pouvoir

Le témoignage de Caroline Gavroy

Caroline Gavroy a suivi le Certificat en gestion positive des conflits interpersonnels, une de nos formations de longue durée. Aujourd’hui, elle nous livre son regard sur son parcours…

« Dans la peur de perdre la relation, je m’accommodais sans cesse aux décisions de l’autre, au point d’avoir le sentiment de « subir », de ne pas être entendue. Cette personne avait une emprise importante sur moi, un certain pouvoir, une autorité. Je préférais donc me soumettre plutôt que d’entrer en conflit. Cependant, je vivais de plus en plus de ressentiments car je ne prenais pas soin de mes besoins. Je ne comprends pas encore très bien aujourd’hui cette peur, d’où elle venait, et peut-être que je nourrissais une certaine croyance : « on ne se dispute pas avec les gens de sa famille ». En fin de compte, j’ai décidé d’agir, à la fin de la formation […] »

Le programme proposé dans le certificat en gestion de conflits interpersonnels est très bien construit, tant sur la durée que dans sa chronologie. Il permet à chaque participant de trouver sa place, d’établir des liens de confiance. En dehors de la qualité des formations proposées chaque week-end, c’est bien l’esprit de convivialité et bienveillance qui a été pour moi extraordinaire. Les formateurs arrivent avec un regard positif et non discriminant pour les non initiés que nous sommes !

Le contenu en tant que tel est riche, accessible. Et chaque participant a le choix d’approfondir, d’aller plus loin avec la proposition d’ouvrages de référence et/ou d’autres formations. Le programme traite le conflit, les influences multiples dont nous ne prenons pas toujours gare et, surtout, le fait de se centrer sur soi, se respecter en analysant au mieux le problème, avec l’objectivité requise afin de mettre en place des modes de gestion efficaces. La formation offre un panel d’outils pour analyser et gérer le conflit, ce qui le dédramatise à mes yeux, et permet de reprendre du pouvoir sur soi.

 

D’un point de vue personnel, la formation m’a permis de retrouver un équilibre ! Après des années passées à l’étranger dans un climat de guerre, j’avais besoin de sérénité et de faire le point par rapport à mon vécu. Durant des années, j’ai passé du temps à apprendre des outils relationnels, des techniques de communication ; mais je ne parvenais pas à voir le conflit comme pouvant être positif. Il me faisait très peur. Aujourd’hui, le conflit permet de mieux me comprendre, mieux m’affirmer, et est pour moi une source pour avancer ! Non pas que je m’amuse à provoquer des conflits en permanence, mais j’ose me positionner, sans peur, et j’en retire un bénéfice important. Je me sens reconnue, je mets plus facilement en place des changements dans ma vie car j’ose la confrontation. Dans les désaccords que je peux vivre au quotidien, je me sens également plus ouverte à l’autre, je peux entendre ses motivations sans vouloir à tout prix qu’il partage les miennes. Cela amène à être créatif dans la recherche de solutions, et à accepter l’autre tel qu’il est.

J’utilise les outils chaque jour ! Dans ma vie personnelle, comme expliqué plus haut, où la peur n’est plus une entrave à mes décisions. En début de formation à l’Université de Paix [UP], j’étais demandeuse d’emploi et je cherchais un travail qui me permettrait de travailler sur l’humain, avec des adultes, dans le but de transmettre des outils de communication et de confiance en soi. J’ai eu la chance de trouver l’emploi rêvé ! Je travaille depuis bientôt 2 ans pour une asbl d’insertion socioprofessionnelle où je donne des « cours » de confiance en soi, communication et gestion de conflits, en plus de tout un travail pour permettre aux bénéficiaires de construire un projet personnel et professionnel. Ma formation a donc été de suite mise en pratique. L’encadrement de groupes de personnes durant 6 mois est un beau terrain de conflits ! Je prends énormément de plaisir dans mon travail, car ce ne sont pas de « beaux discours », mais bien du vécu pour moi, et la joie de transmettre est en plus, confortée par les retours du public qui prend conscience de ses fonctionnements et met en pratique les outils transmis. J’y crois et je vois des résultats chez les autres. Les résultats ne se mesurent pas en termes de réussite face à l’emploi, mais dans l’équilibre retrouvé de certaines personnes. Je travaille sur la responsabilisation, qui permet de reprendre du pouvoir sur sa vie et d’être décideur de changement. Depuis la fin de la formation, je continue à me former à l’UP et me nourrit de lectures qui m’interpellent. Ma soif de comprendre, d’apprendre est assouvie, mais mon besoin de transmettre l’est aussi.

 

Par hasard, j’ai retrouvé une lettre que j’avais écrite en 2007, où j’avais mentionné mes objectifs de vie. Quelle surprise de découvrir que 3 ans après, j’avais bien réalisé ces objectifs, pris soin de mes désirs. Je suis très déterminée et j’ai bien conscience que la formation est un pilier dans ma vie! J’en attendais énormément, et j’en ai reçu plus ! J’ai pu établir de meilleurs liens avec mes proches, amener du changement dans des relations qui ne me convenaient pas, les faire évoluer et m’accepter telle que je suis.

Des exemples de conflits, il y en a énormément. Mais je peux parler d’une situation personnelle : j’entretenais une relation avec un membre de ma famille qui ne me convenait pas du tout. Dans la peur de perdre la relation, je m’accommodais sans cesse aux décisions de l’autre, au point d’avoir le sentiment de « subir », de ne pas être entendue. Cette personne avait une emprise importante sur moi, un certain pouvoir, une autorité. Je préférais donc me soumettre plutôt que d’entrer en conflit. Cependant, je vivais de plus en plus de ressentiments car je ne prenais pas soin de mes besoins. Je ne comprends pas encore très bien aujourd’hui cette peur, d’où elle venait, et peut-être que je nourrissais une certaine croyance : « on ne se dispute pas avec les gens de sa famille ». En fin de compte, j’ai décidé d’agir, à la fin de la formation. Je suis allée rejoindre la personne dans la compétition (croix de Barry Hart – enfin, de Thomas et Kilmann), ça a été des moments très durs, mais j’ai tenu bon. Pendant des mois, le contact a été bref, pratiquement rompu. Mais aujourd’hui, les nouvelles bases d’une relation se mettent en place, avec du souci pour l’autre, une certaine égalité (fini le « pouvoir » sur moi !). Même si ces moments ont été difficiles, j’avais confiance sur le fait que c’était le seul moyen de casser notre fonctionnement relationnel. J’imagine la difficulté pour l’autre de me voir lui tenir tête, non contre lui, mais d’affirmer des convictions différentes. Je suis fière de moi. En même temps, ma décision a été prise suite à de longues réflexions, et je pense avoir une capacité de lâcher-prise, car il faut pouvoir mettre de côté les souvenirs qui font mal, passer à autre chose et s’ouvrir à nouveau à ce qui peut être bon.

Des anecdotes, pour conclure : la sincérité et la tolérance de Philippe, l’humour et la pertinence de Christelle, la douceur et les reformulations de Julie, le sourire de François, confrontation de Mireille, les jeux, les mises en scène et l’ouverture d’esprit, le désir de partager de tous les autres formateurs ! Le plaisir de rencontrer des personnes intéressantes, avec des parcours de vie différents ! La tolérance des membres du groupe face à mes moments de « folie » ! La joie de dormir le samedi soir à l’UP et de refaire le monde, avec une bouteille de Génépi !

Voilà mon témoignage par écrit ! J’en parle souvent à mon entourage, et je suis chaque fois heureuse d’apprendre qu’une personne motivée par mon expérience, ait l’envie de suivre la formation !

La loi, la règle, le pouvoir et moi

Par Vincent Philippe HACKEN, initialement publié dans le trimestriel n°95, en 2006.

Quand on parle de la loi, de la règle et du rapport que nous entretenons avec elle, nous entrons dans une des dimensions les plus complexes de notre réalité humaine. En effet, nous entrouvrons par ce biais l’ensemble de ce qui permet, structurellement parlant, à des hommes et à des femmes de vivre ensemble, de grandir et de s’émanciper.

Si la question de la loi est au cœur de l’organisation de la cité des hommes – depuis des lustres, philosophes et politologues débattent de la question – la problématique est tellement large et complexe en ses ramifications que les psychosociologues, les pédagogues, les anthropologues, les éthologues et les psychologues de tous poils se sont penchés sur la question.

C’est que la loi est au cœur de chaque dimension de nos existences.

En effet, elle est, en son sens le plus large, une superstructure qui organise nos rapports sociaux et sociétaires, superstructure à laquelle nous devons rendre des comptes (dans le regard du législateur comme dans celui de la culture dont nous sommes issus).

Mais elle est aussi, en sa dimension la plus intime, comme une infrastructure profonde dans la construction de nos vies et de nos identités, infrastructure dont nous ne sommes parfois qu’à demi conscients mais qui détermine grandement nos positionnements et nos choix de vie.

Elle est d’une part externe et « objectivable » quand elle se lit dans nos textes de loi ou dans nos concertations explicites, mais elle court, invisible, dans les arcanes de toutes nos relations, fussent-elles avec nous-mêmes. Elle est en même temps présente et absente, explicite et implicite.

Elle est consciente dans les règles déclarées de nos codes de vie sociale, culturels ou linguistiques, tout en étant généralement insue/discrète/secrète dans la texture même des relations que nous entretenons avec nous-même et avec les autres. Elle est tout autant collective qu’intime ou personnelle.

La loi génère et contrôle nos comportements, mais elle nous permet de nous construire et de nous émanciper lors qu’elle nous sert de repère et de balise dans le concret de nos vies.

Elle est parfois la mouche du coche, parfois le refuge du faible, et chacun de se l’approprier plus ou moins pour en faire un rempart protecteur, ou le bâton qui frappe, la chose qui relie autant qu’elle exclut, qui fonde un contrat ou permet de le rompre.

Quoi qu’il en soit, et quel que soit l’aspect de la loi ou de la règle que l’on réfléchisse, personne n’échappe à l’obligation de devoir se positionner et de décider du rapport qu’il/elle entretient avec elle.

Soumission plus ou moins consciente, acceptation positive ou résignation plus ou moins bien vécue, rébellion ouverte ou secrète, chacun d’entre nous de se positionner : aménagement dans les applications, arrangements (à l’amiable et concerté), modifications négociées, marchandages plus ou moins licites, élargissements, mise en œuvre, exceptions organisées ou provoquées : autant d’indicateurs du fait que nous sommes en permanence dans un rapport vivant d’adoption/adaptation à l’égard de cette dimension du monde des hommes.

La chose est tellement vraie que nous traitons/travaillons ce rapport à la loi et à la règle tout autant dans notre quotidien concret, voire intime, que dans nos relations les plus lointaines.

Nous ne cessons de penser ce qui doit être fait, de réfléchir en fonction de ce qui aurait du être fait, de répondre à des « obligations » que nous nous sommes données à nous-même dans le pilotage de nos existences ou à celles qui, souvent plus claires en nos esprits, nous sont faites par nos proches, nos familles ou les organisations auxquelles nous participons.

Nous prenons (ou non) nos « responsabilités » en fonction d’injonctions diverses qui dérivent, d’une manière ou d’une autre, de notre rapport à l’ensemble des règles et lois qui régissent nos vies.

Pas un geste de nos vies concrètes, donc, pas une pensée fût-elle intime, qui ne soit, d’une manière ou d’une autre en relation avec la question de la règle et de la loi.

En filigrane, je ne cesse donc d’obéir ou de désobéir, d’adopter ou d’adapter, soit d’aménager concrètement mon rapport à la loi. Qu’il s’agisse de règles sociales, de principes philosophiques, de lois ou de règlements, ou encore d’injonctions diverses, je ne cesse donc d’organiser concrètement ma vie et mes comportements en lien avec cet ensemble complexe qui, à la fois, balise mon existence et me permet de la développer.

Dans le cadre de la formation que l’Université de Paix organise, nous travaillons ensemble sur cet ensemble complexe pour en définir différentes dimensions et réfléchir, autant individuellement que collectivement, aux tenants et aboutissants de cette problématique complexe.

Nous aborderons les dimensions intrapersonnelle, interpersonnelle, groupale, organisationnelle et institutionnelle de la problématique (cf. Grille d’intelligibilité du social).

Niveau par niveau, nous entreprendrons une investigation approfondie de la question de la loi et de la règle, en entrecroisant des connaissances théoriques multidisciplinaires et nos propres pratiques afin de réfléchir, chacun, notre rapport à la question.

Psychologie, psychosociologie, sociologie, mais aussi analyse organisationnelle et institutionnelle, anthropologie culturelle ou philosophie, nous permettront de dégager connaissances et réflexions quant à la manière avec laquelle chacun d’entre nous établit sa relation au champ des règles et des lois.

Sociocratie – Fondements de l’intelligence collective

Développer un nouveau leadership : partager le pouvoir sans le perdre

Venez partager une méthode qui permet le partage du pouvoir, motive la coopération de chacun, augmente la productivité d’une organisation et solidifie la structure d’exécution.

Objectifs

  • Encourager la coopération responsable de vos collaborateurs
  • Résoudre efficacement des conflits
  • Favoriser le développement durable de votre organisation
  • Faire de votre milieu de travail une organisation apprenante
  • Améliorer l’efficience

Contenu

Les participants vivront une expérience concrète de coopération de prise de décision participative. L’approfondissement des principes d’intelligence collective et de partage du pouvoir découlera de cette expérimentation. Chacun pourra, également, revenir sur un défi professionnel pour trouver les moyens d’avancer concrètement.
L’atelier abordera aussi la gestion du développement d’une organisation dynamique auto-organisée.

Méthodologie

La pratique et les difficultés des participants dans leur propre organisation seront les bases sur lesquelles se construiront ces 2 jours de formation.

Groupe : de 10 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 1630 (12 heures)

Dates : attention, formation reportée aux jeudi 25 et vendredi 26 avril 2019, avec Jean-Luc Gilson & Sabine Heymann – Référence : 1881

Lieu : COWORKING NAMUR – Rue Marie-Henriette, 6  –  5000 Namur

Prix :

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires

 

Des outils pour réussir une négociation

Acquérir des outils pour réussir une négociation

La négociation est souvent présente dans notre vie personnelle. Réussissons-nous toujours nos négociations ? Comment devenir meilleur négociateur ? Quelles sont les techniques ?

Objectifs

  • Permettre à chaque participant(e) de cerner ses forces et ses faiblesses dans la négociation.
  • Donner la possibilité concrète à chacun(e) d’augmenter ses capacités à négocier.
  • Acquérir des outils pour questionner, écouter, argumenter.
  • Intégrer les éléments clés et les stratégies de la négociation gagnant/gagnant.
  • Adopter une attitude constructive pour atteindre ses objectifs et préserver la qualité de la relation.

Contenu

Etapes de la négociation :

  • Préparation de la négociation : analyse des enjeux, objets, relations, rapports de force…
  • Recherche d’une solution satisfaisante pour chacun

Elaboration de la stratégie :

  • Identification des objectifs à atteindre
  • Clarification de la marge de manoeuvre
  • Construction de scénarios alternatifs et solutions de rechange

Facteurs de négociation :

  • Création d’un climat propice
  • Communication efficace : écoute active et traitement des objections
  • Attitudes constructive et comportements à développer en négociation : affirmation de soi, respect de soi et de l’autre, empathie…

Référents théoriques (e.a.) : William Ury, Roger Fisher, Michel Crozier, Roger Tessier & Yvan Tellier, Patrice Stern & Jean Mouton, Jean H. Gagnon

Méthodologie

  • Alternance entre réflexions en groupe, apports théoriques, jeux de rôles (y compris des situations apportées par les participants) et partages d’expériences
  • Exercices pratiques de négociation
  • Débriefings pour dégager des outils utiles pour se construire des habiletés directement transposables à la réalité de chacun

Personnes concernées : directeurs, coordinateurs, chargés de projet, cadres de proximité… appelés à mener des négociation avec des clients, fournisseurs, collègues ou autres partenaires et acteurs de leur environnement professionnel

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30 (12 heures)

Dates : Mardis 19 et 26 mars 2019, avec François Bazier & Christine Cuvelier Référence : 1927

Lieu : Université de Paix

Prix, syllabus compris :

  • 170 euros
  • 150 euros (Membre adhérent UP, UBMP, COJ)
  • 90 euros (Jeunes de moins de 26 ans)
  • 240 euros (Organisation)

Cette formation est agréée à hauteur de 12 heures par la Commission Fédérale de Médiation.

Formation gratuite pour les professionnels de l’accueil de l’enfance dans le cadre du décret ATL (3-12 ans) – inscription et brochure via l’Office de la Naissance et de l’Enfance – 02 542 13 90.

Pour bénéficier des conditions de l’ONE, il convient de passer par les formulaires d’inscription fournis par cet organisme. Privilégiez le bulletin d’inscription en version PDF téléchargeable, à compléter et renvoyer à l’Université de Paix. Notez bien que l’envoi du formulaire n’équivaut pas à une confirmation d’inscription. Les inscriptions sont reçues dans la limite des places disponibles. En ces de surnombre, une liste d’attente est établie.

Négocier : ancrer les bonnes pratiques (approfondissement – réf. 1953)

Le 6 juin 2019. Prérequis : avoir antérieurement suivi le module de formation « Des outils pour réussir une négociation » (anciennement appelé « Pratique de négociation ») – Prix : 100 euros

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires