nonviolence

Pourquoi est-on violent (Les Niouzz) ?

Dans son émission du 7 mars 2017, le journal Les Niouzz se demandait comment expliquer le recours à des gestes ou des mots qui blessent. Ils ont demandé à Nathalie Ballade, Formatrice à l’Université de Paix.

« La paix est plus que le silence des canons »

Dominique Pire, Prix Nobel de la Paix 1958

La citation est de notre fondateur, Dominique Pire, Prix Nobel de la Paix 1958.

La paix, ce n’est pas seulement une « lutte contre » la violence. Il n’est pas seulement question de prévenir cette dernière ou encore d’y remédier, mais aussi de créer un véritable climat permettant de mieux vivre ensemble en société, de communiquer et d’échanger de manière plus harmonieuse…

Au quotidien, enfants comme adultes sont confrontés à des désaccords, à des demandes ou à des situations qui déclenchent des émotions, parfois désagréables : comment vivre avec tout en préservant les relations ?

Cela rejoint les propos d’Edgar Morin :

« Il ne peut être que banal d’enseigner que paix vaut mieux que guerre, ce qui est évident dans les temps paisibles. Le problème se pose quand l’esprit de guerre submerge les mentalités. Éduquer à la paix signifie donc lutter pour résister à l’esprit de guerre ».

(Le Monde, 07/02/2016)

L’éducation à la paix se joue aussi – voire surtout – quand les canons sont silencieux, mais qu’ils n’en demeurent pas près de se réveiller… La paix consiste à pouvoir s’entendre, malgré les différences et les divergences. Lutter contre l’esprit de guerre, c’est ne pas se satisfaire de l’absence de violence, c’est créer le climat pour la prévenir et vivre harmonieusement ensemble.

A ce titre, au niveau interpersonnel, nous travaillons au développement de l’empathie et d’une écoute authentique, tant au niveau des adultes que des jeunes (cf. les articles relatifs à l’écoute dans nos ressources, et notamment celui à propos de notre programme de formation à l’écoute pour adolescents).

Un climat relationnel harmonieux se joue également dans les milieux professionnels, au niveau organisationnel. Sur ce site, vous découvrirez par exemple un résumé des travaux 2015-2016 du Conseil académique en gestion de conflits et en éducation à la paix à propos du « management émotionnel ».

Un article plus philosophique questionne également la différence entre nos relations « réelles » et celles que l’on qualifie de « virtuel », à travers les technologies numériques.

L’Université de Paix continue enfin de produire, partager et diffuser des ressources pédagogiques et des contenus et méthodes de formation afin d’outiller chaque personne qui le souhaite à résoudre ses conflits positivement.

[Vidéo] Communiquer pour prévenir la violence

La quinzaine « Rubans blancs » se clôture aujourd’hui. A Namur, elle a été marquée par une série d’actions, tout public, organisées pour informer, sensibiliser et réfléchir sur la thématique des violences. 

Découvrez le reportage Canal C ci-dessous, avec Almudena Vaquerizo Gilsanz, Formatrice à l’Université de Paix.

Pour une école nonviolente et bienveillante

Comme tout lieu de vie collective, l’école est propice à la manifestation de conflits et de faits de violence en tous genres, physiques ou verbaux. Comment donc les désamorcer avant qu’ils ne dégénèrent ? Comment favoriser un climat serein, respectueux et agréable au sein des établissements scolaires ? En développant, par exemple, un mode de relation et une communication basés sur la bienveillance…

DSCN1485

Brigitte Gérard (Entrées Libres) a interviewé Claire Struelens, formatrice à l’Université de Paix.

[…] Pionnière en la matière en Belgique, l’Université de Paix propose diverses formations, ouvertes aux enseignants, dont l’objectif est de découvrir [notamment] le langage de la CNV [Communication NonViolente] et de s’initier à son processus.

« Cette forme de communication permet une compréhension de soi-même et de l’autre avec bienveillance, explique Claire STRUELENS, formatrice à l’Université de Paix. En fait, chacun cherche, par sa manière d’être, par ses comportements, ses paroles, à faire passer un message.

Parfois, ce moyen est violent, on émet des jugements, on interprète… Mais derrière ça, il y a peut-être une personne démunie, qui a besoin d’aide. La CNV nous aide à nous relier à nous-mêmes, à l’écoute de nos ressentis et de nos besoins et nous permet ensuite d’émettre une demande à l’autre » […]

> Lire l’article complet