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Retour d’expérience de la Semaine de la Médiation

Dans cet article écrit pour le SYME, Laurence Hanin-Jamot nous dresse un bilan de plusieurs années passées à rapprocher les médiateurs et à faire connaître la médiation, notamment à travers la Semaine de la médiation. Elle nous annonce également la philosophie de la Semaine de la médiation 2018.

Par Laurence Hanin-Jamot, Médiateur généraliste et familiale DEMF, médiateur agréé par la Commission Fédérale de Médiation

Médiateur française à cheval entre la France et la Belgique, j’ai adhéré à l’UBMP, Union Belge des Médiateurs Professionnels et suis devenue l’une des directrices de cette Union. En 2015, l’UBMP, sous diverses impulsions, a décidé de suivre l’exemple d’autres pays en mettant en place la Semaine mondiale de la médiation. Cette semaine entière dédiée à la médiation a vu le jour Outre Atlantique et se déroule chaque année la troisième semaine d’octobre. L’UBMP a adhéré à cette idée trouvant là un moyen pour sensibiliser à la médiation.

Cette idée originale, je l’ai vécue de l’intérieur. La décision prise, l’impulsion devait être passée et donner l’envie aux médiateurs de participer. Nous avons tous fourmillé d’idées et de projets. La « Mediation Week Belgium » était née.

Ce serait exagéré, si je prétendais que nous avions la première année réussi à motiver tout le monde associatif belge de la médiation ainsi que les médiateurs indépendants. Il faut reconnaître en plus que le Royaume de Belgique a ceci pour lui qu’il bénéficie d’une grande richesse qui est, en outre, son trilinguisme avec ses trois langues officielles que sont le néerlandais, le français et l’allemand. Arriver à « rallier » les médiateurs de différents horizons, langues, cultures n’est pas simple.

Cette aventure a débuté à l’Automne 2015 et va continuer avec la prochaine manifestation qui pointe le bout de son nez du 15 au 20 octobre 2018. Les débuts n’ont pas forcement été à la hauteur de nos ambitions ; nous partions de rien et faire passer cette idée n’était pas simple. La plupart des personnes l’ont trouvée plaisante sans pour autant penser à s’y engager, « Wait and See ». Heureusement, nous avions avec nous des partisans de l’action et qui ont vite compris que promouvoir la médiation était aussi pour eux un bon moyen de se faire connaître. Chacun a retroussé ses manches, a fait des propositions à la hauteur de ses possibilités ; qui deux heures, qui une après-midi, qui une soirée… dans une salle prêtée par la commune, sur son lieu de travail, en association avec un confrère, un collègue ou un autre praticien.

Il s’agissait de présenter la médiation à un public précis ou à des personnes en « visite » dans l’officine sous forme d’accueil/infos, d’atelier de réflexion, d’atelier sur la médiation, de sensibilisation… En fait la forme était et est toujours à la discrétion du médiateur. La motivation était que sur le « marché » de la médiation nous avons pléthore de médiateurs et ce qui manque ce sont les médiations, le travail en somme et le « remède » faire de la promotion.

Cette première Semaine Mondiale de la Médiation a été suivie par environ 20 médiateurs ou structures de médiation étendus sur tout le pays. L’important était de participer et d’initier cet événement. L’objectif était pour cette première session d’ouvrir les services au public, de faire des présentations dans des salles communales, pour faire connaître la médiation aux personnes du quartier, de répondre à leurs questions sur la médiation, le médiateur, la formation en médiation. En milieu de semaine la projection d’un film « Une manière de s’entendre, la médiation » suivie d’un débat La projection du film a attiré du monde puisqu’environ 100 personnes se sont retrouvées là et le débat a permis de délier les langues.

Le bilan a été prometteur et nous avons alors décidé que nous n’en resterions pas là. Les personnes qui se sont déplacées étaient à la fois intéressantes et intéressées. C’était à la fois des médiés potentiels, des représentants d’autres professions désireux de mieux comprendre la médiation et surtout d’échanger avec les médiateurs présents, de futurs médiateurs, d’autres médiateurs… Les personnes ont pu faire connaissance avec les services de médiation autour de chez eux et ainsi mieux en comprendre le fonctionnement. Et pour les médiateurs concernés, cela a été bénéfique puisqu’ils ont pu présenter leur travail, rencontrer des personnes, faire œuvre d’ouverture. En tous les cas pour cette année-ci, le premier objectif avait été atteint nous avions semées des graines et donner à penser aux autres que nous avions un grand potentiel de développement.

L’année suivante nous avions plus d’expérience, un sondage avait été envoyé en amont aux médiateurs adhérents et collègues. Il a permis de dégager un thème « le médiateur et sa pratique ». Ce thème nous avez semblé intéressant pour donner une orientation aux divers ateliers/séminaires /formations à destination des professionnels voire du public si la demande existait. Car en plus de cette ouverture au public faite l’année précédente, les médiateurs avaient également le désir d’échanger avec d’autres professionnels. Ce qui pouvait être avantageux, pour une meilleure compréhension du domaine d’intervention de chacun, et que les prescripteurs potentiels puissent participer tout en partageant avec les médiateurs.

Au fils des trois années, de plus en plus de structures et de médiateurs se sont joints à l’aventure (près de 100 en 2017).

La Commission Fédérale de Médiation, instance à qui le législateur a confié le rôle de gardien du développement et de la qualité de la médiation judiciaire, a décidé de participer également en proposant le jeudi soit un colloque, soit des formations, ou des ateliers à destination des médiateurs.

Des nouveautés apparaissent chaque année. L’année dernière, en octobre 2017, le Réseau des Médiateurs Publics de Bruxelles-Capitale a obtenu le prêt d’un bus de la STIB (réseau de transport intercommunaux de Bruxelles) qui a parcouru la région bruxelloise en s’arrêtant sur quelques points stratégiques pour aller à la rencontre des citoyens ; nom de l’opération « living together »… J’ai accompagné certains de mes collègues à l’un de ces arrêts, j’ai pu constater que les Bruxellois étaient à la fois curieux et intéressés. L’ambiance était agréable et détendue. Devant moi des personnes voulaient en savoir davantage et éventuellement venir en médiation.

Quelques témoignages :

« La médiation, je ne connaissais pas. Une personne du Bus m’a expliqué ce que c’est et ça tombait bien parce que j’ai des soucis avec un voisin et je ne sais pas comment m’en sortir. Je vais certainement retourner les voir. » un passant.

« Grâce à cette semaine de la médiation, j’ai pu assister à des formations continuées. J’ai ainsi rencontré d’autres acteurs intervenant lors de médiation. Les discussions, les échanges sur les pratiques que nous avons tous étaient très enrichissants. Merci aux organisateurs. » un participant.

« Je suis contente de mieux comprendre, car comme ça sur le papier, c’est pas simple à comprendre. Je vais en parler à ma fille, elle pourra peut être venir vous voir. Moi je ne sais pas parler et puis c’est pour ma fille, pas pour moi » une passante.

Retrouvez-en davantage dans la Newsletter de l’UBMP, à laquelle je participe.

De la publicité a été faite par le biais d’affiches, d’encarts dans la presse, dans des journaux de communes où les médiateurs annonçaient leurs animations, par courriels… Et en 2017, des journalistes ont interviewé des médiateurs pour des émissions de radio. Interview à voir

L’objectif pour la prochaine session d’octobre 2018 (15 au 20 octobre) reste de faire de cette semaine mondiale de la médiation une grande opération de promotion de la médiation. Bien entendu, plus cette opération aura du retentissement, plus cela permettra au public de mieux appréhender ce qu’est réellement la médiation et non ce que les médias ou les politiques en disent.

Côté Européen, le Grand-duché de Luxembourg a participé à l’édition de 2017 et le Royaume des Pays Bas, via une association à Amsterdam, va se joindre à l’événement à l’Automne prochain… suivi par d’autres pays ?

La France suivra t-elle en 2018 ?

Comme écrit sur l’édito de la newsletter « Chouette, la médiation …on en parle », en tous les cas, pour moi, c’était une magnifique expérience et une belle initiative qui avec le temps n’a cessé de grandir.

« Nous partîmes 500 ; mais par un prompt renfort
Nous nous vîmes 3000 en arrivant au port,
Tant, à nous voir marcher avec un tel visage,
Les plus épouvantés reprenaient leur courage ! » 

Pierre Corneille

Par Laurence Hanin-Jamot

Médiateur généraliste et familiale DEMF

Médiateur agréé par la Commission Fédérale de Médiation

Revue de presse web – janvier – mai 2018

De nombreux sites ont fait référence à nos activités et ressources depuis début 2018. En voici une recension.

Citation dans Wikipédia sur l’article d’Isabelle Filliozat

CURRICULUM Jean Van Lierde dans La Libre

Jean Van Lierde est né à Charleroi en 1926. Après avoir travaillé au bureau d’études de Solvay & Cie de 1945 à 1958, il a été cofondateur et secrétaire général du Centre de recherche et d’information sociopolitiques (Crisp), de 1958 à 1983, et du Centre d’études et de documentation africaines (Cedaf), de 1970 à 1983. Militant pacifiste, il exerce ou a exercé des fonctions dirigeantes au sein de la Confédération du service civil de la jeunesse, du Mouvement international de la réconciliation – Internationale des résistants à la guerre, du Bureau européen de l’objection de conscience et de l’Université de Paix. Entre autres publications, il est l’auteur de «La pensée politique de Patrice Lumumba» (1963), recueil préfacé par Jean-Paul Sartre. © La Libre Belgique 2001

[Outil] Comptine ‘Quand je suis énervé’

L’Université de Paix intervient auprès des jeunes pour apprendre aux enfants à gérer eux-mêmes leurs conflits et ainsi prévenir la violence : expression des émotions, affirmation de soi, initiation à la négociation, médiation par les pairs, etc. Cette comptine ludique est une illustration des outils utilisés en écoles primaires.

Quel est l’intérêt d’une telle comptine ?

–  elle permet de verbaliser un émotion en couplant avec  des mouvements simples, ce qui peut être libérateur

– la chanter en groupe peut avoir un effet entraînant

– elle peut être pratiquée par un enfant ou par un adulte, seul ou à plusieurs, à l’école ou en famille

– cette comptine peut préparer les enfants à savoir accompagner l’émotion de colère. Mais elle peut également aider à désamorcer un énervement ou une colère qui est là, juste là.

Développer l’esprit critique face au complotisme

En 2017, l’Université de Paix asbl a réalisé un module de formation sur le thème du complotisme, en réponse à un appel à projets « éducation aux médias » de la Fédération Wallonie-Bruxelles. La finalité de ce projet était de créer un module « clef sur porte » et de le mettre à disposition d’acteurs de terrain (éducateurs, enseignants, etc.).

Conférence : Le harcèlement

Qu’est ce que le harcèlement ? Quelles sont ses conséquences ? Que puis-je faire en tant que parent ? comment réagir en tant qu’enseignant ? Autant de questions qui nous tiennent à coeur face à ce phénomène de plus en plus présent. Ce lundi 29 janvier 2018, Mr Gilles Fossion, de l’université de Paix, tentera de nous guider dans nos réflexions afin d’agir au mieux pour aider nos enfants, nos élèves.

Salon Éducation du 3 au 7 octobre 2018

Le Salon Éducation regroupe le Salon ÉDUC et le Salon ÉDUCdir. Ces salons offrent aux exposants une opportunité unique et exclusive chaque année d’offrir leurs produits, services et activités à l’ensemble du secteur de l’éducation belge (français et flamand).

ChristelleLacour.com

Colloque Faire société dans un monde médiatisé le 5 juin 2018 à Charleroi

Mardi 5 juin 2018 de 09:00 à 13:00 se tiendra le Colloque Faire société dans un monde médiatisé au Quai10 à Charleroi, à l’initiative de la Ministre de la Jeunesse et de l’Egalité des chances Isabelle Simonis, en partenariat avec le Service de la Jeunesse de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Comment préserver le vivre ensemble dans une société médiatisée ? Quel est le rôle de l’éducation aux médias ? Comment lutter contre la cyberhaine ? Comment développer des attitudes critiques et respectueuses sur le web ? Le jeu vidéo peut-il aider le vivre et le penser ensemble ?

Une matinée pour présenter et débattre de ces questions au Quai 10 – Quai Arthur Rimbaud, 10 (ancien Quai de Brabant) – 6000 Charleroi.

Inscription gratuite via ce formulaire.

Girasol.be

L’émotion : du ressenti au dire, un processus d’apprentissage

Quel rôle jouent les émotions dans les relations interpersonnelles ? Peut-on aider les enfants, par un travail sur les émotions, à améliorer leurs relations aux autres ? Peut-on stimuler leur empathie ?

Afin de pouvoir répondre à ces questions, dans un premier temps, nous nous penchons sur le rapport à l’émotion chez l’enfant et le lien entre ce rapport et les attitudes violentes. Nous analysons ensuite le processus de construction du rapport émotionnel chez le tout-petit. Finalement, nous abordons la question de l’ « éducation émotionnelle », ses objectifs et les facteurs qui la soutiennent : les attitudes qui favorisent la reconnaissance des émotions et l’empathie chez les enfants.

Ecole, harcelés ?

Que faire ?

Pas facile non plus, en tant que parent, d’intervenir à propos des conflits que son enfant vit à l’école. C’est essentiellement le travail de l’équipe éducative (direction, enseignants et éducateurs). Le rôle des parents sera donc tout d’abord d’attirer l’attention de l’équipe éducative sur les difficultés éprouvées par leur enfant au sein de l’école. Ils pourront également mettre l’association des parents au courant, surtout s’il s’agit d’un problème qui touche un groupe d’enfants, car elle sert d’intermédiaire entre les parents et l’école. Ensuite, si le problème ne peut être résolu, ils pourront faire appel à des services spécialisés comme le CPMS, le service PSE ou la Médiation scolaire (enseignement secondaire). Le harcèlement à l’école est en effet un phénomène que les adultes peuvent aider à éradiquer.

Numéro vert 

Le numéro vert « École et Parents » a été mis en place par la Direction générale de l’enseignement obligatoire pour informer les parents d’élèves qui sont témoins ou victimes non seulement de harcèlement mais également de toute autre forme de violence à l’école. Il est gratuit depuis la Belgique et accessible du lundi au vendredi de 9 h à 13 h. Il est à la disposition des parents mais également des responsables d’élèves de l’enseignement organisé ou subventionné par la Fédération Wallonie-Bruxelles, fondamental et secondaire, ordinaire et spécialisé.

N° vert : 0800 95 580 Plus d’information: www.enseignement.be/ecoleetparents Pour plus d’informations sur le harcèlement à l’école, consultez la plateforme www.enseignement.be/harcelement

Repères – dossier n°1 – Comment prévenir le cyberharcèlement par l’éducation aux médias ?

Un rapport des Nations Unies de 2016 montre que les enfants et les adolescents qui sont victimes de brimades préfèrent parfois ne pas signaler ces incidents à leurs parents et professeurs ou à d’autres adultes, soit parce qu’ils ont peur des représailles, soit parce qu’ils craignent, dans le cas d’un harcèlement en ligne, de se voir interdire l’usage de leur ordinateur, d’internet ou de leur téléphone mobile.

Depuis quelques années, le phénomène du cyberharcèlement est interpellant. Les études divergent sur l’importance des nouveaux médias dans le harcèlement en général mais il est certain qu’ils ont ouvert la voie à une nouvelle façon de s’exprimer, ou de harceler.

Pour faire face à ce phénomène, le CSEM propose au travers de ce premier mini-dossier de la collection « Repères » des pistes concrètes de prévention pour accompagner les enfants, et les jeunes, dans leurs usages d’internet sous toutes ses formes.

Colloque Faire société dans un monde médiatisé 5 juin 2018

Sainte-Ursule s’engage contre le harcèlement

Dès 2018, l’Institut Sainte-Ursule participera à un projet de lutte contre le harcèlement à l’école

Dès 2018, l’Institut Sainte-Ursule participera à un projet de lutte contre le harcèlement à l’école – ÉdA.

Le harcèlement à l’école est une réalité. À l’institut Sainte-Ursule, on a décidé de s’attaquer au problème avec l’Université de Paix.

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Graines de médiateurs et Jeux coop dans « La Foucade »