je ne souhaite pas en dire plus ».

Nous faisons ainsi le tour de l’humeur de chacun quand nous rentrons en classe ou lorsque l’ambiance est « électrique ». Cela me permet de prendre en compte les émotions de chacun. C’est aussi utile pour les autres élèves: s’ils savent qu’un de leur camarade est « pluie » et ne veut pas en parler, ils vont avoir tendance à le laisser tranquille.

Pour ne pas mettre certains enfants dans l’inconfort, ceux qui ne désirent pas s’exprimer n’y sont pas obligés. Mais avec l’installation de ce moment comme une routine, les élèves se sentent à l’aise et ont tendance à vouloir partager leur humeur.

Enfin, dans un autre registre, le fait de savoir qu’il fallait au moins 15 minutes pour sortir d’une émotion m’a permis d’être plus compréhensive face aux réactions de certains élèves. Je leur laisse maintenant le droit de dire « STOP » et de s’isoler s’ils en ont besoin (« perdre du temps pour en gagner après »).

2. L’écoute

Thomas Gordon et sa théorie des messages risqués m’ont particulièrement marqués. Quand quelqu’un a besoin d’écoute, il n’a pas forcément envie de recevoir ce genre de message contenant des jugements, des solutions qui ne lui plaisent pas sur le moment ou une diversion qui évite le problème. Si la personne n’arrive déjà pas à exprimer son état, c’est plutôt d’écoute dont elle a besoin avant de proposer une solution.

J’ai également retenu les deux types d’écoute: active et passive. L’écoute passive se caractérise par le silence, des hochements de tête, des petites interventions verbales très courtes et très rares, une posture corporelle ancrée au sol. L’écoute active, quant à elle, se caractérise plutôt par la reformulation du message (sous forme de question si on veut être sûr de ne pas se tromper), la recherche de l’essentiel du message, l’écoute de l’émotion sous forme d’hypothèses.

Le mimétisme corporel est généralement indicateur d’une bonne écoute (synchronisation).

Mise en place en classe

Maintenant, quand en enfant s’adresse à moi et qu’il a besoin d’écoute, je pense à tout cela. Je veille à reformuler sans émettre de jugement, à me mettre à la hauteur de l’enfant que j’écoute.

Pour aider les enfants à être dans des bonnes conditions d’écoute en classe, j’ai également affiché un panneau qui rappelle comment être prêt: mes bras sont croisés – mes jambes ne bougent pas – ma bouche est fermée – mes yeux sont tournés vers celui qui parle.

3. Les règles et les sanctions

Dans ce chapitre, ce qui m’a particulièrement marqué sont les caractéristiques des règles et des sanctions sous forme des « 6C » et des « 6S » :
– une règle doit être Claire, Concrète (exprimée en terme de comportements), Connue, Comprise, Constante (idem pour tout le monde), Congruente, Conséquente (si … alors …)
– une sanction Scinde l’acte et la personne, a du Sens (en lien avec l’acte), est Situationnelle (graduelle, dépend des circonstances), est Suffisamment inconfortable, correspond à une Solution (rachat, réparation en lien avec l’estime de soi!), est Suivie de communication.

Je me suis également souvenue qu’une règle devait être exprimée en faits et non en valeurs. Le fait que les règles soient affichées aide au fait qu’elles soient connues. On peut y faire référence en cas de besoin. S’il y a trop de règles, je les oublie. Pour certaines personnes, il vaut mieux dire les comportements interdits que les obligations; cela favorise la créativité (si la règle dit « Je ne cours pas », « Je peux trottiner alors?! »). D’autres pédagogies préconisent d’exprimer les comportements positifs (« Je ne bavarde pas » -> « Je me tais »). S’il y a trop de règles, il risque parfois d’y avoir des doubles règles: j’enfreins une pour en respecter une autre.

Il est possible de compenser un manque au niveau d’une règle (un des 6C) par une bonne communication autour.

En ce qui concerne les sanctions, j’ai retenu que si un élève refuse d’appliquer la sanction il faut soit surenchérir au niveau de l’inconfort, soit essayer de communiquer et de responsabiliser l’élève. Quand un enfant est difficile, il faut lui faire comprendre que ce n’est pas lui qui « dérange » mais bien son comportement qui nuit au bon climat du groupe. On peut faire participer le reste de la classe de façon bienveillante (« Que pourrait-on faire? »).

Si nous avons affaire à des transgressions multirécidivistes des règles, il faut parfois isoler le perturbateur. A l’écart de sa « bande » ou quand il se retrouve sans public, il a moins de pouvoir. On peut créer des sanctions exceptionnelles quand il s’agit de situations exceptionnelles. Il faut toujours se demander si le conflit est dû à l’émotion (violence chaude) ou pas (violence froide).

Mise en place en classe

En tenant compte de tout cela, j’ai essayé de revoir les règles de la classe avec mes élèves. Nous avons dégagé les 6 règles qui nous semblaient les plus importantes. Ces 6 règles sont exprimées en termes de faits et de conséquences écrites, représentés par des pictogrammes et affichés dans la classe à un endroit bien visible.

Le nouveau règlement est le suivant:
– J’écoute celui qui parle SINON je serai assis(e) seul(e) à une table.
– Je lève le doigt si je veux parler SINON je n’ai plus le droit à la parole pendant cette activité.
– Je parle doucement sans crier SINON je vais me calmer seul au coin tapis.
– Je me tiens assis sans me balancer SINON je reste debout pour le reste de l’activité
– Je rends le matériel en bon état SINON je dois racheter/ réparer ce que j’ai abimé.
– Je ne fais pas mal ni avec les gestes, ni avec les mots SINON je dois faire une action positive envers la personne que j’ai blessée. (cette conséquence a été la plus difficile à trouver… Je n’en suis pas encore satisfaite, la réflexion est encore en cours).

Les enfants sont tous au courant de la façon de procéder: la première fois qu’ils transgressent la règle, je leur répète. La seconde fois, je leur demande de reformuler la règle qu’ils viennent transgresser. A la troisième fois, la sanction présente dans le règlement est appliquée. Cependant, tout va dépendre de la façon dont la règle est transgressée. Si un acte vraiment grave a lieu, la sanction sera immédiate.

Pour conclure, je dirais que réfléchir à ses pratiques et les adapter ne demande pas forcément un grand investissement. Il existe plein de petits rituels qui peuvent être mis en place pour que le climat de classe soit serein et favorable aux apprentissages. Le module « Gestion des conflits » m’a permis de me rendre compte de cela et de commencer à mettre en place pas mal de choses dans ma classe.

Les outils de gestion de conflit dans ma classe

Par Johana De Geest, enseignante.

Johana De Geest a suivi un module de formation consacré à la gestion de conflits en classe (thèmes abordés : techniques d’écoute, règles et sanctions, méthode du « SIREP »…). Elle nous livre sa réflexion de fond sur les outils partagés, en lien avec ses expériences « sur le terrain ».

1. La « météo du moral » [météo des émotions]

Généralement, je prends le temps d’écouter les enfants afin qu’ils expriment leurs émotions. Il est primordial de savoir dans quel état d’esprit ils commenceront leur journée. C’est un rituel qui a lieu tous les matins. Cependant, il prend généralement pas mal de temps et n’a lieu qu’une seule fois par jour. Cela vaudrait la peine d’instaurer la météo du moral car c’est un moyen rapide et efficace de connaitre l’état d’esprit des enfants. Ce rituel pourrait aussi avoir lieu après une récréation où un temps de midi car l’état émotionnel de l’enfant pourrait changer au cours de la journée.

2. Les outils de temps

La règle des cinq secondes : j’ai testé cet outil qui consiste à attendre 5 secondes avant de répondre à une « agression froide » (qui vise à manipuler, dominer…). Au départ, cela me paraissait interminable mais c’est efficace!

Il faut (en moyenne) quinze minutes pour qu’une émotion retombe : je laisse maintenant ce laps de temps à l’enfant avant d’entamer une discussion avec lui. Lorsque l’enfant est très énervé ou très triste, je lui laisse davantage de temps pour se calmer.

3. Le SIREP

J’avais besoin d’une aide écrite pour m’aider à gérer les conflits entre enfants. Cette méthode me parle beaucoup (STOP – Identification du problème – Recherche de solutions – Evaluation des solutions proposées – Planification concrète). C’est clair et concis. Il y a juste l’étape « J’exprime mes besoins » que j’hésite à mettre en place car je trouve que pour un enfant ce n’est pas toujours évident à exprimer.

4. La conception et le respect de règles

Ce n’est pas parce qu’un individu ne respecte pas la règle que c’est voulu. C’est pourquoi, lorsque je définirai des règles de vie avec les enfants, je veillerai à respecter les 6C (claire-connue-comprise-constante-congruente-conséquente). L’idée de placer des pictogrammes dans la cour de récréation me plait beaucoup. Elle donne un rappel visuel de la règle. Mais il ne faut pas en donner de trop sinon cela devient flou.

Je tiendrai évidemment compte des 6S de la règle (scinde l’acte et la personne-sensée-situationnelle-suffisamment inconfortable-solution-suivie de communication) en lien avec les 6C.

Les règles sont au service du bon fonctionnement dans un groupe. Elles sont en lien avec nos valeurs. Il est primordial de communiquer lorsqu’on applique des sanctions. Pour établir une règle, il est intéressant de s’interroger sur nos valeurs. A partir de celles-ci, on peut établir des comportements à avoir. Ce n’est pas si évident que cela en a l’air car la charte doit être établie en tenant compte de comportements observables. Je vais donc faire part à mes collègues de l’importance de la conception des « règles ».

5. Le STOP (issu du code de vie)

Il est présent dans la classe. J’ai expliqué aux élèves que s’ils n’avaient pas envie de faire quelque chose, c’était leur droit mais qu’ils ne devaient pas perturber les autres.

6. Les comportements violents et les émotions

Je retiens le schéma des comportements violents chez la personne. En effet, j’ai tendance à être intolérante face à un enfant violent. Ce schéma me permet de prendre du recul sur l’origine de cette violence et sur les outils qui permettraient de l’éviter. J’ai tendance à ne voir que l’acte. J’apprends maintenant à remonter jusqu’à l’émotion, jusqu’au besoin. Je distingue mieux l’acte violent du besoin et des émotions qu’il y a derrière.

J’ai également appris à identifier plus facilement des violences chaudes (impulsivité, agressivité, coups) et froides (dominance). Ne sachant pas toujours comment réagir face à celles-ci, j’ai compris, grâce au module qu’avoir une attitude impassible face à ce comportement « froid » montre à l’enfant qu’il n’avait pas de prise sur nous. J’ai pu observer cela lors de la projection du petit film lors de la formation. J’avoue m’être mise à la place de l’enseignant qui a réagi de la bonne manière face à l’attitude de certains de ses nouveaux élèves… Tous les enseignants devraient être au courant des « attitudes à avoir » dans des situations difficiles. On aurait moins de profs détruits, déprimés, dépassés par leurs élèves…

Il est essentiel de valoriser un enfant sur ses comportements positifs afin qu’il soit conscient de la valeur de son geste. Cela va nourrir l’estime de soi. Cela s’appelle la reconnaissance positive. Cette attitude positive est souvent utilisée dans notre école. Je n’hésite pas à féliciter un enfant pour une toute petite chose. Le fait de réparer un comportement inadéquat permet à l’enfant d’assumer ses responsabilités et de se sentir moins coupable. J’utilise la « réparation » lorsqu’un enfant a causé du tord à quelqu’un. J’essaye que celle-ci ait un lien direct avec le comportement inadéquat. La victime décide alors d’accepter ou non la proposition de réparation.

7. L’écoute

Pour aider l’autre à communiquer et prendre en compte son émotion, j’ai appris qu’il existait l’écoute passive. Il s’agit d’adopter une posture particulière (contact visuel, hochement de tête, sourire…) accompagnée de courtes interventions verbales (« Je vois », mmmmh).                                                              Il est important de ne pas couper la parole à l’autre. Il faut que l’autre personne se sente écoutée (se mettre à la hauteur de l’enfant par exemple). Attention, ce type d’écoute est limité dans le temps.

En fonction de ma posture, je suis présent ou pas. Lorsque je parle, la personne peut se synchroniser (être dans l’imitation) ou se désynchroniser (ne pas me regarder).

L’écoute « active », c’est la reformulation du message et l’écoute de l’émotion. Pour cela, il est nécessaire de reformuler le contenu verbal, de faire une hypothèse sur l’émotion de l’autre sous forme de question, attendre une correction ou une confirmation par l’autre. Ce type d’écoute permet d’avoir confiance, d’aider l’autre à clarifier ses idées et à trouver des solutions, à diminuer la tension et à ressentir les émotions.

Elle ne doit cependant pas être utilisée si on manque de temps, si on n’a pas confiance en l’autre, s’il y a de la manipulation…

Certaines émotions sont visibles sans même que la personne ne dise un mot. Il suffit de regarder son visage [Voir aussi le film d’animation Vice Versa].

  • joie (vers le haut)
  • tristesse (vers le bas)
  • peur (en arrière)
  • colère (en avant)
  • dégoût (se boucher les orifices)

8. La reformulation du message

Il s’agit de redire l’essentiel du message. Il y a différents indices qui permettent de repérer ce qui est le plus important: la voix de la personne lors de certains passages (intonation), la fin du message est souvent essentiel, la répétition de l’information dans le message. Il faut redire le message en utilisant des mots comme « si je te comprends bien… », « donc, pour toi… »…

On ne peut pas se tromper car en reformulant on peut poser une question à la personne. La reformulation donne le sentiment à la personne qui parle d’être écoutée. D’habitude, je ne reformulais pas vraiment ce que l’élève me racontait. J’avais tendance à donner une réponse « solution ». Je crois que reformuler est fort important car cela permet de mieux comprendre la personne pour pouvoir l’aider au mieux par la suite.

9. Les réactions face à une situation désagréable

Lors d’une discussion, je ne me rendais pas toujours compte de l’impact que pouvaient avoir mes réponses ou mes réflexions. Lors de l’activité proposée au cours, j’ai appris à identifier des réponses « solutions » (quitte-le, tu n’aimes pas le jardinage…), des réponses « jugements » (j’ai mieux à faire, tu perds ton temps…) et des réponses « diversion » dans le but de contourner le message (pas maintenant, poser des questions…). La communication non violente est basée sur les faits. Je serai dorénavant plus attentive aux « réponses » que je fournirai à mes élèves lors de la gestion d’un conflit.

Lors du « test » de Thomas et Kilmann, il s’avère que lors d’une situation de désaccord, je suis plutôt dans le compromis (partager)

En bref…

Ce module m’a apporté des apports théoriques et des pistes pratiques pour mieux gérer les conflits dans ma classe. Il m’a appris à me recentrer sur moi-même, sur mes pratiques.

Cela a été très intéressant d’entendre et d’écouter les situations des autres personnes présentes. J’ai appris à les analyser pour réagir de façon plus adéquate qu’à mon habitude.

Certains principes d’éducation me parlent beaucoup (privilégier les actes plutôt que les paroles, agir, les silences, la position stoïque…). Je n’hésiterai pas à les utiliser, aussi bien dans ma vie professionnelle que personnelle. Cette formation devrait être donnée à l’école normale afin que les nouveaux enseignants soient davantage armés face à des situations conflictuelles.

Merci pour ces échanges…

« Pour élever un enfant, il faut lui donner des racines et des ailes. »