La médiation entre jeunes en 5 questions

Par Christelle Lacour, Formatrice à l’Université de Paix, interrogée par Christine Cuvelier, Chargée de Relations Publiques à l’Université de Paix.

1) La médiation entre jeunes, c’est quoi ?

C’est un processus par lequel les jeunes accompagnent d’autres jeunes dans leur gestion de conflit, afin que les parties en conflit clarifient de manière acceptable ce qui leur pose problème, et trouvent elles-mêmes des solutions au différend qui les occupe.

2) Quels sont les étapes de la mise en place d’un dispositif de médiation entre jeunes ?

Nous nous basons sur un modèle intitulé « ASIREP » :

  • Accueil des parties en conflit.
  • Stop : moment de détente, de canalisation des tensions (par la posture, la respiration, la décharge dans un punchingball…).
  • Identifier le problème : les faits et les émotions qui sont sous-jacents aux jugements émis par les médiés.
  • Rechercher. Evaluer les solutions (pour en choisir une qui convient aux 2 parties).
  • Planifier l’action (QQOQ : Qui fait Quoi, Où et Quand ?).

Voir aussi :

3)  Quels sont les établissements scolaires qui ont répondu à l’appel et/ou qui font appel à l’Université de Paix pour implanter une cellule de médiation [cf. Programme Médiation entre jeunes] ?

Des écoles de tous les réseaux et de toutes les provinces en Fédération Wallonie-Bruxelles.

4) Quel(s) est (sont) les points forts de la médiation entre jeunes ?

Les jeunes sont responsabilisés par rapport à leur gestion de conflit, et bénéficient d’un processus qui leur offre la sécurité nécessaire pour se dire les choses d’une façon respectueuse. Le fait que ce soient d’autres jeunes qui accompagnent la gestion de leurs tensions favorise également cette autonomie des adolescents dans la résolution de leurs différends.

5)  Ces formations sont-elles ouvertes aussi aux travailleurs sociaux et aux adolescents d’autres structures de jeunesse ?

Oui, ces formations sont ouvertes à toute structure dans laquelle des groupes de jeunes sont encadrés par des adultes, qu’il s’agisse d’éducateurs, de psychologues, d’assistants sociaux, d’animateurs, d’infirmiers…

L’une des conditions pour que cela fonctionne avec des jeunes médiateurs est que le groupe de jeunes soit assez stable. Dans des organisations où le turn-over des ados est important, ce sont généralement les adultes qui se forment et pratiquent la médiation.

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