Veille documentaire 2016

Sciences Humaines : L’empathie de l’enseignant, source de réussite scolaire

Pour renforcer la motivation et les compétences des élèves, la clé du succès tient en un mot : empathie ! C’est ce que tend à démontrer une étude de grande ampleur menée par trois universités finlandaises (Université de l’Est de la Finlande, université de Jyväskylä, université de Turku).

Depuis 2006 et jusqu’en 2016, les chercheurs suivent les parcours de plusieurs milliers d’enfants, en se focalisant sur les interactions avec leurs professeurs, ainsi que les coopérations entre parents et enseignants. Ces relations peuvent-elles expliquer les bons résultats du système scolaire finlandais dans le cadre du programme Pisa de l’OCDE ?

Lire davantage : http://www.scienceshumaines.com/l-empathie-de-l-enseignant-source-de-reussite-scolaire_fr_35667.html

Harcèlement : 1 élève sur 6 est victime »

Plus d’un élève sur trois (35%) est concerné par le harcèlement à l’école entre la 6e primaire et la 3e secondaire en Fédération Wallonie-Bruxelles, selon une enquête de l’UCL révélée dans le Soir. Ils sont soit  victimes (16,4%), soit auteurs (13,9%), ou même auteurs-victimes (4,7%) […]

Comment réagir côté école et côté parent ?

Le harcèlement est toujours celui d’un groupe possédant sa propre dynamique, dans lequel chacun occupe une place et tient un rôle. Il n’existe pas dans n’importe quelle école ni dans n’importe quelle classe.

L’Ufapec toujours, mais aussi l’Université de paix, proposent une série de bonnes pratiques aux écoles soucieuses de lutter contre le harcèlement.

> Lire la suite sur le site du Ligueur : https://www.laligue.be/leligueur/articles/harcelement-1-eleve-sur-6-est-victime

VIDEO. A 13 ans, il produit une vidéo contre le cyber harcèlement

Cette fois-ci, c’est un adolescent  qui prend directement la parole et s’engage en produisant son propre film contre le cyber-harcèlement. A 13 ans, l’Irlandais Luke Culhane, lui-même ancienne victime de harcèlement, a posté sa vidéo le 9 février, journée européenne de l’Internet sans crainte. A la fin de la vidéo, Luke Culhane explique comment arrêter le harcèlement : «Stop, bloque et parle ».

« Cyber Bullying : Create No Hate » (Cyber-harcèlement : ne créez pas de haine) est un film court et puissant. Luke Culhane marche dans la rue et son téléphone vibre. Les insultes fusent sur Facebook, WhatsApp ou Snapchat. Chaque injure virtuelle est figurée par un coup physique. Lèvre tuméfiée, œil au beurre noir ou bras cassé, le garçon est gravement blessé. Cette métaphore montre qu’il est brisé. Mais la riposte s’organise de plus en plus, pour dénoncer la haine sur internet.

Le jeune Luke Culhane propose trois pistes pour déjouer le cyber-harcèlement :

  • Stop : le fait de stopper un comportement harcelant en ligne, notamment en tant que « témoin » de ce comportement
  • Block : le fait de « bloquer » et « signaler » la personne adoptant un comportement destructeur
  • Tell : le fait d’en parler à un tiers, un adulte responsable, un éducateur

Voir l’article du Parisien présentant la vidéo : http://www.leparisien.fr/laparisienne/societe/video-a-13-ans-il-produit-une-video-contre-le-cyber-harcelement-11-02-2016-5535503.php 

Consultez aussi nos ressources sur le harcèlement et le cyber-harcèlement : http://www.universitedepaix.org/ressources/archives-des-articles

Souffrance au travail : oubliez le psychologue !

Entre 2007 et 2014, la psychologue du travail Lise Gaignard rédige des chroniques à partir d’entretiens menés dans son cabinet. Elle souligne les phrases les plus affligeantes, les retape, et change les prénoms. Aujourd’hui réunis dans un ouvrage, Chroniques du travail aliéné, ces textes sont poignants : la psychanalyste a du mal à relire son livre. Elle n’est pas la seule : « On m’a reproché de dire du mal des travailleurs », raconte-t-elle.

Si son texte suscite des réactions vives, c’est qu’il critique la dépolitisation de la souffrance au travail : à ses yeux, le changement le plus frappant dans le monde du travail en France n’est pas « la transformation – pourtant importante – des modes de management, ni les catastrophiques techniques d’évaluation pipées, ni la mondialisation. Pour moi, la différence majeure, c’est qu’en France, quand on est victime d’une injustice épouvantable au travail… on demande à aller chez le psy ! ».

> Lire l’article complet : http://www.lemonde.fr/entreprises/article/2016/01

Ce que Google a appris de sa quête pour construire l’équipe parfaite

Traduction résumée d’un article du New-York Times (2016).

« Qu’est-ce qui fait qu’une équipe est efficace ? » s’est demandé Google, qui a ensuite dépensé beaucoup d’argent pour le découvrir.

La société Google pensait qu’il suffisait de réunir des individus extrêmement performants. De nombreuses idées reçues ont été testées, analysées… et plusieurs (notamment les manières de composer les équipes, d’y interchanger les « profils individuels ») se sont avérées fausses.

L’équipe de chercheurs et analystes de Google s’est alors intéressée aux règles, au cadre de fonctionnement, et plus largement aux normes d’un groupe, que ces normes soient explicites ou implicites. Après une année d’observation, ils sont arrivés au constat que ce terrain est sans doute plus fertile pour comprendre les différences de performance entre les équipes :

En quelque sorte, le « Quotient Intellectuel » du groupe dépend moins des QI de ses membres que de leurs règles de fonctionnement. Une de ces règles est la répartition équitable de la parole. Autre constat : les membres des groupes performants ont tous un haut taux de « sensibilité sociale », c’est-à-dire d’attention empathique à ses collègues :

Les chercheurs regroupent ces deux caractéristiques (la sensibilité sociale moyenne et l’équité dans la distribution de la conversation) dans une sorte de sentiment de sécurité psychologique, c’est-à-dire dans la croyance partagée par les membres que chacun peut prendre la parole de façon « safe », tranquille, sans risquer de mettre à mal les relations interpersonnelles. Il s’agit d’une forme de confiance. Il y a un espace sécurisé dans lequel il est permis de « prendre des risques » par la prise de parole.

En bref, la sécurité psychologique des membres d’une équipe, soit l’assurance d’être traité humainement (avec respect, empathie et sensibilité) par ses collègues, a plus d’impact sur l’intelligence collective que les intelligences individuelles qui composent l’équipe…

> Lire l’article complet sur le site du New-York Times : http://www.nytimes.com/2016/02/28/magazine/what-google-learned-from-its-quest-to-build-the-perfect-team.html

Pédagogie des rencontres et des conflits transculturels

Par Karl-Heinz Bittl et Hervé Ott

Le conflit, trop souvent perçu et vécu comme destructeur, peut être un formidable outil de transformation relationnelle et sociale. Pour cela les auteurs nous proposent d’interroger une vision culturelle-idéologique négative de l’être humain et de ses capacités à créer du lien, à s’engager dans des solidarités fortes par-delà les clans familiaux, sociaux ou nationaux.

C’est à partir de nombreuses références des sciences sociales humanistes et d’une longue expérience des conflits, des rencontres, des formations transnationales et transculturelles, que les auteurs se positionnent. Il nous proposent à la fois des clés et des outils de compréhension des situations conflictuelles (interpersonnelles, structurelles et/ou culturelles) et une série de jeux et exercices pour enfants et adultes, permettant, de prendre conscience de nos comportements et de s’entraîner à d’autres attitudes pour créer de nouveaux espaces de rencontre qui renouvellent le désir de vivre des relations dynamiques par-delà la diversité des origines de chacun/e.

Les animateurs, éducateurs, formateurs, enseignants, médiateurs, consultants / coach, thérapeutes et autres passionnés de pédagogie et de changement trouveront dans ce livre des moyens pour permettre à leur public de s’affirmer, dialoguer et négocier de façon constructive en vue de créer de nouvelles solidarités dans nos environnements contemporains

Les effets destructeurs du management à la cool

On parle beaucoup d’humaniser les rapports dans l’entreprise. Est-ce une bonne nouvelle ?

Pour comprendre la souffrance qui infuse dans les open spaces fleuris d’aujourd’hui, alors que jamais on ne s’est tant soucié de bien-être au travail, le nouveau livre de Danièle Linhart, « la Comédie humaine au travail » (sous-titré : « De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale »), est d’un recours précieux.

Voilà une chercheuse du CNRS qui depuis trente ans observe les mutations sociales au travail. Pour mieux comprendre ses lois non écrites, ses faux semblants, elle se faufile dans les congrès de managers, avec le risque de s’y faire insulter (c’est arrivé, nous le verrons plus loin). La sociologie comme sport de combat est diversement appréciée.

[…] Fini le temps du bonjour compassé du directeur à son subalterne.  Toujours cool, le «n+1» tend patte blanche à son salarié sur le mode l’entreprise-est-à-nous-tous-et-ton-avis-nous-intéresse. En réalité,  ce mélange des genres fragilise les gens. Sous son blanc manteau, l’orientation humanisante est dangereuse ; si l’affaire tourne mal, ce n’est plus un professionnel qui sera jugé par ses chefs mais la personne toute entière, livrée à une évaluation critique parfois fatale.

> Lire l’article sur le site de L’Obs : http://bibliobs.nouvelobs.com/idees/20150808.OBS3895/les-effets-destructeurs-du-management-a-la-cool.html

Linhart propose une interprétation historique susceptible de rendre intelligible le management « humaniste » contemporain : celui-ci approfondit les principes organisationnels et idéologiques développés par Taylor et Ford, mais il en dépasse les limites en réintégrant et en subordonnant l’humanité des travailleurs au processus de production.

> Lire une note de lecture de l’ouvrage de Danièle Linhart, La comédie humaine du travail. De la déshumanisation taylorienne à la sur-humanisation managériale : https://lectures.revues.org/17816

Inside Out – FOVEA #4

Regard de la chaine Le PsyLab sur le film « Inside Out » (Vice Versa) : https://www.youtube.com/watch?v=AjS7sgxdsOg

L’élève mystère

Les élèves d’aujourd’hui zappent et les systèmes de gestion du comportement ont parfois du mal à tenir sur la durée. Une petite variation de temps en temps permet de remobiliser les élèves.

L’activité « l’élève mystère » est à mettre en place ponctuellement quand le système utilisé en classe commence à donner des signes de fatigue. Elle est facilement modulable en fonction des besoins de chacun.

> Lire l’article sur : http://www.dixmois.fr/l-eleve-mystere-a46515860

RCN Justice et démocratie : « Enjeux et défis pour un travail des mémoires sur les crimes internationaux contemporains »

http://www.rcn-ong.be/local/cache-vignettes/L200xH197/Sans_titre-9-49192.png?1460552280

RCN J&D vous présente cette nouvelle brochure bilingue : « Enjeux et défis pour un travail des mémoires sur les crimes internationaux contemporains. Leçons apprises des pratiques des acteurs engagés ». En mai 2015 l’équipe du Programme Europe a organisé un séminaire de réflexion et d’échange avec des participants venues du Liban, du Pays Basque, de Croatie, de Serbie, d’Irlande du Nord, etc. Ce séminaire était précédé par un rencontre en décembre 2014 avec les acteurs belges actifs dans le domaine de la mémoire sur les crimes internationaux contemporains. Cette publication présente les principaux enjeux du travail des mémoires et des recommandations qui ont émergé des débats qui se sont tenus lors de ces deux rencontres. Elle propose aussi d’accorder une place de choix aux expériences d’organisations qui sont engagées dans la mise en dialogue des mémoires, révélant les sensibilités de ce travail et la nécessité de les mettre en contexte. Quatre grandes thématiques structurent la publication : le temps, la pluralité, le dialogue et la responsabilité. Pour télécharger la brochure en Français : http://www.rcn-ong.be/IMG/pdf/Brochure_Memoire_FR-2.pdf

Émotions, organisation et management : une réflexion critique sur la notion d’intelligence émotionnelle

Par Jean-François Chanlat

Depuis quelques années, le monde de la gestion, notamment anglo-saxon, a développé un fort engouement pour les émotions (Raz, 2000 ; Briner, 1999 ; Askhenasy, Zerbe et Hartel, 2000 ; Fineman, 2002 ; Payne et Cooper, 2001 ; Noon et Blyton, 2002). Ce mouvement touche à la fois les entreprises, les cabinets de conseils, les éditeurs, les journaux, les magazines spécialisés, les revues scientifiques et professionnelles, les programmes de formation et les écoles de management. Il suffit de procéder à une simple recherche sur Internet pour s’en convaincre aisément. On retrouve des centaines de milliers d’entrées sous les rubriques : Emotion intelligence and management, Emotion and organization, Emotion at work, Emotional labour, etc. Dans les autres pays, notamment francophones, il existe également un mouvement dans ce sens, notamment dans certains programmes de formation en gestion très influencés par la production américaine.

Cet intérêt considérable pour les émotions n’a pas, à ma connaissance, jusqu’à présent produit une réflexion critique, notamment en France.

> Lire l’article complet : http://www.cairn.info/revue-travailler-2003-1-page-113.htm

Le mythe du 7% 38% 55% (le non-verbal rediscuté)

Une des tendances des pratiques dites « molles » est leur volonté de trouver appui sur les sciences plus « dures », pour en tirer une sorte de validation imparable. Par exemple, si vous œuvrez dans le domaine de la prise de parole en public, de la présentation, ou de la relation média, vous avez sans doute déjà entendu dire que la communication interpersonnelle était à 7% verbale, 38% vocale, et 55% corporelle. C’est-à-dire à 93% non-verbale (si l’on veut bien ranger le para- ou l’infra-verbal dans le non-verbal). Pour toutes celles et ceux, de moins en moins nombreux hélas, qui n’ont pas abdiqué leur sens critique, cela semble exagéré, et surtout étonnamment précis.

> Lire l’article complet : http://www.inxl.fr/le-mythe-du-7-38-55-le-non-verbal/

Les émotions chez le chien : oui, elles se lisent sur son visage

Joie, tristesse, surprise, peur : les chiens sont animés par de très nombreuses émotions, et leurs maîtres n’affirmeront certainement pas le contraire, eux qui savent lire ces émotions sur le visage de leur fidèle compagnon.

Une récente étude menée par des chercheurs américains tend en effet à prouver que les Hommes sont tout à fait capables d’identifier les émotions des chiens, simplement en observant les expressions de leurs visages.

> Lire l’article complet : http://wamiz.com/chiens/actu/les-emotions-chez-le-chien-oui-l-homme-sait-les-identifier-3339.html

Entreprise libérée et management sont-ils incompatibles ?

Par Jean-Francois Gagne / Enseignant Chercheur en Management à l’Université Paris Dauphine

L’entreprise libérée, au sein de laquelle chacun des acteurs fait ce qu’il pense être le mieux pour l’entreprise, remet directement en cause la notion même de management. Mais annonce-t-elle sa fin pour autant ?

L’entreprise libérée est devenue un thème de renouveau du discours managérial. Il y a les « pour », qui mettent en avant les bénéfices individuels et collectifs dans les entreprises qui l’ont appliqué et il y a aussi les « contre », qui pointent l’effet de mode et un discours trompeur. Les axes centraux de l’entreprise libérée – l’amélioration des rapports humains par la confiance et l’autonomie ainsi que les nouveaux modes d’organisation – impactent directement le manager. De nombreux partisans de l’entreprise libérée prônent en effet la suppression du manager et du management au profit d’une holacratie démocratique. Le manager et le management sont-ils à ce point remis en cause qu’ils doivent disparaître ?

> Lire l’article en entier sur le site LesEchos.fr : http://www.lesechos.fr/idees-debats/cercle/cercle-155068-lentreprise-liberee-de-la-remise-en-cause-du-manager-a-la-suppression-du-management-1206128.php

Harvard a étudié les gens pendant 75 ans et a constaté que le bonheur vient d’une chose…

Lorsqu’on demande à de jeunes adultes quel est le but de leur vie, ils répondent à 80% qu’ils veulent devenir riches, et à 50% qu’ils veulent devenir célèbre également.

Mais est-ce que la richesse et la célébrité sont des facteurs qui peuvent vous rendre heureux et en bonne santé durant toute votre vie ?

Ce n’est pas une question à laquelle il est facile de répondre. Dans cette vidéo, le psychiatre Robert Waldinger propose néanmoins quelques éléments de réponse. La richesse et la célébrité sont-elles vraiment les plus importantes ?

> Voir la vidéo : http://share2give.eu/harvard-a-etudie-gens-pendant-75-ans-a-constate-bonheur-vient-dune-chose/

Edgar Morin : « Eduquer à la paix pour résister à l’esprit de guerre »

(…) Nous avons pu constater dans l’histoire des sociétés humaines de multiples irruptions et manifestations de fanatisme religieux, nationaliste, idéologique. Ma propre vie a pu faire l’expérience des fanatismes nazis et des fanatismes staliniens. Nous pouvons nous souvenir des fanatismes maoïstes et de ceux des petits groupes qui, dans nos pays européens, en pleine paix, ont perpétré des attentats visant non seulement des personnes jugées responsables des maux de la société, mais aussi indistinctement des civils : fraction armée rouge de la « bande à Baader » en Allemagne, brigades noires et brigades rouges en Italie, indépendantistes basques en Espagne…

Le mot de « terrorisme » est à chaque fois employé pour dénoncer ces agissements tueurs, mais il ne témoigne que de notre terreur et nullement de ce qui meut les auteurs d’attentats. Et surtout, si diverses soient les causes auxquelles se vouent les fanatiques, le fanatisme a partout et toujours une structure mentale commune.

C’est pourquoi je préconise depuis vingt ans d’introduire dans nos écoles, dès la fin du primaire et dans le secondaire, l’enseignement de ce qu’est la connaissance, c’est-à-dire aussi l’enseignement de ce qui provoque ses erreurs, ses illusions, ses perversions.

(…)

Réductionnisme, manichéisme, réification

Or, comment devient-on fanatique, c’est-à-dire enfermé dans un système clos et illusoire de perceptions et d’idées sur le monde extérieur et sur soi-même ? Nul ne naît fanatique. Il peut le devenir progressivement s’il s’enferme dans des modes pervers ou illusoires de connaissance. Il en est trois qui sont indispensables à la formation de tout fanatisme : le réductionnisme, le manichéisme, la réification. Et l’enseignement devrait agir sans relâche pour les énoncer, les dénoncer et les déraciner. Car déraciner est préventif alors que déradicaliser vient trop tard, lorsque le fanatisme est consolidé.

> Lire l’article complet : www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/07/peut-on-prevenir-la-formation-du-fanatisme_4860871_3232.html

Attentats : repenser notre rapport au monde

(…) Sur les plateaux s’empilent les supputations, se succèdent les experts de la guerre et de la peur alors que le monde a cruellement besoin d’experts de la paix. Les témoignages diffusés à l’antenne ainsi que les images confinent bien plus au voyeurisme qu’au devoir d’informer. Ce n’est plus de l’information, c’est de la mise en scène. Dans de telles circonstances, le devoir d’informer impliquerait de reléguer au second plan l’obsession de l’audimat. Il faut croire que les terroristes savent mieux profiter de nos faiblesses que nous des leurs.

> Lire l’article complet : www.lemonde.fr/afrique/article/2016/07/16/attentats-repenser-notre-rapport-au-monde_4970702_3212.html

« Janine BD » vulgarise les sciences humaines et sociales en BD

@Janine_bd, nous parle de nos facultés d’attention en BD, et fait des liens notamment avec la méditation (pleine conscience) : http://janinebd.fr/attention-flottante/ http://janinebd.fr/attention-flottante/

Découvrez une autre BD sur 5 techniques de domination (et de « contre-domination ») : http://janinebd.fr/5-techniques-de-domination/

Retrouvez également une autre sur la honte, le regard d’autrui et la capacité à prendre en compte le point de vue de l’autre : http://janinebd.fr/le-regard-dautrui/

L’effet témoin – expérience du bon samaritain

L’effet du témoin (appelé aussi « effet spectateur ») est un phénomène psycho-social des situations d’urgence dans lesquelles le comportement d’aide d’un sujet est inhibé par la simple présence d’autres personnes sur les lieux. La probabilité de secourir une personne en détresse est alors plus élevée lorsque l’intervenant se trouve seul que lorsqu’il se trouve en présence d’une ou de plusieurs personnes. En d’autres mots, plus le nombre de personnes qui assistent à une situation exigeant un secours est important, plus les chances que l’un d’entre eux décide d’apporter son aide sont faibles. La probabilité d’aide est ainsi inversement proportionnelle au nombre de témoins présents (définition Wikipédia).

Cette vidéo illustre cet effet témoin en filmant la réaction de passants par rapport à des personnes en détresse dans la rue. Qui leur vient en aide ?

> Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=FfjbRO-WMHQ

« Le secret du bonheur danois » | Silvia Galipeau

Ça ne rate jamais. Chaque année, au palmarès des gens les plus heureux, trônent les Danois. Pourquoi ?

« Les parents danois sont très proactifs dans l’enseignement de l’empathie et de la valorisation d’autrui. Le succès, ici, est vu comme le fruit d’un travail d’équipe, et non comme le résultat d’un bon coup individuel. Les parents danois travaillent davantage l’estime de soi de leurs enfants (ce que je vaux, en relation aux autres), et moins la confiance en soi (davantage une question de ce qu’on peut faire ou avoir, en relation aux autres) ».

« Au Danemark, l’empathie est enseignée à l’école, dès la maternelle. C’est aussi important que les mathématiques ou l’anglais ».

« L’ÉDUCATION DANOISE EN SIX TEMPS

  • L’importance du jeu
  • Être vrai
  • La reformulation (en positif)
  • L’empathie
  • Éviter les ultimatums (= trouver des solutions négociées)
  • Des moments ensemble ».

> Lire l’article complet : http://www.lapresse.ca/vivre/famille/201508/07/01-4891135-le-secret-du-bonheur-danois.php

Le cours d’empathie obligatoire dans les écoles danoises

L’empathie, ou l’aptitude à pouvoir ressentir les émotions d’une autre personne est une capacité considérée comme cruciale dans la vie quotidienne danoise. Enseigner l’empathie aux enfants contribuerait en effet à leur épanouissement futur.

> Lire l’article complet : https://www.rtbf.be/info/societe/detail_le-cours-d-empathie-obligatoire-dans-les-ecoles-danoises?id=9386238

Cyberharcèlement et ressources mobilisées par les adolescents – Rapport du Cresam – par Pascal Minotte et Anais Antoin

> Télécharger le PDF : http://www.cresam.be/IMG/pdf/observatoire_vies_numeriques_1.pdf

A quel moment a-t-on commencé à parler de cyberharcèlement ?

Pour la première fois, Emie Ferreira, 17 ans, pénètre à l’Inathèque, le service de l’Ina situé sous la BNF (Bibliothèque nationale de France) à Paris et habituellement réservée aux chercheurs, aux étudiants ou aux professionnels. C’est ici que sont archivés des centaines de milliers de documents audiovisuels dont les archives télé des chaînes de la télévision publique diffusées depuis 1949 et, dans le cadre du dépôt légal, les programmes des sept chaînes nationales hertziennes depuis 1995.

En première L au Bourget (Seine-Saint-Denis), Emie Ferreira est accompagnée par une doctorante, Mélanie Lallet.

C’est une association – L’Arbre des connaissances – qui a mis en relation plusieurs lycéens franciliens avec des chercheurs pour leur permettre de découvrir leur métier.

> Lire l’article complet : http://rue89.nouvelobs.com/2016/06/09/a-quel-moment-a-t-commence-a-parler-cyberharcelement-264001

Émotions et activités professionnelles et quotidiennes (Cahour et Lancry, 2011)

Les émotions marquent la plupart des activités humaines. Elles surgissent dans diverses situations, d’ordre privé ou social. Elles accompagnent de nombreux comportements. Il n’y a donc pas de raison de penser qu’elles puissent être absentes des situations de travail et autres activités complexes. Elles en sont parfois même une des dimensions caractéristiques, socialement attendues comme le sont les manifestations émotionnelles signant un exploit sportif, un succès ou un échec professionnel, ou encore une situation de tension.

Ce numéro spécial du Travail Humain a donc comme objectif de montrer en quoi et comment les émotions et les activités professionnelles ou quotidiennes sont liées.

L’activité, son analyse et sa place centrale dans les recherches et les interventions ergonomiques ont donné lieu à de nombreux travaux que nous ne rappellerons pas ici. En revanche, la mise en perspective des émotions avec cette activité suppose que soient précisées les caractéristiques majeures des émotions pour que l’on puisse mieux saisir ensuite ses interactions étroites avec les situations de travail mais aussi de mobilité ou d’usage, et l’activité qui y est déployée.

> Lire l’article complet sur le site du CAIRN.info : http://www.cairn.info/article.php?ID_ARTICLE=TH_742_0097

Le mythe de l’orientation du regard

Selon le Mark Frank, Docteur en psychologie sociale et expert en micro-expression, l’orientation du regard n’est pas à considérer comme une indication qu’une personne se remémore un souvenir ou se place en situation de création. Ceci est une remise en cause de certaines thèses mises en avant notamment dans le domaine de la synergologie. Pour Mark Frank, le contact visuel est l’un des aspects les plus mal interprétés de notre langage non verbal.

> Lire l’article complet en anglais : http://www.humintell.com/2009/09/the-eye-contact-myth/

Pour en finir avec la « synergologie » – Une analyse critique d’une pseudoscience du « décodage du non-verbal »

Pour Pascal Lardellier (Université de Bourgogne), la synergologie est une pseudoscience. Contrairement aux méthodes éprouvées, notamment en psychologie sociale ou dans les sciences de la communication, pour « décoder » le langage non verbal, cette discipline autoproclamée produit des discours et des techniques qui ne sont pas fiables.

« Les théories proposant des outils pour décoder la communication non verbale et décrypter la gestuelle de nos interlocuteurs connaissent un étonnant succès éditorial. Parmi elles, la « synergologie » est une pseudoscience qui singe les codes académiques afin d’essayer de capter une légitimité ensuite négociable dans le domaine de la formation continue. Cet article met au jour les faiblesses, les contradictions, ainsi que l’idéologie de cette « similithéorie du décodage du non-verbal » ».

> Lire l’article complet : http://communication.revues.org/858

L’ennemi

L’avis de Ricochet > source : http://www.ricochet-jeunes.org/livres/livre/34266-l-ennemi

En partenariat avec Amnesty International et l’Historial de la Grande Guerre de Péronne, les éditions Sarbacane proposent un bel album signé Davide Cali et Serge Bloch. On avait déjà pu apprécier ce duo détonnant dans « Moi, j’attends »…

Ici, ils nous reviennent avec un hymne à la paix ou plutôt un album salutaire contre tous les va-t-en-guerre.

Le décor est vite planté : deux trous déchirent la page. Dans ces deux trous, deux soldats, deux ennemis. Sur fonds blanc, on suivra les états âme de ce soldat de plus en plus perdu et ceux de son ennemi, celui d’en face.

Car ici le manuel le dit : l’ennemi est une bête féroce et sanguinaire qui empoisonne et brûle les villages.

Mais le quotidien peut-être moins romanesque. […] Notre soldat doit attendre, faire face à la pluie, rêver à la lune, affronter la solitude. Un grand vide peu à peu l’envahit.

C’est sans doute la réussite de cet album : face à la lui-même, petit à petit, le petit soldat-héros s’interroge sur l’autre, s’intéresse à son ennemi, à ses sentiments, à sa famille. Il apprendra sans doute que l’autre, l’ennemi, lui ressemble un peu et qu’ensemble ils pourraient même arrêter la guerre. Un décor épuré, une vraie réflexion sur ce que peuvent éprouver ceux qui vivent au cœur du conflit, une pensée à hauteur d’homme, pour un album à mettre entre toutes les mains.

Les neurosciences et le développement de l’enfant SD1

Conférence du Dr Catherine Gueguen, pédiatre, au sujet de son livre « Pour une enfance heureuse » qui explique l’apport des neurosciences affectives dans la compréhension du développement de l’enfant.

> Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=DvcJtn7ZCfU

« De la Colère à la Bienveillance », par Joëlle SAM-CAW-FREVE (TEDxSaintDenisWomen)

Joëlle Sam-Caw-Frève partage ce qu’elle met en œuvre dans ses classes, son collège et en dehors pour permettre aux enfants de mieux se connaitre […] Elle y évoque notamment son usage de l’ouvrage Graines de médiateurs II.

> Voir la vidéo : https://www.youtube.com/watch?v=bfPBmowRRN4

 

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