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10 idées reçues sur la formation professionnelle

Topformation.fr est un site entièrement dédié à la formation professionnelle et continue permettant de comparer des milliers de formations en France. Ils ont récemment publié une infographie sur le Top 10 des idées reçues sur la formation professionnelle. Découvrez-là ci-dessous !

Le témoignage d’Anne-Laurence

Anne-Laurence a suivi le Certificat en gestion positive des conflits avec les jeunes (désormais Brevet en gestion de conflits avec les jeunes). Elle nous offre aujourd’hui son témoignage.

Qu’est-ce qui vous a plu particulièrement dans ce programme ?

La pédagogie par une alternance entre les exercices, l’analyse de la situation par les participants, ainsi que la théorie expliquée après par les formateurs.

Que retirez-vous de cette expérience, d’un point de vue tout à fait personnel ?

Que du bonheur! Une prise de conscience de ma façon de fonctionner, un pouvoir d’analyse sur la situation et des pistes à suivre, des solutions surtout qui m’apportent, que j’apporte à mon petit garçon et à mes proches, à mes collègues, ….

Utilisez-vous vous-même l’un ou l’autre outil de médiation proposé dans votre quotidien ?

Je n’arrête pas! C’est extra! J’ai encore des choses à apprendre et à la fois je m’approprie de plus en plus les outils. Je passe par différentes techniques apprises comme exprimer ses besoins, parler des faits, se connaître et connaître les autres, analyser des situations en situation de stress ou de coopération,… J’adore, je suis passionnée de voir les enfants prendre conscience de leurs réactions et après de changer de comportement.

Voyez-vous une différence de comportements, des changements, chez vous, ou chez les enfants dont vous vous occupez ?

Lors de stages de 3 à 5 jours avec des enfants de 5 à 8 ans, je prends le matin une heure pour faire des exercices de connaissance de soi, des autres, de coopération ou de prévention à la gestion des conflits chaque jour. Les enfants sont souriants, calmes, les mots et les gestes « qui font mal » sont moins présents et ils sont accueillis au conseil au début ou fin de journée.

Le témoignage de Marie-Noëlle

Marie Noëlle Heymans : « Une véritable intimité se crée dans ce groupe et m’a permis de tester des attitudes que je n’aurais pas osées ailleurs »

« Les progrès se font parfois lents mais les habitudes de changement sont enclenchées… »

Madame Marie Noëlle Heymans, vous avez suivi le Certificat en gestion de conflits interpersonnels,

Julien [J.] : Qu’est-ce qui vous a plu particulièrement dans ce programme ?

Marie Noëlle Heymans [M. H.] : L’intérêt d’un tel programme est le travail « au long court », si je puis dire. Le travail se fait de mois en mois par petites touches. Et en fin de compte, lors du bilan, j’ai observé chez moi un véritable changement en profondeur.

Je nommerai trois ingrédients qui ont fait que « la sauce a pris » :

1- le groupe : tout est mis en place pour que le groupe se prenne en charge, se responsabilise. Une véritable intimité se crée dans ce groupe et m’a permis de tester des attitudes que je n’aurais pas osées ailleurs. Le changement se teste en séance pour ensuite être davantage utilisé dans le quotidien entre les séances.

2- le coordinateur de la formation : à chaque séance, l’université de Paix invite un intervenant différent, particulièrement expérimenté dans le domaine concerné. Pour que cette formation ait une cohérence malgré la succession des intervenants, un coordinateur participe à toutes les séances et a pour mission de nous encourager à faire les liens entre les différents thèmes, il accompagne les trajectoires de chacun. Il s’agit là d’un rôle discret mais tout à fait important.

3- La progression des thématiques : Ces thématiques visaient tout autant à nous donner de nouvelles lunettes pour décoder nos interactions quotidiennes mais aussi pour nous outiller dans notre communication. En d’autres mots, elles m’ont permis d’être un peu plus lucide sur moi-même et plus outillée dans la relation aux autres.

J. : Que retirez-vous de cette expérience, d’un point de vue tout à fait personnel ?

M. H. : Le message que je retiens le plus, le plus marqué en moi, je l’ai entendu à la première journée du premier week-end : « Le conflit n’est qu’un désaccord. Il est pris dans un maillage fait d’émotions que chacun gère plus ou moins bien, d’enjeux, de contexte, de place des uns et des autres, d’une dimension temporelle, … En lui-même, le conflit, ce n’est pas grave ! »

Formidable découverte !

Ce jour-là, le conflit a cessé d’être un gros méchant monstre que je dois éviter à tout prix. Cela a profondément modifié mon rapport aux autres.

J. : Utilisez-vous vous-même l’un ou l’autre outil de médiation proposé dans votre quotidien ?

Oui, très certainement au quotidien. Mon homme me dit régulièrement qu’il a été le premier bénéficiaire de la formation !

Les progrès se font parfois lents mais les habitudes de changement sont enclenchées…

Haim Ginott[1], un pédopsychiatre qui a mis au point des programmes de communication respectueuse dans les familles a écrit que cette approche peut se comparer à l’apprentissage d’une nouvelle langue, comme l’allemand ou le chinois. Et de plus, tout en apprenant ce nouveau langage, il fallait désapprendre l’ancien discours, issu d’une vie entière. Il serait assez normal que nous la parlions avec un certain accent; l’objectif étant que les générations qui nous suivent puissent l’intégrer comme une langue maternelle ! Beau programme, non ?

J. : Auriez-vous une anecdote, un petit récit ou autre à nous partager par rapport à votre expérience ?

M. H. : J’ai compris que ce que je découvrais en formation « percolait » dans l’éducation de mes enfants le jour où mon fiston âgé de 8 ans à ce moment-là m’a rapporté une discussion qu’il a eue avec son institutrice.

Assez turbulent, il était régulièrement accusé d’avoir donné des coups ou de participer à une bagarre. L’institutrice l’accusait parfois à tort, ce qui le mettait en rage. Un jour, alors qu’elle l’interpelle et qu’elle lui demande ce qu’il a fait à « x », il lui répond : « Je ne suis pas d’accord avec vous, je suis triste et fâché d’être accusé alors que vous n’avez pas vu ce qu’il se passe. Gérons ce désaccord ! »  Mon fiston a été très content de me dire l’étonnement de son institutrice si peu habituée à un tel langage de sa part et surtout de son exploit à freiner l’explosion liée à la colère et à la dire avec des mots. En rigolant, il me dit : « Tu l’as expliqué à Papa, hier pendant le souper ! »
Notre famille est en apprentissage de cette seconde langue et je sais que cela prendra du temps pour tout le monde !


[1] Faber A & Mazlish E. (2001) « Parents épanouis, enfants épanouis, cultivez le bonheur dans votre famille », éd. Relations plus inc.

Le témoignage de Christiane, au Luxembourg

Christiane Wagner-Bach a participé au Certificat en prévention et gestion de conflits dans les groupes de jeunes au Luxembourg (SCRIPT-IFC). Elle nous livre aujourd’hui son ressenti par rapport à son expérience.

« Voici quelques unes de mes réflexions au terme d’un peu plus de la moitié du certificat :

A la fin du 6ième module,  je comprends, peu à peu, comment les différents modules sont reliés entre eux. Jusqu’ici, j’avais eu des difficultés pour trouver ce « fil rouge ». C’est surtout le répertoire des 4 attitudes éducatives qui m’a  démontré à quel point les différents modules se complètent. Il me reste à utiliser, de façon adéquate, les nombreuses idées que j’ai rencontrées. Je me réjouis de les incorporer dans mon travail et dans la relation à l’autre.

Je prends, par exemple, le module sur l’estime de soi qui m’a montré que le développement de l’estime de soi chez nous-mêmes et surtout chez nos élèves est souvent négligé ou oublié. Je pense qu’il est très important d’y faire plus attention et d’éviter des attitudes éducatives qui nuisent à l’estime de soi des enfants.

Pour conclure en toute transparence, j’ai envie d’ajouter : certains modules m’ont plus intéressée que d’autres, certains furent même très intenses. Je vais encore relire mes syllabi pour intégrer l’ensemble. Mais déjà, et j’en suis satisfaite : les outils vus me permettent de mieux comprendre les conflits dans un groupe et m’aident à intervenir de façon adéquate et consciente. Jusqu’ici, j’ai beaucoup appris sur les autres membres du certificat et sur moi-même ».