Et si… (fiche-outil « créativité »)

Alice_par_John_Tenniel_25

Dessin d’Alice par John Tenniell (Alice au Pays des merveilles – Lewis Carroll).

OBJECTIFS

  • Exercer sa créativité.
  • Découvrir et intégrer les règles de la créativité.
  • S’entraîner à la recherche de solutions innovantes.

MATERIEL

Aucun

DISPOSITION

Les participants sont assis en cercle

DEROULEMENT

  • L’animateur précise aux participants que l’activité va leur permettre d’exercer leur créativité. Il leur explique ou leur rappelle les règles :
    • Toutes les idées sont les bienvenues !
    • Il est important de trouver un maximum d’idées.
    • Les propositions les plus loufoques, les plus originales sont admises.
    • Une idée peut en amener une autre.
  • Il débute l’exercice en posant une question : « Que se passerait-il si le soleil s’éloignait de la terre ? » Il donne une réponse (exemple : « Tout le monde aurait froid »), puis il demande au groupe d’émettre des suggestions.
  • Lorsque les participants n’émettent plus d’idées, l’animateur pose une nouvelle question, comme : « Que se passerait-il s’il ne pleuvait plus ? S’il n’y avait plus de couleur ? S’il n’y avait plus de fleurs ? S’il n’existait qu’une seule langue ? »
  • L’exercice se poursuit jusqu’à nouvel épuisement des idées.
  • L’animateur relance plusieurs fois la réflexion jusqu’à ce que tous les participants aient eu l’occasion de s’exprimer.

Pistes de réflexion …

L’animateur incite les participants à s’exprimer sur les difficultés qu’ils ont rencontrées :

  • Etait-ce facile ou difficile d’imaginer des conséquences à des situations fictives ?
  • Les participants peuvent-ils citer des situations vécues pour lesquelles l’imagination a été utile dans la résolution de problèmes ou de conflits ?

NOTES A L’ANIMATEUR

L’animateur est vigilant aux critiques émises face aux propositions. Il rappelle les règles de la créativité : « Toutes les idées sont les bienvenues ! » ; « Les propositions les plus loufoques, les plus originales sont admises ». En effet, les participants sont d’autant plus créatifs que leurs idées ne sont pas censurées.

Pour stimuler davantage la créativité, l’animateur peut lancer au groupe le défi de proposer un nombre minimum d’idées dans un temps limité (ex. 15 idées minimum en une minute).

Clefs pour la jeunesse : Touka

Depuis le 4 mai 2012, la partie francophone de l’association Clefs pour la Jeunesse a confié son travail en Fédération Wallonie Bruxelles à l’Université de Paix.

Touka est un outil pédagogique complet développé par cette asbl. Nous le proposons désormais gratuitement en intégralité sur notre site Internet.

Vous pouvez le visionner ci-dessous ou encore le télécharger en cliquant ici (PDF).

 

Apprendre à vivre ensemble

Quelques repères du programme « Graines de médiateurs – Développement des habiletés sociales » tel que dispensé en 2003. Ce programme a pour objectif de développer chez les enfants des compétences personnelles et relationnelles. Il a été réalisé par deux formatrices de l’Université  de Paix tout au long de l’année scolaire, à raison d’environ 2 séances de 2 heures par mois. Récit et impressions d’une formatrice.

Découvrez également la vidéo Graines de médiateurs (cliquez sur l'image)

Quand les enfants apprennent à vivre ensemble…

En prenant connaissance du projet, ma première impression est l’étonnement. Habituellement, nous travaillons dans les classes lorsque le climat s’est tellement détérioré qu’il ne permet plus aux élèves d’apprendre. Ici, rien de tel. L’accent est mis sur la prévention de la violence et la possibilité pour les élèves de 5 classes de 4ième et 5ième primaire d’acquérir des compétences relationnelles qui leur permettent de gérer leurs conflits et de communiquer de façon non violente. Quelle chance !

Pour démarrer le projet, une réunion est programmée avec les enseignants des classes concernées. Certains enseignants sont un peu sceptiques, d’autres voient en ces animations la chance de pouvoir régler certaines difficultés vécues en classe. Une enseignante aimerait travailler par exemple l’écoute car elle est épuisée par le bruit que font les 27 élèves de sa classe.

Une réunion est aussi organisée pour les parents des élèves concernés par les animations afin de leur expliquer les tenants et aboutissants du projet. Pour favoriser l’intégration par les enfants des compétences sociales, il est important de pouvoir collaborer avec tous les adultes socialisateurs qui gravitent autour de l’enfant. L’efficacité du programme en dépend largement.

L’objectif de ce programme est de développer des habiletés sociales afin de permettre un climat harmonieux dans la classe. Vivre ensemble, ce n’est pas facile. Cela nécessite des compétences et celles-ci ne s’acquièrent pas de n’importe quelle façon.

Dès la première animation en classe, nous leur proposons des règles de vie à respecter. Entre autres, je ne fais pas de mal (ni à moi, ni aux autres), j’ai le droit au stop,… Une boîte à suggestion leur donne l’opportunité de signaler aux autres ce qu’ils apprécient, ce qui les dérange et leurs propositions de changement. Au début de chaque séance, leurs messages sont lus à haute voix. Certaines propositions seront discutées. Par exemple, dans la classe de 27 élèves où il était difficile d’avoir le calme même pour l’énoncé d’une consigne, des élèves ont proposé d’ajouter des règles de vie et de faire des jeux pour apprendre à se taire.

Certaines étapes jalonnent l’apprentissage de ces compétences telles que la connaissance de soi-même et d’autrui, la confiance et la coopération, l’écoute, la capacité à s’exprimer dans le respect des autres. La méthodologie proposée est active : jeux de groupe, sketches, histoire, échanges… Un exemple d’activité sera donné pour chacune des étapes.

1. Moi parmi les autres

Se connaître et se faire connaître aux autres est le préalable de toute relation constructive. Beaucoup d’activités amènent les enfants à regarder les autres avec un regard positif. Par exemple, les enfants ont apporté un objet qui les représentait et l’ont présenté aux autres. Un enfant s’exprime : « J’ai apporté l’Espagne », dit-il en montrant la carte du pays, « car mon papa est espagnol ». Les autres sont étonnés, ils ne savaient pas. Une autre montre une bouteille d’eau « j’ai apporté de l’eau parce que je pleure beaucoup ».

2. Confiance et coopération

Lorsque le groupe est prêt et avant d’aborder le conflit proprement dit, il est important de construire un climat de confiance Ainsi, avec l’activité « les chaudoudoux », les enfants envoient des messages positifs à leurs compagnons et à leur professeur. Dans une des classes, les élèves ont proposé de lire un des messages reçus à haute voix. L’émotion était grande lorsqu’un élève a remercié son enseignant de lui avoir expliqué plusieurs fois des matières non comprises pendant les temps de midi. Un tel type de climat permet aux élèves de s’exprimer sans craindre le jugement d’autrui.

3. Moi et le conflit

Tous n’ont pas la même manière de réagir lors de disputes. A partir d’une histoire conflictuelle, les enfants ont pu s’exprimer sur les différentes attitudes. « Moi, le conflit, j’aime pas trop, je préfère ne pas le voir ! » dit un garçon de 4ième primaire. Céline confie au groupe : « lors des disputes, moi j’arrange toujours les choses avec tout le monde ». Les enfants apprennent à être plus conscients de leurs stratégies et à s’ouvrir à d’autres attitudes possibles.

4. A l’écoute du verbal et du non-verbal

Les enfants apprennent à écouter et à observer les autres afin de permettre une communication qui tient compte de l’autre. Les jeux d’écoute non-verbale ont été fort appréciés par les enfants de la classe où il y a beaucoup de bruits. Ils ont pu vivre des moments de silence et en mesure l’intérêt.

5. A l’écoute de ce qui se vit

L’expression de ses sentiments et l’accueil du ressenti de l’autre permettent une compréhension mutuelle et une communication plus en profondeur. Par des situations simples, les enfants sont amenés à mimer une émotion. Les autres devinent de quel sentiment il s’agit. Une autre manière de favoriser l’expression des sentiments : après chaque activité, les enfants qui le souhaitent peuvent prendre le bâton de parole et exprimer leur avis sur le jeu et leur ressenti. Le fait d’exprimer un ressenti entendu par l’autre provoque souvent soulagement et compréhension mutuelle.

6. Sortir du conflit

Des situations conflictuelles sont jouées et les enfants vont y répondre de manière créative. Certains conflits, survenus durant les animations, ont pu être discutés et réglés de manière non violente. Par exemple, deux enfants ont pu trouver un terrain d’entente à leur difficile cohabitation de bureau en classe.

Parfois, lorsque des séances sont difficiles, tendues, et que beaucoup d’énergie est déployée pour de maigres résultats visibles, je suis sortie de la classe découragée. Mais au fil des séances, j’ai pu observer des changements qui me réconfortent dans le bien-fondé de notre démarche. Par exemple, quel bonheur d’entendre un élève féliciter spontanément une autre d’avoir bien camouflé sa voix dans un exercice et de voir le sourire de l’intéressée jusque derrière les oreilles ! Lorsque les groupes-classes vivent des moments de cohésion, quelle satisfaction de les voir bien ensemble !

A la fin de l’année, vient le moment de l’évaluation. J’étais très intriguée de savoir ce que retiendraient les enfants des séances. Voici quelques réponses à l’évaluation écrite réalisée en fin d’année : « j’ai appris des choses sur les autres », « ce que les autres ont dans le cœur », « j’ai appris à parler au lieu de taper », « qu’il faut respecter celui qui a la parole ».

Les enseignants étaient très satisfaits, ils y ont vu des avantages au niveau de l’ambiance de leur classe. « Les sports d’hiver ne sont jamais aussi bien passés que cette année », nous a confié une enseignante. Une autre, celle qui était fatiguée par le bruit de ses 27 élèves, m’a dit « Je croyais que l’Université de Paix, c’était magique, que tous les élèves allaient se taire. J’ai appris cette année qu’il fallait du temps pour développer ces compétences. L’autre jour, j’ai proposé une heure d’échange et de partage avec les élèves, et ils se sont écoutés sans s’interrompre durant toute l’heure ! J’étais très heureuse. »

La réunion des parents de fin de parcours regroupant parents, enfants et enseignants a rencontré un franc succès. Plus d’une soixantaine de personnes y sont venues pour entendre l’évaluation du programme et exprimer leur souhait de le voir se poursuivre cette année, ce qui est chose faite dans trois écoles de la commune.

J’ai été émue en lisant la réponse d’un enfant : « J’ai grandi grâce à vous ». Et ces petites graines semées, qui sait ce qu’elles produiront demain, dans une semaine, dans dix ans… ?

Retours sur le « Certif Jeunes » au Luxembourg

Retour sur le Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes (5-17 ans) au Grand-Duché de Luxembourg

Après avoir commandité plusieurs modules de courte durée, le SCRIPT–IFC, organisme de formation continue du Ministère de l’Education nationale et de la Formation professionnelle au Grand-Duché de Luxembourg, a inscrit l’une des propositions phare de l’Université de Paix à son programme.

C’est en janvier 2012 que le tout premier Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes (5-17ans), formation de longue durée, a commencé au Grand-Duché de Luxembourg : son code officiel, « B2-d-17 ».

De part et d’autre des frontières, nous nous posions nombre de questions : « Y aura-t-il assez d’inscrits ? Les participants seront-ils suffisamment motivés et présents aux 9 sessions ? Une formation en français sera-t-elle porteuse d’intérêt ? Comment respecter l’hétérogénéité des candidatures et garder comme point de mire le développement des compétences sociales au sein des groupes de jeunes ? ».

Des réponses : des inspecteurs faisant le relais, 26 candidatures motivées, 18 participants retenus et une liste d’attente !

Pour accompagner leur engagement, le Ministère a soutenu la traduction allemande du livre « Graine de médiateurs II ». C’est ainsi que « Früh übt sich, Mediation für Kinder » est édité et facilite grandement leur travail dans le contexte multiculturel et plurilingue du pays.

A petits pas comme à grandes enjambées, chargés de direction, instituteurs, éducateurs, personnes-ressource ou encore psychopédagogues mettent en oeuvre la démarche et les outils proposés par nos formateurs.

Grâce aux nombreux processus d’évaluation en cours et à la fin du certificat, chacun a pu suggérer, interagir et nous faire part de son avis quant à l’apport de cette formation pour son travail quotidien.

Au bout du parcours, 16 participants dont 13 obtiennent leur Certificat et 3 terminent le travail individuel pour l’obtenir.

Leurs échos, notre motivation à continuer ainsi que l’analyse faite par le SCRIPT-IFC ont abouti au renouvellement de la programmation du Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes (5-17ans).

La deuxième édition luxembourgeoise aura lieu à Mersch, à partir de septembre 2013.

Ressources vidéos sur Educatube.be

Educatube.be est un projet d’espace multimédia de l’enseignement (enseignement.be).

Educatube : le multimédia au service de l’enseignement en Fédération Wallonie-Bruxelles : vidéos, photos, sons, diaporamas…

Il regroupe d’ores et déjà des dizaines de ressources vidéo éducatives destinées au monde de l’enseignement.

Dernièrement, des vidéos produites par l’Université de Paix y ont été ajoutées :

Implanter le programme Graines de médiateurs (2013-2014)

Page relative à l’appel à candidatures 2013-2014 suite au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles

> Présentation générale du programme

> Implantation complète dans votre école

> Interventions « à la carte » sur base du programme

> Sources de subsides possibles

Implanter « Graines de médiateurs – Programme de prévention de la violence à l’école primaire » dans votre école / votre classe. Mettre en place dans l’école, dans la classe, une dynamique de respect de chacun, d’éducation à la paix et à la citoyenneté afin – notamment – de permettre la pratique de la médiation.

Personnes concernées

  • Vous êtes enseignant/directeur/parent ;
  • Vous êtes convaincus de l’utilité de travailler en prévention la gestion des conflits et l’apprentissage de la médiation à l’école ;
  • Votre école n’a pas les moyens de s’offrir une formation longue…

Grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Université de Paix propose le programme de formation longue « Graines de médiateurs » pour la période de septembre 2013 à août 2014.

Par an, sont compris dans le projet :

  • 9 animations d’1h40 pour deux classes primaires d’une école, suivies de 9 séances de coaching avec le/la titulaire
  • 2 journées de formation à Namur pour ces mêmes titulaires, lundi 3 février 2014 et lundi 17 mars 2014
  • 2 journées de formation pour l’ensemble de l’équipe (à prendre en charge par la FOCEF ou le CECP )
  • Une journée de formation à Namur pour les directions, le vendredi 10 janvier 2014
  • Une conférence pour les parents, les enseignants, l’ensemble de la communauté éducative
  • Le livre pédagogique « Graines de médiateurs II »

Infos supplémentaires et contact

  • Page du programme de formation « Graines de médiateurs » réalisé à la demande
  • Université de Paix  asbl [C/o Julie Duelz] – 4, Bd du Nord – 5000 Namur (j.duelz@universitedepaix.be – 081 55 41 43).

 

Avec le soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles.

Grâce au soutien de la Fédération Wallonie-Bruxelles, l’Université de Paix propose le programme de formation longue « Graines de médiateurs » à prix réduit dans 5 écoles tous réseaux confondus en Communauté française et ce, pour la période de septembre 2013 à août 2014.

Le respect à l’école, dans le Journal de l’éducation

Le premier jour de la rentrée, le respect est au rendez-vous !
Mais pour combien de temps ?

Par Cathy Van Dorslaer Licenciée en Politiques et Pratiques de Formations d’Adultes, Enseignante, Collaboratrice extérieure de l’Université de Paix.

A quand le premier coup de canif dans le contrat de respect de soi, des autres et de l’environnement auquel toutes les écoles  pourtant demandent d’adhérer? A quand la première violence verbale ou physique, la première dégradation, les premiers signes d’absentéisme et de décrochage, les premiers chahuts ?

Pour comprendre pourquoi le respect n’est plus un comportement acquis d’office, il est intéressant de prendre conscience de l’évolution de l’image de l’Ecole ainsi que des modifications que celle-ci a amenées dans les pédagogies prônées. Depuis la fin des années 70 et l’apparition du chômage, le rôle de l’école est remis en question. Si l’enseignement reste obligatoire, son mandat et son efficacité sont régulièrement contestés. Avec eux, l’acceptation de ses exigences et de ses sanctions. Dans le même temps et pour répondre aux changements de perceptions de l’éducation, les pédagogies ont évolué.  L’élève est à présent incité à être acteur de son enseignement, est mis en projet, une co-construction du savoir est prescrite. La parole est donnée à tous. Mais il convient d’enseigner cette prise de parole et de lui donner un cadre.

Pour instaurer, ou maintenir, le respect au sein de l’Ecole, deux axes doivent être travaillés dans le même temps, et ce dès le premier jour.

Premier axe : Une initiation à la communication, à l’écoute active, à la négociation, à la médiation (au sein de la classe tout comme au sein de l’équipe éducative). Une façon de communiquer différente qui permettra à chacun d’être entendu et compris, qui garantira davantage une prise en compte de tous les avis, qui permettra que les conflits, inévitables lors d’une gestion plus collective de la classe ou de l’école, trouvent des issues satisfaisantes et constructives.

Dans notre pays, le développement de ces compétences communicationnelles dépend du libre choix des écoles ou des enseignants. Pour aider ces innovateurs, de nombreux ouvrages existent, ainsi que des modèles d’interventions. L’Université de Paix a mis au point le programme « Graines de médiateurs » qui, au travers de nombreuses activités expérimentées sur le terrain et proposées dans un ouvrage , permet d’initier les élèves du primaire et du secondaire à la vie en groupe, à la prise de conscience de sa façon de réagir (parfois inadéquate) en cas de conflit, à la communication non violente, à la négociation et à la médiation.

Second axe : La mise en place d’un règlement. Toutes les écoles, ou presque, disposent d’un règlement. Certains dysfonctionnements apparaissent pourtant qui empêchent celui-ci de remplir efficacement son rôle.  Souvent, les points abordés sont trop nombreux pour être réellement intégrés et ils ne distinguent pas toujours ce qui relève du pédagogique ou du comportement. Les comportements attendus sont considérés comme innés alors que certains d’entre eux demandent un apprentissage. Ensuite, les sanctions annoncées (quand elles le sont) en cas de non-respect ne sont pas toujours appliquées ou le sont en fonction de l’humeur ou de la tolérance de l’enseignant. Il s’agira dès lors de mener tout un travail de réflexion pour analyser (avec tous les acteurs concernés : P.O., direction, enseignants, éducateurs, conseil d’élèves, parents) les besoins de l’établissement, pour décider des lois (peu nombreuses et connues de tous) qui régiront la vie commune et garantiront la sécurité de chacun.  De déterminer ensuite les comportements attendus et interdits dans les différents lieux de vie (cour de récréation, salle de gymnastique, réfectoire…). Et enfin, au sein de chaque classe, de décider ensemble (par le biais du conseil de coopération, par exemple) des attitudes à adopter pour favoriser les apprentissages et une vie du groupe épanouissante.  En n’oubliant pas que toute infraction devra être assortie d’une conséquence annoncée : une sanction réparatrice qui responsabilisera tout en permettant un apprentissage.

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La démarche – qui s’appuie sur plus de 15 ans d’expérimentation du programme « Graines de médiateurs » s’articule autour de 4 rouages : vivre ensemble, comprendre, communiquer, agir. Un processus pour une véritable éducation à la citoyenneté.

Graines de médiateurs II : Ce guide pratique propose des pistes et des conseils pour l’animation : plus de 60 fiches d’activités, plus de 50 fiches reproductibles… qui favorisent le développement des habiletés sociales chez les enfants.

Vidéo du Salon de l’Education sur le respect

Christelle Lacour intervient les 18 et 19 octobre au Salon de l’éducation (Namur Expo) concernant la thématique du respect. Découvrez ci-dessous la vidéo réalisée pour l’occasion sur le site web du Salon :


 

  • Belfedar, un jeu qui favorise le respect chez les jeunes, le 19/10/2012 de 09h45 à 10h15 (Forum nord). Jeu de plateau coopératif créé à la demande des acteurs de terrain, Belfedar permet de : prévenir la violence chez les jeunes de 10 à 18 ans ; favoriser la confiance et l’appartenance au groupe ; développer des habiletés sociales pour gérer positivement les conflits.
  • Médiation par les pairs (12-18 ans), 18/10/2012 de 09:45 à 10:15 (Grand forum). La Médiation par les pairs donne aux jeunes la responsabilité de la gestion de leurs conflits. Le médiateur accompagne les jeunes volontaires pour communiquer autour de leur conflit et trouver eux-mêmes des solutions qui leur conviennent.
  • Cliquez ici pour plus d’informations concernant les conférences, ainsi que la journée de l’extrascolaire. Vous pouvez également découvrir toutes les conférences du 19è Salon de l’éducation sur le site officiel de l’évènement.

    Belfedar dans le magazine Prof n°13

    Magazine Prof n°13

    Le journaliste Patrick Delmée a testé le jeu Belfedar pour le magazine Prof.

    PROF, le magazine des professionnels de l’enseignement, est une publication du Ministère de la Fédération Wallonie-Bruxelles (Administration générale de l’Enseignement et de la Recherche scientifique).

    Lire l’article sur Enseignement.be, le site du magazine : Belfedar dans le magazine Prof numéro 13.

    Le jeu Belfedar est également mentionné dans la revue numéro 46 des scouts et guides pluralistes de ce mois d’avril 2012 (page 19).

    Le magazine 46 des scouts et guides pluralistes

    Présentation du magazine 46, extraite du site des scouts et guides pluralistes