L’abécédaire des sentiments

OBJECTIF

Enrichir son vocabulaire des sentiments.

MATERIEL

Tableau ou affiches.

DISPOSITION

Les participants sont assis.

DEROULEMENT

  • L’animateur inscrit sur le tableau ou sur les affiches les différentes lettres de l’alphabet, en laissant de l’espace pour écrire entre chacune d’elles.
  • Il demande ensuite aux participants de citer différents sentiments en tâchant d’en trouver au moins un pour chacune des lettres de l’alphabet. Exemples : A comme « amusé », B comme « bouleversé », C comme « chagriné »…
  • L’animateur écrit les réponses à côté des lettres concernées.
  • Il encourage la réflexion suffisamment longtemps pour que plusieurs sentiments soient trouvés pour la plupart des lettres.
  • Au terme de l’activité, les participants prennent note de la liste de vocabulaire constituée.

Pistes de réflexion…

Après cette activité d’enrichissement du vocabulaire, l’animateur peut lancer un débat et amener une prise de conscience : quels sont les termes que les participants utilisent le plus fréquemment ? Sont-ils suffisamment précis ? Quels sont les termes qu’ils ne connaissent pas ? Trouvent-ils intéressant d’enrichir leur vocabulaire des sentiments ? Pourquoi ?

NOTES A L’ANIMATEUR

  • Derrière chaque terme, les participants peuvent exprimer des choses différentes. Exemple : « Je suis dégoûté » peut vouloir dire « Je suis déçu », « Je suis triste » ou « Je suis en colère ».
  • Les mots du langage familier peuvent être acceptés, quitte à noter leur traduction plus conventionnelle entre parenthèses. Exemple : « Ca me saoule » peut vouloir dire « Je suis énervé ».
  • Avant de prendre note de la liste obtenue, l’animateur propose un classement selon 4 émotions de base : joie, peur, tristesse, colère. Les termes qui ne se retrouvent dans aucune de ces émotions peuvent être classés dans une cinquième catégorie. Cette catégorie reprend les sensations (ex. fatigué), les émotions « passe-partout » ou impliquant d’autres spécificité (« dégoûté »…)
  • Après cette répartition, il demande de classer les termes selon leur intensité. Exemple : « inquiet » serait une peur moins intense que « paniqué » ou « terrifié ».

Femmes d’aujourd’hui : les compétences émotionnelles

Le 19 mars 2015, le magazine Femmes d’aujourd’hui a publié un dossier sur le développement des compétences émotionnelles. Dans cet article, la journaliste Christelle Gilquin explique quelques méthodes pour « apprivoiser » ses émotions, les reconnaitre et les exprimer d’une manière qui nous convienne. La formation Développer son intelligence émotionnelle (développer ses compétences émotionnelles) y est également référencée en tant que ressource.

Décoder les émotions, dans Canal et compagnie

Le 3 novembre 2014, Christelle Lacour (Formatrice à l’Université de Paix) était présente sur le plateau de l’émission Canal et compagnie (Canal Zoom et Canal C) pour parler du décodage des émotions. Elle est intervenue en seconde partie d’émission.

Malheureusement, cette vidéo n’est plus hébergée sur le site de Canal C / Canal Zoom. Celle-ci ne nous appartient pas, et donc nous n’avons pas a priori l’autorisation de les héberger nous-mêmes. Nous allons demander aux chaines de télévision s’il n’y a pas de souci à cela ou si elles sous-traitent la gestion de leurs archives. En attendant, il n’est donc malheureusement plus possible de visionner cette vidéo.

 

> Pour (re)voir la vidéo

Que faire avec les émotions ?

Un article rédigé par Christelle Lacour, initialement publié dans le trimestriel de l’Université de Paix, en 2010.

« Il n’y a pas de raison de s’énerver pour ça ! »

Cette phrase, vous l’avez peut-être déjà entendue… L’émotion n’est pas toujours acceptée. « Pense à autre chose ! », « Arrête de te plaindre ! », « Si tu avais fait ce que je t’avais conseillé, tu ne te serais jamais mise dans des états pareils ! », etc. Autant de réactions qui peuvent être difficiles à accueillir, quand je me sens mal.

Or, les théoriciens de l’émotion (tels que Goleman ou Filliozat) vous le diront : l’émotion est utile ! Elle est le signal animal (envoyé à mon corps par des sensations physiques), qui m’indique qu’un de mes besoins est (joie) ou n’est pas (peur, colère, tristesse) satisfait. Tenter de minimiser le ressenti, ou de le nier ne fera que reporter le problème : les sensations persisteront tant que le besoin n’aura pas été satisfait. A terme, mon corps risque de développer une maladie, pour qu’enfin cet appel soit entendu…

Souvent, le langage non verbal dit d’ailleurs davantage sur moi que le message verbal que je transmets : certains auteurs parlent de 80% de l’importance d’une communication accordée au langage du corps, et donc à l’émotion. C’est ainsi que si je dis « Je suis d’accord avec toi » en hochant la tête de gauche à droite, les sourcils froncés, les lèvres vers le bas et les bras croisés, ce n’est pas tellement ce que j’ai verbalisé qui constitue l’essence de mon message, mais bien la manière dont je l’ai dit.

Voir aussi :

Quand la machine à penser s’en mêle…

Le jugement est une émotion exprimée maladroitement. Le problème du jugement, c’est qu’il donne peu d’informations sur les faits qui en sont à l’origine, et sur les émotions suscitées par les faits en question. Ainsi, si je dis « Tu es égoïste » à mon amie, je lui donne moins d’informations que si je lui explique : « Tu ne m’as plus appelée depuis une semaine et je suis déçu ».

Inversement, « Je vois que tu râles ! » constitue un message risqué. Je ne peux ni voir, ni sentir (dans mon corps) ce que l’autre ressent. Je peux penser qu’il râle. Il reste que cette pensée est à vérifier. Si je persiste à croire sans savoir, je risque de créer malentendus et conflits, et mon interlocuteur finira sans doute par vraiment râler de se voir attribuer des émotions qu’il ne ressent pas ! D’ailleurs, quels sont les faits qui me font penser que l’autre râle ? Je pourrais plutôt dire : « Tu as les sourcils froncés et tu te tais depuis au moins 10 minutes. Je suis inquiète … Est-ce que tu râles ? »

L’intérêt de vérifier les émotions de l’autre est d’autant plus grand que nous n’exprimons pas les émotions de la même façon (« Ah, c’est ça, ta tête quand tu es énervé ? »), et nous ne ressentons pas forcément les mêmes émotions dans les mêmes situations (« Toi le retard du train t’énerve, moi ça m’angoisse. J’ai peur d’arriver trop tard au boulot »).

Par ailleurs, la confusion est rapide entre mes pensées et mon ressenti. Des expressions telles que « Je me sens nul ! » ou « Je me sens abandonnée. » sont autant de jugements déguisés en émotions. Chassez le mental, il revient au galop ! La question que je peux alors me poser est : « Comment je me sens quand je pense que je suis nulle / que tu m’abandonnes ? »

Que faire de toutes ces sensations désagréables ?

La plupart des auteurs recensent 4 émotions de base : peur, colère, joie et tristesse. Certains évoquent la surprise et le dégoût comme des émotions distinctes des 4 précédemment citées.

La peur serait liée au besoin de sécurité, la colère au besoin de respect et/ou de justice (changer ce que je peux changer dans mon environnement), la tristesse au besoin d’acceptation (faire un deuil, donc changer ma vision intérieure des choses, si je ne peux pas changer mon environnement), et la joie à tous les besoins qui sont exprimés ou comblés (l’expression suffit parfois).

La chaleur monte, mon estomac est noué, mon rythme cardiaque s’accélère… Si je décode efficacement mon émotion, je pourrai mettre un mot dessus : « Euh, je suis fâché ! » Fâché pour quoi ? Qu’est-ce que je peux faire concrètement pour apaiser cette émotion ? En parler ? La faire sortir en hurlant ? Me relaxer pour la canaliser ? Trouver un moyen d’obtenir satisfaction de mon besoin ? Toutes ces solutions sont pertinentes, selon le contexte, le temps et l’énergie que je souhaite mettre dans la gestion de mon émotion. Ce qui est certain, c’est que, comme nous l’avons expliqué plus haut, contrairement à l’idée reçue, une émotion n’est ni « négative » ni « positive ». Elle peut être agréable ou désagréable au niveau des sensations, et dans tous les cas il est précieux de l’accepter, de l’exprimer et de la reconnaître… à un moment ou à un autre.

A moi de choisir le moment qui convient le mieux. Le repli est une stratégie intéressante si je risque d’exprimer mon émotion d’une manière qui sera dommageable pour la relation. L’idée est de partir pour mieux revenir. Dans ce laps de temps, je peux clarifier mon émotion, comprendre ce qui m’a mis dans cet état, chercher des moyens de satisfaire les besoins qui n’ont pas été rencontrés, etc. Je peux aussi en profiter pour gérer corporellement les sensations qui me traversent : hurler dans le fond du jardin, écrire tout ce qui me vient en tête et chiffonner, déchirer, brûler mon écrit, effectuer un exercice de relaxation, taper dans des coussins,… tout ce qui me fait du bien et m’aide à sortir cette énergie qui ne demande qu’à s’exprimer. Je reviendrai dans une autre énergie vers l’autre, et j’augmenterai mes chances de gérer positivement le conflit qui nous oppose.

Ouf ! Pas facile de savoir comment réagir aux émotions de l’autre !

D’abord, je vérifie que je suis disponible pour écouter l’autre dans ce qu’il vit. Si je ne suis pas disponible, je peux fixer un autre moment d’écoute. Si la demande de l’autre est insistante et qu’il n’entend pas mes limites, je peux me désynchroniser. Je vais alors adopter une gestuelle opposée à celle de mon interlocuteur : s’il me regarde, je détourne le regard, s’il se rapproche, je m’éloigne, s’il ouvre les bras, je les ferme, s’il est assis, je reste debout,… jusqu’à ce qu’il cesse de me raconter ses difficultés.

A l’inverse, si je suis disponible, je peux inviter mon vis-à-vis à parler, tout en l’encourageant à exprimer ses émotions : « Tu as le droit de pleurer ! ». Une gestuelle ouverte, apaisante, empathique favorisera l’accueil de son vécu. Je peux adopter le même type de gestes que lui (donc me synchroniser), m’asseoir à côté ou face à lui, le regarder, hocher de la tête, …

Ce qui est important, c’est de prendre le temps de reconnaître l’émotion, plutôt que de la condamner (« C’est bête de stresser pour ça ! »), d’y trouver tout de suite une solution (« A ta place, je ferais ça, ça ira mieux, tu verras… ») ou de faire diversion (« Allez, ça va aller, change-toi les idées. Tiens, j’ai une blague pour toi… »). Selon mes objectifs et ma disponibilité, je peux : écouter mon interlocuteur en silence, reformuler son message (« Donc si je comprends bien… »), émettre une hypothèse sur son émotion (« …Et tu es découragé ? »), etc. Dans tous les cas, je peux à la fois écouter, entendre, accueillir ce que l’autre ressent, et en même temps ne pas être d’accord et dire « non » à ce qu’il me demande.

Ecoute Active dans Non-Violence Actualité

Le N° 319 de Non-Violence Actualité consacre un dossier à l’écoute, intitulé « Cultiver l’art de l’Écoute ». Christelle Lacour, formatrice à l’Université de Paix et conceptrice du jeu Belfedar, y donne en double-page des outils pour écouter les émotions, dans un article intitulé « Écouter, pour quoi faire?« 

« Eh, ça sert à rien de s’énerver pour ça ! » Cette phrase, vous l’avez peut-être déjà entendue… L’émotion n’est pas toujours acceptée, dans notre monde moderne. « Pense à autre chose ! », « Arrête de te plaindre ! », « Si tu avais fait ce que je t’avais conseillé, tu ne te serais jamais mise dans des états pareils ! »… Autant de réactions difficiles à accueillir, quand je me sens mal.

Thomas Gordon appelle cela les messages risqués : ils sont acceptables la plupart du temps, sauf quand j’ai besoin d’écoute.

Les théoriciens de l’émotion (tels que Goleman ou Filliozat) vous le diront : l’émotion est utile ! Elle est le signal animal qui m’indique qu’un de mes besoins est (joie) ou n’est pas (peur, colère, tristesse) satisfait. Tenter de minimiser le ressenti, ou de le nier ne fera que reporter le problème : les sensations persisteront tant que le besoin n’aura pas été au moins reconnu, et mon corps risque à terme de développer une maladie, pour qu’enfin cet appel soit entendu…

C’est là qu’un puissant outil de gestion des émotions et de prévention des conflits intervient : l’écoute. Quels sont les avantages et les limites de l’écoute ? Comment repérer les conditions et nécessités d’une écoute réelle ? La première chose à faire est de vérifier si je suis disponible pour écouter l’autre dans ce qu’il vit. Si je ne suis pas disponible, je peux fixer avec lui un autre moment d’écoute ou lui proposer de faire appel à une autre personne ou un autre moyen (par écrit par exemple) pour exprimer ce qu’il a à dire.

A l’inverse, si je suis disponible, je peux inviter mon vis-à-vis à parler, tout en l’encourageant à exprimer ses émotions : « Tu as le droit de pleurer ! ». Une gestuelle ouverte, apaisante, empathique favorisera l’accueil de son vécu. Je peux adopter le même type de gestes que lui (donc me synchroniser), m’asseoir à côté ou face à lui, le regarder, hocher de la tête,…

Ce qui est important, c’est de prendre le temps de reconnaître l’émotion, plutôt que de la condamner (« C’est bête de stresser pour ça ! »), d’y trouver tout de suite une solution (« A ta place, je ferais ça, ça ira mieux, tu verras … ») ou de faire diversion (« Allez, ça va aller, change-toi les idées. Tiens, j’ai une blague pour toi … »). Selon mes objectifs et ma disponibilité, je peux : écouter mon interlocuteur en silence, reformuler son message (« Donc si je comprends bien,… »), émettre une hypothèse sur son émotion (« … Et tu es découragé ? »), etc.

Plus précisément, selon Thomas Gordon, l’écoute active consiste en : une reformulation du contenu verbal avec mes propres mots (l’essence du message) ; une hypothèse sur l’émotion (décodage du non verbal), sous forme interrogative ; une correction ou une confirmation par l’autre. Ainsi, si l’autre me dit « A quoi bon essayer de changer les choses ici : ça ne sert à rien !! », je peux répondre en écoute active : « Tu es découragé de ne pas pouvoir changer les choses ? C’est ça ? » ou « Tu as l’impression que rien ne change et ça t’énerve ? », selon le décodage que je fais de son émotion.

Une autre forme d’écoute a été développée par Marshall Rosenberg, créateur de la Communication NonViolente : l’écoute empathique. En plus d’une reformulation du contenu verbal (sous forme de faits) et du sentiment, il s’agira d’émettre une hypothèse sur le besoin de la personne. Dans l’exemple ci-dessus, je pourrais ajouter « … tu aurais besoin de reconnaissance par rapport à ce que tu fais pour changer les choses ? ». Je peux d’ailleurs aller jusqu’à proposer une solution en lien avec le besoin.

Les avantages de l’écoute sont nombreux. Elle permet de : réduire les pertes d’information au décodage ; installer la confiance en évitant le jugement ; communiquer sur l’affectif et le vécu émotionnel (j’autorise l’autre à ressentir ce qu’il ressent) ; aider l’autre à y voir plus clair et à trouver lui-même des solutions ; diminuer la tension émotionnelle de l’autre en montrant que j’accueille son vécu.

Par contre, mieux vaut ne pas utiliser l’écoute si : je veux manipuler l’autre (je déforme alors son message pour lui faire dire ce que je veux) ; je joue les perroquets, en répétant mot pour mot ce que l’autre dit (l’idéal étant d’utiliser mes propres mots pour vérifier que j’ai bien compris) ; je n’ai pas confiance dans les ressources de l’autre pour trouver des solutions lui-même ; ou le moment n’est pas opportun (manque de temps, difficultés émotionnelles, bruit, indisponibilité…).

Imaginons à présent quelques cas de figure qui pourraient poser problème.

Première situation : la demande de l’autre est insistante et il n’entend pas mes limites (« Je ne suis pas disponible ! »). Je peux alors me désynchroniser. J’adopte une gestuelle opposée à celle de mon interlocuteur : s’il me regarde, je détourne le regard, s’il se rapproche, je m’éloigne, s’il ouvre les bras, je les ferme, s’il est assis, je reste debout… jusqu’à ce qu’il cesse de me raconter ses difficultés. C’est ce qui fait la différence d’ailleurs entre ceux à qui le passant Lambda fiche la paix et ceux qui se coltinent toujours les personnes qui ont besoin de parler dans la rue, les files d’attente, les transports en commun, etc. Les premiers se désynchronisent, se cachant derrière un journal, détournant le regard, ne répondant pas à un sourire. Dès qu’ils entendent le fameux « Quel sale temps aujourd’hui ! », les seconds au contraire sourient, regardent dans les yeux, montrent des signes d’écoute. Ce n’est pas par hasard que les personnes ayant besoin d’écoute vont s’asseoir à côté ou en face des seconds… De l’art de mettre ses limites…

Autre exemple : si l’interlocuteur me noie dans un flot de paroles ou qu’il passe du coq à l’âne, la reformulation peut me permettre de synthétiser l’essentiel et/ou de revenir au sujet principal. Il peut m’arriver aussi de ne pas savoir quoi répondre à l’autre. Dans ce cas, je peux pratiquer l’écoute passive en montrant une gestuelle empathique, tout en restant silencieux afin de laisser toute la place à la parole de l’autre. Cela me permet également de gagner du temps et de chercher une réponse adéquate. Dernière situation : que faire si l’interlocuteur n’a pas envie de parler ? L’idéal est de respecter son choix (plutôt que de jouer les sauveurs insistants ou les curieux insatiables) : le laisser seul, en indiquant que je reste disponible au cas où il changerait d’avis.

Dans tous les cas, je peux à la fois écouter, entendre, accueillir ce que l’autre ressent, et en même temps ne pas être d’accord et dire « non » à ce qu’il me demande. A bon entendeur…

> Lire l’article en intégralité dans NonViolence Actualité (pdf)

> Découvrir les autres articles du n°319 de Non-Violence Actualité via leur site officiel.

Au sommaire du numéro :

« À l’image de nos sociétés technologiques, se développent dans le couple, la famille, l’école, l’entreprise… des relations binaires, comme s’il s’agissait de déterminer à chaque instant qui a raison et qui a tort, qui commande et qui obéit, qui enseigne et qui doit savoir… Écouter le point de vue de l’autre est, sans aucun doute, une marque d’ouverture, le signe d’une compétence personnelle et sociale. Cela n’a rien d’un signe de faiblesse. Car l’écoute – la vraie -, celle qui permet à chacun d’exprimer ses sentiments et ses besoins – permet d’améliorer les situations et de construire plus facilement des solutions aux conflits.

L’écoute est à la fois une technique, une attitude et un art, un art de vivre avec soi et avec les autres… Elle suppose d’être à la fois présent à soi-même et présent à l’autre, disponible, neutre et bienveillant, sans juger. Cela s’acquiert par l’apprentissage. L’écoute est centrale dans des pratiques comme la médiation ou la relation d’aide. En éducation, elle renforce l’estime de soi de l’enfant. Elle peut aussi se vivre au quotidien lorsque nous « prêtons une oreille » attentive aux personnes de notre entourage. Il est reconnu que les bons écoutants « s’entendent » mieux avec les autres, vivent peut-être moins de conflits et sont, en tous cas,  plus à même de gérer ceux qui se présentent ».

Conférences 2012-2013

> Inscriptions

> Plus d’infos : Conférences 2012-2013 de l’Université de Paix (PDF)

L’Université de Paix propose un cycle de conférences à raison d’un mardi par mois, à 19h30. Cliquez ci-dessous sur le nom d’une conférence pour en dérouler son contenu. Si vous désirez découvrir le profil et l’expérience de chacun des intervenants, vous pouvez consulter notre page « formateurs ».

16/10/2012 - Café Philo (*) : La violence peut-elle avoir raison ? (réf. 3254)

Par Brice Droumart, le mardi 16 octobre 2011 à l’Université de Paix.

En partenariat avec le CAL du Brabant-Wallon

Violence et raison semblent s’exclure l’une l’autre. Il faudra donc nous prononcer sur cette exclusion : est-elle indépassable ou ne s’agit-il que d’une contradiction apparente ? On entend des justifications du recours à la violence : la violence serait un mal nécessaire en vue d’instaurer un ordre plus humain. Est-il donc légitime, nécessaire et/ou inévitable de recourir à la violence pour lutter contre les violences existantes ? La contradiction est-elle indépassable ? Comment combattre la violence, si elle est proprement illégitime mais aussi
sans rapport avec la raison et donc échappant aux prises de la raison ? L’atteinte à l’homme comme sujet ou la destruction partielle ou totale de l’homme vu comme objet peuvent-elle être justes et justifiées par la raison ? Est-il possible de trouver des raisons qui légitiment le recours à la violence ?

Prix d’entrée : 5 euros
Prix étudiant, chômeur : 3 euros

13/11/2012 - Construire une école citoyenne (réf. 3258)

Par Jean-Luc Tilmant, le mardi 13 novembre 2012 à l’Université de Paix.

Article 27Depuis des dizaines d’années, notre société bascule lentement vers un fonctionnement de plus en plus individualiste entraînant dans son sillage de nombreux acteurs de l’école qui revendiquent leurs droits en laissant les devoirs et les responsabilités aux autres.
Cette conférence voudrait apporter un regard neuf sur le fonctionnement archaïque et pyramidal de l’école en jetant les bases de la construction d’une nouvelle institution qui centre son fonctionnement sur les bénéficiaires. L’école citoyenne constitue une des alternatives du changement en créant, dans la négociation et la communication, les lois et les règles avec tous les acteurs de l’école. Et si l’école devenait un forum où se mêlent plaisir, responsabilité et apprentissages ?

Prix d’entrée : 10 euros
Prix étudiant, chômeur : 7 euros

11/12/2012 - La science et les méthodes utilisées dans la série « Lie to me » expliquées (réf. 3266)

Une introduction à la lecture et la compréhension des émotions, de la vérité et du mensonge, par Arnaud Blavier, le mardi 11 décembre 2012 à l’Université de Paix.

Cette conférence, approuvée par Paul Ekman, a pour but de :

  • Clarifier et/ou démystifier certaines croyances concernant la détection du mensonge.
  • Tester l’habilité des personnes à voir les micro-expressions sur le visage et aborder leurs rôles par rapport aux émotions.
  • Introduire le modèle psychologique derrière les mensonges.
  • Établir la contribution que peuvent avoir ces compétences de lecture et d’interprétation dans le cadre du travail (et de la vie privée aussi).

La conférence est organisée de manière vivante grâce à de nombreuses interactions et tests.

Prix d’entrée : 15 euros
Prix étudiant, chômeur : 12 euros

22/01/2013 - Café Philo (*) : S’engager pour qui, pour quoi ? (réf. 3302)

Par Brice Droumart, le mardi 22 janvier 2013 à l’Université de Paix.

En partenariat avec le CAL du Brabant-Wallon

Si comme le dit Sartre « l’existence précède l’essence » alors il nous faut agir. Mais cela implique le risque de l’erreur ou de la mauvaise action. Comment réguler ses actes pour allier vie bonne pour soi et pour les autres ? Si l’action est le moteur de nombres de philosophies, quelles en sont les pistes de réflexion et que nous offrent-elles à penser ? La morale kantienne, avec son « impératif catégorique », reste encore aujourd’hui le système de valeurs dominant en Europe. Comment l’expliquer ? Pourquoi s’engage-t-on ? Certains s’engagent en politique, d’autres ont des projets humanitaires,… Dans quel but ? Qu’est-ce qui peut amener un individu à se mettre au service des autres ou d’une cause ? D’où nous vient cette culture de l’agir et qu’implique-t-elle ? Et si l’action implique la liberté, serions-nous, comme le pensait Sartre, condamnés à être libre ? Plus loin, tous les moyens sont-ils acceptables pour défendre ses engagements ? Quel recours à la violence et comment le justifier?

Prix d’entrée : 5 euros
Prix étudiant, chômeur : 3 euros

26/02/2013 - Diriger selon le mode sociocratique de gouvernance (réf. 3309)

Par Jean-Luc Gilson, le mardi 26 février 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Développer un nouveau leadership : partager le pouvoir sans le perdre. Les recherches des cinquante dernières années ont démontré que la collaboration active des partenaires à un projet est justement le principal facteur de sa réussite.
L’étude des systèmes auto-organisés a permis de cerner les fonctions d’un chef compétent pour susciter cette collaboration. Il établit une structure de communication qui donne un poids équivalent à tous les collaborateurs dans le processus de prise de décisions. De cette façon il partage le pouvoir sans le perdre.
La formalisation de ce mode de gouvernance est maintenant connue sous le nom de Sociocratie (le pouvoir du « socios », de l’intelligence collective). Son implantation met non seulement un terme aux conflits traditionnels inutiles entre les gestionnaires et les travailleurs, il crée des espaces de liberté et de responsabilisation qui mettent en valeur la vraie richesse des organisations : le capital humain.

Prix d’entrée : 10 euros
Prix étudiant, chômeur : 7 euros

26/03/2013 - Médiation et créativité (réf. 3316)

Par Silvia Casanovas Danès, le mardi 26 mars 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Silvia Casanovas nous propose de « revisiter » la médiation sous l’angle de la créativité.
Elle nous fera visiter virtuellement sa Galeria de Mediacio, un espace de création et de diffusion d’outils pour la résolution de conflits. Un endroit où l’on joue avec les idées, les métaphores, les objets, les images, les symboles,…
Un lieu de créativité où l’on développe de nouvelles manières de faire et de dire…

Prix d’entrée : 7 euros
Prix étudiant, chômeur : 5 euros

24/04/2013 - L’estime de soi, cadeau qui donne des ailes à la vie (entrée libre, à Arlon)

Par Bénédicte de Gruben (Université de Paix au Luxembourg), dans le cadre de la réunion de la régionale luxembourgeoise de l’UFAPEC, en collaboration avec les associations de parents des écoles fondamentales de l’INDA et Saint-Bernard à Arlon (Infos sur le site de l’UFAPEC).

Appréhender le concept de l’estime de soi et ses 4 composantes : sécurité, identité, appartenance, réussite. Montrer les attitudes qui favorisent le développement de l’estime de soi.

Où : Salle polyvalente INDA, 21 rue Netzer à 6700 Arlon.

Organisation : AP des écoles fondamentales St Bernard et de l’INDA (voir l’affiche en pdf).

Paf : entrée libre, bienvenue à tous.

30/04/2013 - La discipline, un jeu d'enfants! (réf. 3320)

Par Brigitte Racine (Canada), le mardi 30 avril 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Venez découvrir la MÉTHODE ÉDUCOEUR et pratiquer une discipline positive auprès d’enfants et d’adolescents grâce à des moyens simples, efficaces et éprouvés par des milliers de parents et d’éducateurs.

  • En avez-vous assez de répéter, menacer ou élever la voix sans obtenir de collaboration ?
  • L’avenir de vos enfants est-il une préoccupation ?

Quels sont les moyens afin d’arriver à…

  • Obtenir leur collaboration…
  • Leur apprendre à réparer les torts au lieu de punir…
  • Les accompagner à devenir autonomes et responsables…
  • Instaurer une discipline qui favorise le développement de l’estime de soi : le plus grand facteur de protection contre les conduites à risque à l’adolescence (abandon scolaire, abus de drogues, suicide,…)

Prix d’entrée : 10 euros
Prix étudiant, chômeur : 7 euros

28/05/2013 - Le harcèlement à l’école : comprendre, identifier, agir (réf. 3324)

Par Alexandre Castanheira, le mardi 28 mai 2013 à l’Université de Paix.

Article 27Intimidation, (cyber)harcèlement, bouc émissaire, souffre-douleur, brimades, moqueries, rejet social, … les mots ne manquent pas pour désigner les diverses formes de violences à l’école. Pourtant en ce qui concerne le harcèlement, le phénomène est souvent sous-estimé, voire ignoré ou passé sous silence, alors que ses conséquences psychologiques, sociales et scolaires peuvent s’avérer graves.

Aujourd’hui de nombreuses enquêtes à travers le monde affichent pourtant un pourcentage de victimes de harcèlement à l’école allant de 6 à 15% des enfants et des adolescents. Que faire ? Comment appréhender ce phénomène ? Comment l’identifier ? Comment agir ? Comment le prévenir ?

En se basant sur diverses initiatives et les dernières enquêtes en la matière, cette conférence vous permettra d’approcher le harcèlement en milieu scolaire sous 4 angles : comprendre, identifier, prévenir et intervenir.

Prix d’entrée : 7 euros
Prix étudiant, chômeur : 5 euros

(*) Nouveau : en 2012-2013, découvrez deux Cafés Philo, en partenariat avec le CAL du Brabant-Wallon.

Les « Cafés philo » offrent un lieu de rencontre entre des personnes qui souhaitent échanger sans tabous et dans une ambiance décontractée, autour d’un verre. Loin du tumulte du débat, le « café philo » est avant tout un espace démocratique organisé au sein duquel il n’est pas question de convaincre mais de chercher ensemble. Il amène, par le questionnement de chacun, à faire progresser le raisonnement et le questionnement de tous. Se questionner ensemble impose évidemment quelques règles, une éthique communicationnelle. Il faut, en effet, être prêt à accepter que l’autre puisse avoir raison. Il s’agit, dans le respect et l’écoute, de mettre en doute, mais pas de protester, de couper la parole ou d’attaquer la personne sur ses convictions. Il s’agit bien de partager et d’apprendre.

Le prix des conférences est de 5 à 15€ (3 à 12 € pour les étudiants ou chômeurs) en fonction des honoraires des intervenants extérieurs. Certaines de nos conférences sont accessibles aux conditions Article27. Les prix exacts figurent dans le pdf détaillé des conférences, ci-dessous.

> Plus d’infos : Conférences 2012-2013 de l’Université de Paix (PDF)

> Inscriptions

Accompagner les enfants dans la gestion de leurs émotions

Anciennement « J’ai 4 couleurs dans le coeur »

> Inscriptions

Lucie pleure à la moindre contrariété. Lucas frappe quand il est en colère. Quand il est content, Thomas crie. Manon se cache quand elle a peur. Comment, nous adultes, pouvons-nous accueillir ces émotions et aider l’enfant à les apprivoiser et à les gérer ?

Objectifs

  • Reconnaître les différentes émotions pour aider les enfants à les nommer
  • Trouver des moyens concrets et ludiques pour faciliter l’expression non-violente des émotions chez les enfants
  • Pratiquer un outil pour accueillir les émotions de l’enfant : l’écoute active

Contenu

Diverses activités ludiques développant la capacité des enfants et des adultes à identifier la joie, la colère, la tristesse et la peur seront expérimentées. Les notions d’émotion, de sentiment et de sensation seront travaillées.

Les participants découvriront quelques freins à l’expression des émotions par une approche des blocages émotionnels les plus courants. Ensuite, ils pourront pratiquer l’écoute active comme outil pour accueillir les émotions et expérimenter plusieurs activités pour les gérer de manière non violente (activités corporelles, verbales, symboliques et mentales).

Référents théoriques (e.a.) : Daniel Goleman, Isabelle Filliozat, Sylvie Bourcier, Thomas Gordon, Claude Steiner.

Méthodologie

  • Activités ludiques
  • Échanges entre participants
  • Synthèse théorique sur les sentiments et émotions
  • Pratique d’écoute active
Personnes concernées : Toute personne en contact avec des enfants de 0 à 12 ans : parents, grand-parents, enseignants, éducateurs, puéricultrices…

Groupe : de 12 à 18 personnes

Durée : 2 journées de 9h30 à 16h30 (12 heures)

Dates au choix :

  • Les lundi 3 & mardi 4 juin 2019, avec Nathalie Defossé & Julie Duelz – Réf. 1952
  • Les 9 et 10 septembre 2019, avec Nathalie Defossé & Frédéric Duponcheel – Réf. : 1980
  • Mercredis 25 septembre et 2 octobre 2019, avec Frédéric Duponcheel et Evelyne Somville, Référence : 1985

Lieu : Université de Paix

Prix, syllabus compris :

  • 170 euros
  • 150 euros (Membre adhérent UP, UBMP, COJ)
  • 90 euros (Jeunes de moins de 26 ans)
  • 240 euros (Organisation)

Toute personne ayant un contrat PTP (programme de transition professionnelle) via le Forem peut suivre gratuitement cette formation.

Inscriptions via le Forem – 0800 93 947

Plus d’infos sur le contrat PTP et qui peut en bénéficier : cliquez ici

 

Aussi dans le catalogue FORMAPEF : formations 1861, 1867, 1952 et 1980 et 1985 gratuites pour les travailleurs salariés des associations qui relèvent des commissions paritaires reprises par l’APEF (cf. conditions préférentielles).

Pour ces sessions et dans ces conditions uniquement, inscription : www.apefasbl.org

Formation gratuite pour les professionnels de l’accueil de la petite enfance (0-3 ans) et de l’enfance dans le cadre du décret ATL (3-12 ans) – inscription et brochure via l’Office de la Naissance et de l’Enfance – 02 542 13 90.

Pour bénéficier des conditions de l’ONE, il convient de passer par les formulaires d’inscription fournis par cet organisme. Privilégiez le bulletin d’inscription en version PDF téléchargeable, à compléter et renvoyer à l’Université de Paix. Notez bien que l’envoi du formulaire n’équivaut pas à une confirmation d’inscription. Les inscriptions sont reçues dans la limite des places disponibles. En ces de surnombre, une liste d’attente est établie.

> Inscriptions