« Toute chose ressemble à un clou… »

« Toute chose ressemble à un clou, pour celui qui ne possède qu’un marteau », écrivait Abraham Maslow.

A l’Université de Paix, nous pensons qu’il existe des « outils » susceptibles de nous permettre de mieux vivre ensemble, mieux communiquer et mieux comprendre ce qui se passe lorsque nous sommes en relation. Il ne s’agit pas de baguettes magiques permettant d’éliminer les différends, mais plutôt de repères que nous pouvons utiliser en fonction des situations, et vérifier s’ils sont adéquats ou non, s’ils nous conviennent.

En tant qu’organisme de formation, l’Université de Paix propose de développer ces compétences et apprentissages notamment à travers le Brevet en gestion positive des conflits avec les jeunes (cf. Les apprentissages de ce Brevet). Dans cette formation, les participants apprennent non seulement les « contenus » de base en gestion de conflits, mais aussi à les appliquer et à évaluer leur adéquation aux différents contextes.

Notre mission de développement de « l’outillage relationnel » de chacun se traduit aussi dans des interventions « sur mesure », à la demande, souvent auprès d’adultes en charge de l’éducation des jeunes (cf. le témoignage d’une enseignante, parmi d’autres témoignages). Sur ce site, vous découvrirez par ailleurs des pistes méthodologiques pour parler des relations dès la maternelle. Vous trouverez aussi des fiches d’activités directement réalisables avec des enfants.

L’Université de Paix produit, partage et diffuse des ressources pédagogiques et des contenus et méthodes de formation afin d’outiller chaque personne qui le souhaite à résoudre ses conflits par le dialogue, et non « par des coups de marteau ».

Ressources vidéos sur Educatube.be

Educatube.be est un projet d’espace multimédia de l’enseignement (enseignement.be).

Educatube : le multimédia au service de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles : vidéos, photos, sons, diaporamas…

Il regroupe d’ores et déjà des dizaines de ressources vidéo éducatives destinées au monde de l’enseignement.

Dernièrement, des vidéos produites par l’Université de Paix y ont été ajoutées :

Agissons pour éduquer à la paix

 

Vous aussi, vous pouvez contribuer à construire une société plus harmonieuse, prévenir la violence et favoriser une meilleure gestion de conflits au quotidien !

Cliquez ici si vous souhaitez contribuer à ces actions !

 

L’Université de Paix asbl travaille au quotidien avec des jeunes et des adultes afin de leur fournir des outils pour gérer les conflits d’une manière qui convienne à chacun.

Son action vise à favoriser un meilleur « vivre ensemble », par le partage de la réflexion, l’expérimentation de situations et la prise de conscience des relations avec autrui.

Pour ce faire, l’Université de Paix accompagne des adultes par rapport à leurs propres conflits et entreprend un travail de fond avec les jeunes.

Grâce à votre aide et en tant qu’Organisation de Jeunesse, nous éduquons et sensibilisons les enfants, les adolescents et les personnes qui en ont la charge, qu’ils soient enseignants, éducateurs, animateurs… Nous intervenons directement sur le terrain, notamment dans plusieurs écoles primaires et secondaires belges. En plus des formations, conférences et actions d’informations que nous proposons au grand public, nous produisons des ressources et outils pédagogiques, tels que le livre Graines de médiateurs II ou encore le jeu coopératif Belfedar, afin de partager le plus largement possible les méthodes de gestion de conflits.

Par cet article, nous vous proposons d’agir avec nous en effectuant un don (*) permettant de la sorte de continuer à développer, pérenniser et transmettre ces méthodes pour vivre des relations plus harmonieuses, qui conviennent à chacun.

Cliquez ici si vous souhaitez contribuer à ces actions !

Nous vous remercions d’ores et déjà pour votre geste !

(*) Tout versement de 40 euros ou plus, versé en une ou plusieurs fois au cours de la même année civile, donne droit à une exonération fiscale. Pour en savoir plus sur notre action au quotidien, vous pouvez consulter notre page « Questions fréquentes », ainsi que les différents articles de ce site. Nous sommes également disponibles par e-mail ou au 081/554140. Nous pouvons enfin convenir d’une rencontre, si vous le souhaitez.

Bouc émissaire dans La Lettre Eduquer à la NV

Dans La Lettre Eduquer à la NonViolence et à la Paix n°21, Christelle Lacour, formatrice à l’Université de Paix, explique le phénomène du bouc émissaire, et donne quelques pistes d’activités pour travailler ce thème…

Comment réagir face au phénomène du bouc émissaire ?

Par Christelle Lacour – Licenciée et agrégée en Psychologie, Formatrice à l’Université de Paix asbl.

Le 28 avril 2011, l’Université de Paix a dispensé sa première formation sur le phénomène du bouc émissaire. Nous sommes partis de l’idée que ce problème est groupal et avons par conséquent proposé aux participant(e)s de réfléchir, travailler et expérimenter cette question de manière groupale…

Des personnes de tous bords étaient présentes : des enseignants, des animateurs pour jeunes, des travailleurs sociaux estimant vivre un cas de bouc émissaire dans leur équipe de travail, une médiatrice scolaire confrontée à ce problème dans les écoles dont elle s’occupe, des parents…

« C’est quoi un bouc émissaire ? » a été la première question que nous leur avons posée, Alexandre Castanheira et moi-même. En sous-groupes, les participants ont discuté et rapporté leurs représentations sur ce phénomène, ses causes et ce qui les amenait en formation ce jour-là. Suite à cela, une définition a été proposée :

« Le bouc émissaire est celui que le groupe rend responsable de tout ce qui ne va pas. Il remplit un rôle de cohésion en polarisant sur lui l’agressivité. Le bouc émissaire permet aussi aux autres de transgresser des règles : c’est lui qui portera le chapeau ».

Le bouc émissaire serait donc le symptôme d’un dysfonctionnement groupal : un phénomène de groupe, à travailler en groupe donc !

Nous avons dès lors proposé aux participants de vivre plusieurs situations de rejet social de manière ludique et d’en tirer leurs conclusions.

Dans une des activités, les participants ont disposé d’une minute pour trouver un « abri antiatomique » de la couleur correspondant à une gommette apposée sur leur front. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est qu’une des participantes avait une gommette de couleur différente, ne correspondant à aucun abri. Elle a littéralement explosé au terme de la minute, puisqu’aucun groupe ne l’a accueillie dans son abri.

Dans un autre exercice, une étiquette positive ou négative (ex. sympathique, agressif, intello, …) a été attribuée à chaque membre du groupe. Ils ont ensuite du choisir de s’asseoir par quatre dans une « cafétéria » improvisée dans l’espace. Le constat était simple : les personnes ayant des étiquettes positives se retrouvaient entre elles et les participants avec une étiquette négative s’asseyaient entre eux, par défaut le plus souvent.

Dans un troisième temps, les participants ont eu l’occasion de trouver un maximum de solutions concrètes face à une situation dans laquelle un jeune était victime d’intimidation. Sur base d’une planche de bande dessinée, diverses suggestions ont été émises : faire des animations pour créer du lien, clarifier les règles et sanctionner automatiquement, faire de la sensibilisation à travers une campagne (ex. en diffusant un film traitant du thème du rejet social ou de l’intimidation), donner un rôle positif au brimeur et/ou au bouc afin de changer la dynamique, …

Lors d’une dernière rencontre en sous-groupes, nous avons expérimenté la technique de l’analyse fonctionnelle. Voici les étapes de cette méthode :

  • nommer le problème (qu’est-ce qui se passe ? comment je me sens ?) ;
  • évaluer si gérer cette situation fait partie de mon mandat professionnel ou personnel ;
  • créer un sociogramme pour situer qui est concerné par le problème et les relations entre les personnes ;
  • imaginer des pistes, les évaluer et en choisir en fonction de leurs avantages, inconvénients et risques.

Chacun(e) est reparti(e) de cette session avec des clés de lecture et des idées plein la tête. Non seulement leur vision du phénomène s’est clarifiée (cette vision a changé, ont dit certains), mais en plus les moyens d’action leur ont paru plus nombreux pour gérer ou vivre avec l’existence d’un bouc émissaire.

Retrouvez cet article dans le PDF de La Lettre Éduquer à la Nonviolence

La Lettre Eduquer à la Nonviolence et à la Paix n°21