regard positif sur l’enfant

L’impact du regard positif sur l’enfant

La reprise de l’asbl Clefs pour la Jeunesse par l’Université de Paix a permis d’apporter un nouveau module « Regard positif sur l’enfant » à la programmation. Celui-ci a déjà été réalisé plus de 15 fois dans le monde scolaire (tant dans des formations dites collectives par l’IFC que directement auprès des écoles qui le souhaitent).

Regard positif sur l’enfant

Un article rédigé par Mélanie Paridaens (Clefs pour la jeunesse), 2012.

Qu’est-ce qu’un regard ?

Cela désigne le mouvement ou la direction des yeux vers un objet (ou un individu). C’est un support important de la communication entre individus y compris chez de nombreuses espèces animales.

Nous pouvons très vite percevoir les enjeux liés à ce regard. Il peut être vecteur de relations, mais aussi de motivation et d’estime de soi. En effet, que quelqu’un me soutienne par le regard, et de suite, je me surpasse ; à l’inverse, que quelqu’un « me regarde de travers » et très vite je me mets à me poser des questions sur moi-même, à douter, à de culpabiliser ou me démobiliser.

En contact avec des enfants, il est d’autant plus important d’être conscient de son regard et de l’impact qu’il peut avoir sur leur développement psycho-affectif.

Pourtant, comme dans tous les métiers de l’humain, il nous arrive parfois d’avoir le regard voilé, voire brouillé par certaines attitudes ou comportements des enfants (cf. biais cognitifs en psychologie). Certains peuvent nous emmener dans nos derniers retranchements, à la limite du supportable pour nous. Dès lors, comment garder un regard positif et constructif sur eux ? Comment venir chaque matin au travail sans avoir d’a priori ou déjà s’attendre « au pire » ?

Sachant que nos regards peuvent avoir un impact très puissant en termes d’étiquetage (Labelling theory (en)) et donc sur la réussite et l’épanouissement des enfants, cette question est non seulement importante pour notre bien-être, mais aussi le leur…

La formation liée à ce sujet explore différents moments.

  • L’impact du premier regard (la fameuse « première impression ») : les premiers moments de  rencontre où l’on ne connait pas encore l’autre. Mais peut être en a-t-on déjà entendu parler ? Cette étape est cruciale et décisive dans  la construction du regard que nous porterons sur lui par la suite. Tout le monde se forge une première impression. Imaginez maintenant qu’un enfant soit mal luné, fatigué, malade… quand vous le rencontrez. Quel impact cela aura-t-il sur la manière dont vous le verrez par la suite ?
  • Après quelques rencontres, au moment où l’on commence à percevoir que quelque chose nous dérange (sans mettre le doigt dessus). Pourtant, celui-là, sans vraiment savoir pourquoi, « on n’arrive pas à le voir ! ». Il sera temps de prendre du recul et chercher en nous ce qui se réveille.
  • Le moment où notre regard est complètement voilé : « c’est un enfant difficile », nous ne pouvons plus le voir autrement, nous sommes à bout et ne savons plus quoi faire. Il est alors très important de changer de lunettes afin de porter un regard neuf sur l’enfant, d’essayer de voir  au-delà des comportements ou paroles.
  • Enfin, le moment où notre regard sur la situation nous amène à la conclusion que la relation « entre lui et nous » n’est plus constructive, ni pour lui, ni pour nous. Des décisions ou actes « importants » doivent être posés. Il sera dès lors très important de se rappeler de son mandat afin de rester dans un regard systémique et constructif.

Qu’est-ce qui se joue chez nous, en tant que professionnel ? Qu’est-ce qui se joue chez l’enfant (en lien avec son vécu) ? Et quels sont les liens entre le regard positif et le développement de l’estime de soi des enfants (voir nos articles sur l’estime de soi) ? Autant de questions à se poser lorsque l’on est confronté à des enfants ou à des groupes d’enfants…

Regard positif sur l’enfant

Il fait tout pour me mettre en colère.
Évidemment, c’est toujours le même !
Je ne peux plus le sentir celui-là.
De toute façon, il ne s’en sortira jamais !
J’aimerais tellement l’aider mais je ne sais plus quoi faire.

Autant de phrases déjà entendues et qui malheureusement ne portent ni l’enfant ni l’adulte qui en prend soin. Seul un changement de regard, une vision au-delà des apparences permettrait de sortir du « cercle vicieux de la communication non-verbale ».

Objectifs

  • Développer sa capacité à chercher du sens au-delà des mots ou des comportements
  • Comprendre les enjeux de l’estime de soi
  • Prendre du recul pour être au plus « juste » dans la relation

Contenu

  • Le « cercle vicieux de la communication non-verbale » ou comment ce que je pense induit des comportements chez l’autre (effet rosenthal)
  • Rechercher l’intention « bénéfique » qui se cache derrière tout comportement (même inacceptable).
  • La notion de recadrage
  • Les notions-clé de l’estime de soi
  • La prise de recul

Méthodologie

La méthodologie se veut participative et ludique. Au départ d’activités déductives, la formatrice amènera les participants à réfléchir à leur propre regard. Elle leur proposera
aussi de décoder des expériences qui leur sont propres afin de repartir sur le terrain avec des pistes de réflexion et d’actions à mettre en place directement.

Personnes concernées : Toute personne encadrant un groupe d’enfants de 0 à 6 ans  

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 17h00

Date : WE 17 & 18 novembre 2012, avec Mélanie Paridaens – Référence : 3260

Lieu : Université de Paix

Prix :

  • 170 euros
  • 150 euros (Membre adhérent UP)
  • 220 euros (Organisation)

Inscriptions

> Renseignements pratiques complémentaires