[Vidéo] Conférence Belfedar, jeu coopératif

Ce 19 octobre 2012, Christelle Lacour a donné une conférence concernant Belfedar, « un jeu favorisant le respect entre les jeunes », au Salon de l’éducation à Namur.

Si vous avez raté cette intervention ou si vous souhaitez la revoir, la vidéo est désormais disponible ci-dessous. Bon visionnage!

Découvrez également le powerpoint distribué et projeté lors de la conférence :

La journée internationale de la paix

Ce 21 septembre, comme chaque année, c’est la journée internationale de la paix. Si nous avons la chance de vivre dans un pays qui n’est pas en guerre, ce n’est toujours pas le cas pour de nombreuses autres régions du globe. Par ailleurs, notre fondateur, le Prix Nobel de la Paix 1958 Dominique Pire disait que « la paix est bien plus que le silence des canons ». C’est la raison pour laquelle il a créé l’Université de Paix, dont le but est de promouvoir la gestion de conflits par le dialogue. Depuis plus de 50 ans, nous œuvrons en ce sens, pour que la paix ne soit pas qu’un terme vague ou un idéal inaccessible, mais un objectif concret sur le terrain. Ceux qui veulent faire la guerre utilisent des armes. Ceux qui préparent la paix ont besoin d’outils également.

Journée internationale de la Paix

Patricia Hubert, responsable du Service jeunesse

L’Université de Paix est une Organisation de jeunesse reconnue par la Communauté française [Désormais Fédération Wallonie-Bruxelles, ndlr]. Nous avons l’occasion de croiser régulièrement Patricia Hubert et ses collègues du Service jeunesse du Ministère de la Communauté française [FWB] lors de projets : subventions, reconnaissances, formations, projet Confejes, etc.

Entretien avec Patricia Hubert, responsable du Service jeunesse de la FWB. Propos recueillis par Christine Cuvelier, initialement publiés en 2011.

Entretien avec Patricia Hubert

Bonjour, Patricia. Nous nous connaissons depuis de nombreuses années. Tu es aujourd’hui responsable du service jeunesse de la Communauté française. Qu’est-ce que cela t’apporte ?

En effet, cela fait maintenant plusieurs années que je travaille au Service de la Jeunesse (SJ). Au fil du temps, j’y ai exercé différentes fonctions. En résumé, j’ai tout d’abord été chargée de la gestion du secteur des centres de jeunes (CJ), ensuite des subventions extraordinaires et des conventions, puis du suivi des travaux du Conseil de la Jeunesse et enfin, depuis 6 ans, de la gestion du secteur des organisations de jeunesse (OJ). C’est ce trajet riche de multiples expériences qui m’amène aujourd’hui à assumer la fonction de responsable du SJ. Cela représente pour moi un défi particulièrement enthousiasmant avec, notamment, de nouvelles tâches à accomplir, une équipe à mobiliser, des projets à définir et à réaliser.

Quelles sont les missions du service jeunesse de la Communauté française ?

Au sein du Service Général de la Jeunesse et de l’Education permanente, le Service de la Jeunesse est chargé de la mise en œuvre de la politique sectorielle de la jeunesse. Le SJ se préoccupe des questions qui concernent les jeunes, organisés ou non. Ses missions principales se centrent sur la promotion et le soutien aux associations (via la reconnaissance, le soutien à des projets spécifiques pour et par les jeunes, le soutien à des actions de formation,…), le dialogue et la concertation avec les instances consultatives, la promotion et l’impulsion d’initiatives spécifiques ainsi que la participation à la définition des axes et priorités en matière de politique internationale de jeunesse.

Quels sont vos prochains défis ?

De nombreux chantiers sont sur la table, ils constituent autant de défis pour le SJ : participation à l’évaluation du décret CJ, du décret OJ et de la circulaire « Soutien aux projets jeunes », revue des politiques de jeunesse, publication sur les pratiques culturelles, réflexion sur l’égalité des chances dans le cadre du décret CJ, refondation de nos propres outils de communication dont le site du service,…

Nous portons également une attention particulière aux projets et thématiques émergentes qui ne répondent pas toujours aux conditions fixées par les cadres réglementaires

Tout récemment, la mise en place d’une Conférence Interministérielle de la Jeunesse (CIM) a été approuvée par le Gouvernement. Les travaux du comité de pilotage chargé de l’élaboration d’un Plan Jeunesse démarreront dès la fin août. Cette décision impulse une nouvelle dynamique en faveur de la jeunesse axée sur davantage de coordination et de transversalité des politiques de jeunesse. Cela augure de nouvelles perspectives pour le SJ qui participera à la conception de nouvelles mesures et à leur mise en œuvre dans les temps à venir.

Que souhaite le service jeunesse pour les Organisations de jeunesse & les Centres et Maison de jeunes ? pour les jeunes ?

En priorité, une plus grande visibilité du travail des associations, la valorisation de leur spécificité, de leur diversité et des enjeux dont elles sont porteuses, le soutien aux initiatives des jeunes et aux dynamiques associatives, la participation individuelle et collective des jeunes, le développement des potentialités de leur expression et de l’exercice d’une citoyenneté critique, responsable, solidaire et active.

Au sein du service, y a-t-il une devise, une ligne de conduite ou de pensée ?

« Le service de la jeunesse… au service des jeunes ». Tel est l’intitulé d’une de nos brochures. Ce titre résume bien nos missions et, plus concrètement, l’attention quotidienne portée aux demandes formulées par les associations et à leur aboutissement.

Selon toi, que peut apporter l’Université de Paix dans le développement de la politique de jeunesse en Communauté française ?

L’Université de Paix est une organisation de jeunesse agréée de longue date par la Communauté française. L’Université de Paix, c’est, entre autres, une expérience de 50 ans dans le domaine de l’interculturalité, continuellement revisitée et actualisée, un professionnalisme avéré de ses encadrants et formateurs, des possibilités de faire des ponts entre le monde de l’éducation formelle où elle est reconnue et celui de l’éducation non formelle. Son expertise en matière d’éducation à la paix est appréciée tant en Communauté française qu’en dehors de « nos frontières ». Ainsi, dans le cadre d’un programme de la Confejes, le SJ a sollicité le concours de l’Université de Paix en vue de la rédaction d’un guide pour la promotion de la culture de la paix, de l’élaboration et de la promotion de modules de formation destinés à des animateurs et des jeunes de l’espace francophone. Entamée depuis quelques années maintenant, cette expérience fructueuse se poursuit à la satisfaction générale des différents partenaires impliqués. D’autres collaborations dans le cadre de programmes de formation, de séminaires ou de groupes de travail par exemple sont envisageables selon les projets et les thématiques que nous développerons dans le futur.

La valorisation des compétences issues de formations d’organisations de jeunesse, du secteur socio-culturel (comme l’Université de Paix, par exemple) s’inscrit dans la stratégie de formation tout au long de la vie.

Quels conseils peux-tu donner pour réaliser un projet de reconnaissance de ces compétences ?

La valorisation et la reconnaissance des compétences acquises dans le cadre de l’éducation non-formelle, la promotion du travail de jeunesse sont des questions importantes, débattues notamment dans les enceintes européennes. Les expériences en matière de formations permettant l’acquisition de compétences utiles à la pratique professionnelle (ou bénévole) -comme le BAGIC- pourraient servir de point de départ à la définition d’une cadre de référence. Par contre, l’évaluation des formations davantage centrées sur l’épanouissement et l’implication du jeune dans un projet de société est a priori plus complexe.

Les finalités données à un tel projet méritent également d’être questionnées. En tout cas, il me semble essentiel, dans ce cadre, de défendre les finalités propres à l’éducation permanente (exercice d’une citoyenneté active et critique, émancipation individuelle et collective, expression culturelle des publics, participation active à la vie démocratique,…) dans lesquelles s’inscrivent les organisations de jeunesse.

Quel est le meilleur compliment que nous puissions te faire ?

Ce sont les nombreuses initiatives qui nous parviennent et qui témoignent de la vitalité des associations de jeunesse mais aussi, je l’espère, de l’intérêt de nos programmes et dispositifs de soutien.

C’est aussi d’être interpellée sur des questions de fond comme vous le faites aujourd’hui.

En quelques mots et en guise de conclusion, le mot de la fin pour toi, ce serait…

En guise de conclusion, je dirais simplement que les chantiers foisonnent, que le travail ne manque pas et que les perspectives sont stimulantes.

Graines de médiateurs II dans « La Filoche »

Graines de médiateurs II dans « La Filoche », la revue de la FFEDD

Graines de Médiateurs II : accompagner les enfants dans l’apprentissage de la gestion positive des conflits

par Sandrine Piron, détachée pédagogique à la FFEDD

Dire ce que je ressens, clarifier ce que je souhaite, prendre soin de la relation, gérer efficacement mes émotions, être créatif dans la recherche de solutions, sont autant de compétences à développer si on veut amener les enfants à devenir plus autonomes dans leur gestion de conflits.

La suite dans « La Filoche », la revue trimestrielle de la FFEDD.

Micheline Mardulyn (2011)

En 2011, la Déléguée Générale de la Fondation Bernheim était Madame Micheline Mardulyn. Elle a accordé un entretien à Christine Cuvelier, initialement paru en 2011 également.

Entretien avec Micheline MARDULYN

Bonjour, Madame Mardulyn. Si nous vous demandons de vous présenter en quelques mots, que diriez-vous ?

Je suis une femme, mère et grand-mère, à la recherche de la pierre que je peux apporter aux miens et aux autres. Les valeurs « républicaines » de liberté d’égalité et de fraternité continuent à être la voie que je souhaite suivre, pour moi et pour les autres.

Pouvez-vous nous présenter brièvement l’histoire de la Fondation Bernheim ?

La Fondation a été créée par Emile Bernheim, entrepreneur belge, (propriétaire au départ d’un grand magasin) à la fin des années 1970. Il a légué par testament tous ses biens à cette Fondation d’utilité publique, qui a de fait démarré en 1998.

Quelles en sont ses valeurs ?

Les valeurs de la Fondation sont des valeurs humanistes et sociétales: son but est d’aider à bâtir une société à la mesure de l’homme, dans laquelle l’individu garde sa part tant au point de vue des avantages qu’il peut retirer de la vie en société que des responsabilités qu’il entend, et qu’il faut l’aider à assumer.

Quelles sont les grandes actions menées par la Fondation Bernheim ?

Toujours en lien avec le testament, la Fondation travaille sur deux grands axes : la promotion de la paix et de la citoyenneté et le développement de l’esprit d’entreprise.

Depuis septembre 2000, la Fondation œuvre à la promotion d’une culture de paix en soutenant les activités d’enseignement, de recherche et de service à la société du Pôle Bernheim Paix & Citoyenneté de l’Université libre de Bruxelles, prolongeant ainsi l’esprit des Journées universitaires pour la Paix qu’avait promues Emile Bernheim durant les années 1970.

Le Pôle Paix s’attache à développer au sein de l’Université Libre de Bruxelles (ULB), et en collaboration avec d’autres universités et institutions scientifiques belges et étrangères, un enseignement et une recherche sur la paix et la citoyenneté dans une optique transdisciplinaire. Parmi les activités de ce pôle notons le développement de chaires de paix dans plusieurs facultés de l’ULB, les nombreux échanges nationaux et internationaux avec d’autres universités, le développement d’une université d’été (également en partenariat avec des universités française, marocaine, libanaise, italienne…) euro-méditerranéenne.

La Fondation s’attache, selon le vœu de son fondateur, à développer l’esprit d’entreprise ; mais pas n’importe quelle entreprise : Bernheim souhaitait une paix sociale durable et la voyait se réaliser au travers, entre autres, « de réformes des structures de l’entreprise », « d’une répartition équitable des profits », « de solidarité plus grande entre les différents secteurs de l’économie ». Il croyait nécessaire « de favoriser chez ceux qui auront à assumer des responsabilités, le sens du bien général ».

Avant l’heure, la Fondation s’est donc attachée à définir la pertinence du concept de responsabilité de l’entreprise vis-à-vis de la société, aboutissant à une « charte »

Les deux thèses principales de la charte sont d’une part que le seul modèle de développement économique qui sera acceptable sera celui du développement durable, intégrant à la finalité de l’entreprise les aspects éthiques et politiques et ceci nécessite une nouvelle culture d’entreprise. D’autre part, que l’entreprise doit jouer un rôle actif dans les transformations du système, faute de quoi aucune réglementation ne sera efficace.

Le point le plus spectaculaire du fonctionnement de ce réseau est l’incorporation de la charte Bernheim dans le « Global Compact » de Kofi Anan.

Que peuvent attendre des porteurs de projets, comme l’Université de Paix, de la Fondation Bernheim ?

La Fondation souhaite développer des partenariats et donc s’intégrer dans les projets qu’elle soutient.

L’Université de Paix a présenté un projet innovant, entrant dans le cadre des objectifs de la Fondation et nous y avons souscrit, en nous impliquant dans son développement.

Tout projet contribuant à l’amélioration du vivre ensemble, dans une société de plus en plus multi culturelle (quelle chance pour nous !), à la rencontre des autres, à de profonds changements systémiques vers plus d’harmonie et d’épanouissement est susceptible de devenir partenaire de la Fondation.

D’autre part, la Fondation souhaite un partenariat plutôt qu’un simple apport de fonds parce qu’elle estime qu’elle a un « know how «  à apporter à ses partenaires et que, en règle générale, les changements se produisent mieux quand on s’y attèle à plusieurs.

Qui décide des projets qui vont obtenir le soutien de la Fondation Bernheim ?

Le conseil d’administration.

Quelles ont été et sont les motivations du Conseil d’administration de la Fondation Bernheim de financer le programme de formation « Médiation par les pairs » de l’Université de Paix, depuis 2007 ?

Cette démarche de travail alternatif sur des enfants, contribuant à une meilleure compréhension mutuelle ainsi qu’à un changement de mentalités dans la résolution de conflit répond très bien aux critères évoqués plus haut.

Quelles sont les ambitions de la Fondation Bernheim pour l’avenir ?

Continuer à s’attacher aux changements où ils sont nécessaires pour l’harmonie de la société, poursuivre ses activités de culture de paix ainsi que celles développant le sens des responsabilités autant individuelles que collective, s’attacher à comprendre et soutenir les projets innovants dans ce sens, œuvre à ce que le travail des fondations devienne une « conscience » pour les pouvoirs publics.

En quelques mots et en guise de conclusion, le mot de la fin pour vous, ce serait…

« L’humanité est une espèce qu’il faut préserver, une histoire qu’il faut connaître, un ensemble d’individus qu’il faut reconnaître, enfin une valeur qu’il faut défendre »

Le Prix européen Evens d’Education à la Paix

Ce 20 septembre 2011, l’Université de Paix a été sélectionnée comme candidate pour le Prix européen Evens d’Education à la Paix.

Julie Duelz* et Christelle Lacour* se sont rendues à Barcelone pour cet événement. Onze autres associations, venant de 10 pays européens, ont été présélectionnées pour leur programme de formation d’enseignants et d’apprentissage de la gestion des conflits aux enfants et aux jeunes.

Les différentes associations ont été invitées à participer à un séminaire d’échanges de pratiques avant la remise du prix. Selon Julie, ces échanges étaient très riches, mettant en lumière des forces et difficultés communes aux différentes institutions, et la ville de Barcelone magnifique et très vivante. Le prix a été remis par la Fondation Evens à la Escola de Cultura de Pau.

Découvrez ici les photos de la cérémonie

> L’Université de Paix est aujourd’hui partenaire de la Fondation Evens, avec qui elle édite le jeu de plateau coopératif Belfedar.

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* Julie Duelz et Christelle Lacour sont formatrices à l’Université de Paix. Julie assure la coordination du programme Graines de médiateurs en écoles primaires. Christelle, conceptrice du jeu Belfedar, est responsable du programme Médiation par les pairs 10 – 18 ans et du Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes.

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